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« Je me suis écroulée pendant deux ans » : Chantal Ladesou se livre sur la mort de son fils à 21 ans

Publié par Hannah le 29 Sep 2026 à 11:20

Il y a des drames dont on ne se remet jamais vraiment. Chantal Ladesou en fait partie, elle qui a perdu son fils aîné Alix il y a trente ans, dans un accident, alors qu’il n’avait que 21 ans.

« Je me suis écroulée pendant deux ans » : Chantal Ladesou se livre sur la mort de son fils à 21 ans

Invitée du portrait d’Audrey Crespo-Mara dans Sept à Huit sur TF1, l’actrice de 78 ans s’est livrée comme rarement sur cette perte. Ce qu’elle a révélé sur cette nuit-là, personne ne l’avait entendu dire avec autant de sincérité.

Un silence de trente ans enfin brisé

Ce dimanche 27 septembre, Chantal Ladesou a accepté de parler d’un sujet qu’elle évite habituellement. La mort de son fils Alix, survenue en 1996, reste une plaie ouverte. « C’est un drame terrible. C’est un drame dont souvent je ne parle pas, mais c’est quelque chose qui est tout le temps là », a-t-elle confié face à la journaliste.

L’actrice évoque un vide impossible à combler, y compris dans les moments censés être joyeux. « Dans les réunions de famille, il y a une place qui manque. Il y a quelqu’un qui manque. C’est une catastrophe », dit-elle, la voix marquée par des années de deuil. Cette absence, elle la porte au quotidien, comme tant d’autres stars qui ont traversé la perte d’un enfant.

Sur scène, pourtant, la comédienne assure ressentir une présence rassurante. « Il est à côté de moi. Je le sens », affirme-t-elle sans hésiter. Mais avant d’en arriver à cette forme d’apaisement, il a fallu franchir une épreuve autrement plus violente : celle de l’annonce elle-même, faite à son autre fils dans des conditions qui la hantent encore aujourd’hui.

L’annonce brutale qui la hante encore

Ce moment-là, Chantal Ladesou ne l’a jamais oublié. Il s’agit de l’instant où elle a dû annoncer la mort d’Alix à son frère Julien, son deuxième fils. Elle-même reconnaît aujourd’hui avoir manqué de délicatesse, submergée par le choc de la nouvelle.

« C’était terrible. Je me dis que j’ai été brutale », avoue-t-elle avant de reconstituer la scène avec une précision troublante. Julien, ne comprenant pas pourquoi son téléphone n’arrêtait pas de sonner, l’aurait interrogée directement : « Mais qu’est-ce qui se passe ? Tout le monde m’appelle. » La réponse de sa mère a été sans détour : « Alix est mort. »

« Je lui ai dit comme ça, brutalement. Ça a été très dur pour lui. J’y pense sans arrêt », confie-t-elle, comme si le poids de cette phrase ne s’était jamais allégé. Cette scène, elle ne l’a jamais racontée aussi précisément, y compris devant Audrey Crespo-Mara, dont l’émission a récemment marqué les esprits par d’autres confidences intimes de personnalités connues.

Mais ce n’est qu’en évoquant les mois qui ont suivi que Chantal Ladesou révèle l’ampleur réelle de son effondrement, un basculement qu’elle décrit sans filtre.

Loge de théâtre vide avec costume de scène et miroir

Deux ans à s’écrouler, et un couple qui a tenu

C’est là que la comédienne dévoile l’étendue de sa douleur. Face au drame, elle a pu s’appuyer sur son mari Michel, avec qui elle a eu trois enfants. Comme d’autres figures publiques ayant traversé des épreuves personnelles, elle insiste sur le rôle central de son conjoint dans cette période de reconstruction.

« Michel, c’est toujours mon pilier. Il a été très, très, très costaud à ce moment-là, vraiment. Il a tenu le coup », rapporte-t-elle avec gratitude. Mais elle, de son côté, n’a pas tenu de la même façon. « Je me suis écroulée pendant deux ans pratiquement. Je me suis écroulée et il a tenu », confie-t-elle enfin, livrant le cœur de sa confidence.

Ce qui frappe, c’est ce qui est arrivé ensuite : un renversement des rôles. « Il m’a vraiment tenue et après, c’est lui qui s’est écroulé. Vous savez ? C’est l’un ou l’autre », explique-t-elle. Une épreuve qui, loin de fragiliser le couple, l’a soudé durablement. « Ou ça casse quelque chose, ou alors ça raffermit les rapports. Ça nous a soudés », résume-t-elle.

Le théâtre, refuge et masque à la fois

Pendant ces deux années de deuil, Chantal Ladesou a continué à travailler, presque malgré elle. Elle avait signé pour une pièce de théâtre avant l’accident. « Quand j’ai su que cet accident était arrivé, je ne voulais plus faire cette pièce », se souvient-elle.

C’est son équipe qui l’a convaincue de rester, un soutien décisif dans son parcours, un peu à l’image de la solidarité qu’ont pu recevoir d’autres artistes contraints de composer avec l’épreuve en public.

« Je n’étais pas bien du tout. Ils m’ont vraiment aidée. Ils m’ont soutenue », dit-elle. Mais monter sur scène chaque soir, pour un rôle burlesque, alors que le cœur est en miettes, relève d’un exercice presque surhumain. Elle en garde un souvenir précis et déchirant.

« Je me souviens, je pleurais dans ma loge avant de monter sur scène et j’avais un rôle extrêmement burlesque. Et j’arrivais, quelques fois, les larmes aux yeux sur scène », témoigne-t-elle. Trente ans plus tard, ce contraste entre le rire donné au public et les larmes cachées reste l’un des souvenirs les plus marquants de sa carrière, que l’on peut retracer à travers ses images d’archives.

Ce paradoxe entre la scène et l’intime, Chantal Ladesou vient de le mettre à nu comme jamais. Et si son témoignage bouleverse autant, c’est peut-être parce qu’il rappelle que même les visages les plus rieurs de la télévision cachent parfois des blessures qu’aucune date n’efface.

On comprend mieux pourquoi certaines annonces d’artistes populaires provoquent une telle onde de choc, tant le public s’attache à ces figures qu’il croit connaître.

Et quand une autre comédienne se confie à son tour sur une épreuve intime, comme ce témoignage bouleversant sur une maladie qui change tout, on mesure combien ces confessions restent rares et précieuses.

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