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Congrès du RN à Orléans : des femmes auraient été contrôlées pour un soutien-gorge, le parti dément

Publié par Elodie le 26 Oct 2026 à 10:44
Jordan Bardella en gros plan, souriant légèrement, regard vers le haut

Un congrès politique, des militants qui défilent à l’entrée, un service d’ordre sur le qui-vive. Samedi à Orléans, c’est pourtant un détail vestimentaire qui aurait retenu l’attention des agents de sécurité du Rassemblement national. Plusieurs médias rapportent des vérifications très particulières visant certaines femmes, que le parti conteste avec vigueur. Reste à savoir ce que cherchaient exactement les contrôleurs, et ce que dit le RN.

Ce qui se serait passé à l’entrée du congrès du RN à Orléans

Selon plusieurs médias, dont Le Parisien et L’Express, des membres du service d’ordre auraient contrôlé des femmes à l’entrée du congrès. Le but : vérifier qu’elles portaient bien un soutien-gorge. Le conditionnel reste de rigueur, car le parti nie la version.

D’après les informations du Parisien, les femmes qui n’en portaient pas n’auraient pas été systématiquement refoulées. Elles auraient en revanche fait l’objet d’une fouille plus approfondie avant d’accéder à la salle.

Ce type de scène s’inscrit dans un contexte de sécurité renforcée autour des grands rassemblements du parti. Le sujet de la protection de ces événements est d’ailleurs au centre de l’actualité, comme l’a montré la demande du maire d’Orléans de réclamer un dispositif de sécurité autour du congrès.

Mais pourquoi un simple sous-vêtement deviendrait-il un critère de filtrage ? La réponse tient à un mouvement bien connu pour ses coups d’éclat.

Les Femen, la crainte derrière ces vérifications présumées

L’objectif présumé, indique Quotidien, serait de s’assurer qu’il ne s’agissait pas de militantes Femen. Ce mouvement féministe est connu pour ses actions spectaculaires, menées seins nus, afin de porter ses revendications.

Dans cette lecture, le contrôle aurait donc visé à prévenir une éventuelle action de ces militantes pendant le rassemblement. Un congrès retransmis et couvert par de nombreux journalistes représente une vitrine idéale pour ce genre d’opération.

L’idée n’aurait rien d’inédit au sein du parti. Quotidien précise que ce type de vérification aurait déjà eu lieu par le passé, ce qui donne au récit d’Orléans une dimension de pratique plus large qu’un simple excès de zèle isolé.

Sur ce point, un témoignage public est venu étayer l’idée d’une habitude. Il émane d’une journaliste de radio, et il est plus précis qu’on ne l’imagine.

Un précédent à Hénin-Beaumont, et le démenti catégorique du RN

Sur X, Victoria Koussa, journaliste à France Inter, a indiqué que des contrôles similaires avaient déjà eu lieu lors du discours de rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. Elle a rapporté le cas de deux militantes sans soutien-gorge : « deux militantes qui ne portaient pas de soutif ont dû montrer aux toilettes qu’elles n’avaient rien de tatoué sur le corps ».

Face à ces informations, le Rassemblement national oppose un démenti net. Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole du parti, a réagi sur X : « Marylou Magal (la journaliste de L’Express à l’origine de l’information) raconte n’importe quoi. C’est d’ailleurs l’essentiel de son activité ».

Contacté, le parti assure qu’« aucune consigne n’a été donnée dans ce sens au DPS ». Il décrit une palpation classique, « faite comme pendant les concerts, à l’entrée des stades », et « par des femmes pour les femmes ».

Deux versions s’opposent donc : celle de médias qui évoquent des vérifications ciblées, celle d’un parti qui parle de sécurité ordinaire.

Barrière et détecteur portatif à l'entrée d'une salle de congrès

Ce que chaque camp affirme vraiment, et ce qui reste à établir

Dans le climat actuel, cette polémique rappelle que la sécurité d’un événement se joue aussi dans les coulisses, comme l’illustrent les premières tensions signalées à Orléans lors d’un rassemblement distinct. Mais ici, le débat porte sur la méthode.

Les médias cités rapportent des faits qu’ils présentent comme constatés : des femmes contrôlées, une fouille plus poussée pour certaines. Ils ne prétendent pas, d’après la source, que l’entrée ait été interdite aux femmes sans soutien-gorge.

Le RN, lui, ne conteste pas qu’il existe des palpations. Il nie l’existence d’une consigne spécifique adressée au DPS, le service d’ordre du parti, et rejette la version de L’Express.

C’est là que se situe la vraie ligne de fracture : une palpation générale, appliquée à tous, ou une attention particulière pour les femmes sans soutien-gorge. À ce stade, aucun élément de la source ne permet de trancher, et les faits restent rapportés au conditionnel.

Pourquoi l’affaire pourrait continuer de faire parler

Le sujet touche à un équilibre délicat : protéger un rassemblement sans que les méthodes ne paraissent intrusives. Ce n’est pas la première fois qu’un dispositif de sécurité suscite des débats, comme la modification des machines à rayons X dans les aéroports l’a montré dans un tout autre contexte.

Dans cette affaire, les points à surveiller sont simples : d’éventuels nouveaux témoignages de personnes contrôlées, une réponse plus détaillée du parti sur l’organisation de son service d’ordre, ou de nouvelles prises de parole publiques.

Le précédent évoqué à Hénin-Beaumont, s’il est confirmé, pèsera dans le débat. La question de l’usage de ces contrôles lors des prochains rassemblements du parti risque de revenir, notamment si des militantes ou des journalistes en témoignent à nouveau.

Pour l’instant, la bataille se joue sur le terrain des mots, entre une journaliste de L’Express et une porte-parole du RN. Et l’actualité internationale pourrait vite reléguer l’épisode au second plan.

Entre démenti et témoignages, l’affaire de la fouille d’Orléans reste une affaire de version contre version. Et si vous aimez les histoires où un détail anodin cache une mécanique de sécurité inattendue, l’effroyable réalité vue par la sécurité des aéroports ne laisse pas indifférent. Autre tension, tout aussi concrète : ces 43 vidéos de conducteurs endormis qui ont affolé le Congrès américain.

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