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Cyril Hanouna dans la tourmente : une plainte pour « harcèlement moral », « diffamation » et « injures publiques » vise l’animateur

Publié par Hannah Maline le 03 Nov 2026 à 8:09
« J'ai regardé un petit peu son CV » : la phrase de Hanouna sur un journaliste qui lui vaut une plainte

Une séquence de Tout beau, tout n9uf, sur W9, pourrait finir devant la justice. Cyril Hanouna est visé par une plainte déposée fin octobre, après ses propos sur un reporter de Ouest-France. Harcèlement moral, diffamation, injure publique : les qualifications sont lourdes, mais elles restent pour l’instant des accusations. Tout part d’une phrase prononcée à l’antenne, sur le CV d’un journaliste.

Une plainte déposée le 29 octobre par un réseau de 13 associations

Selon les informations relayées par Le Parisien, Cyril Hanouna fait l’objet d’une plainte déposée le 29 octobre par la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR). L’organisation se présente comme un réseau regroupant 13 associations de défense des droits.

Son reproche tient en une idée. L’animateur de W9 aurait ciblé un journaliste de Ouest-France à l’antenne et, selon elle, provoqué une vague de cyberharcèlement. Plusieurs qualifications sont avancées, dont le harcèlement moral, la diffamation et l’injure publique.

Le terrain de l’affaire, c’est Tout beau, tout n9uf, l’émission de Cyril Hanouna diffusée sur W9. Une séquence précise est pointée du doigt, et pas n’importe laquelle : celle où l’animateur réagit à un article qui parlait de lui et de son programme.

À ce stade, rien n’est tranché. La LDVR accuse, et la source dont nous disposons ne rapporte aucune réponse de l’animateur à cette plainte. Chaque polémique autour de lui est pourtant lue à la loupe, comme le montre ce retour sur son parcours et sur ce qui pourrait basculer pour lui.

Pour comprendre ce qui a mis le feu aux poudres, il faut remonter quelques jours avant la plainte. Direction un article publié un 20 octobre.

Un article du 20 octobre, une riposte le soir même

Le 20 octobre, Ouest-France publie un article sur le traitement des thèmes politiques dans l’émission de Cyril Hanouna, présentée sur W9. Le texte fait suite à un long échange entre l’animateur et ses chroniqueurs sur les incidents qui ont suivi les manifestations du 17 octobre.

Le sujet n’avait rien d’anodin. Toujours selon Le Parisien, M6 s’était engagé, lors du recrutement de Cyril Hanouna à la rentrée 2025, à recentrer ses émissions sur le divertissement, sans débats politiques ni sujets de société.

L’écart entre cette promesse et ce qui passait à l’antenne a donc fait l’objet d’un article. Un article qui, visiblement, a agacé.

Ce n’est pas la première fois qu’une séquence de la bande de W9 débouche sur une procédure : Michel Cymes avait, lui aussi, porté plainte après avoir été insulté sur W9. Mais ici, l’enjeu est d’une autre nature, puisqu’il touche à la liberté de la presse et à la façon d’y répondre.

Dès le soir même, Cyril Hanouna réplique. Il ironise sur le travail du journaliste, mais aussi sur les audiences du groupe Ouest-France et de sa chaîne NOVO19. Puis il change de registre et s’intéresse à l’homme derrière l’article.

Il évoque le parcours professionnel de l’auteur du texte. « J’ai mes équipes qui se sont intéressées à ce journaliste », annonce-t-il, avant d’ajouter : « J’ai regardé un petit peu son CV ». C’est cette phrase, et ce qui l’entoure, que la LDVR retient contre lui.

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Le CV, le selfie, la famille : ce que la plainte reproche vraiment

Dans le paysage médiatique, les procédures pour diffamation ne sont pas rares : le procès de Marie Portolano pour diffamation envers Pierre Ménès le rappelle. Ici, la plainte vise pourtant une séquence télé précise, dont voici le contenu.

Après cette entrée en matière, Cyril Hanouna énumère plusieurs articles et médias pour lesquels le journaliste a travaillé. Il conclut qu’il le « suit » depuis des années. Il lui propose même de le rencontrer pour faire un selfie, ajoutant qu’il pourrait aussi en prendre avec sa famille.

Pour la LDVR, cette intervention a dépassé le cadre d’une simple réponse éditoriale. L’association affirme que la séquence a entraîné une vague de messages malveillants et insultants contre le journaliste. Elle insiste sur la portée des propos, compte tenu de l’importante audience de l’animateur.

Son président, Michael Bastien, résume sa position auprès du Parisien : « On n’utilise pas sa notoriété pour nuire à autrui ! » Dans la plainte, l’organisation estime que l’animateur ne s’est pas contenté de contester le contenu de l’article. Elle lui reproche d’avoir exposé le parcours professionnel du journaliste et tourné en dérision ses anciennes collaborations.

Les qualifications visées sont précises : le harcèlement moral par instigation, la complicité de harcèlement moral, la diffamation publique et l’injure publique. Mais il s’agit de qualifications invoquées par l’association dans sa plainte, pas de faits judiciairement établis.

Ce que la défense du journaliste change dans le dossier

Le camp du journaliste a aussi pris la parole. Le directeur de la publication de Ouest-France, François-Xavier Lefranc, a défendu son salarié. Il rappelle que celui-ci avait respecté les règles du débat contradictoire, et que la chaîne avait été invitée à apporter son point de vue.

Cet argument pèse dans la discussion : l’article n’aurait donc pas été écrit sans que W9 puisse s’exprimer. La réponse de l’animateur serait alors, pour ses détracteurs, moins une réplique qu’une mise en cause personnelle.

Pour l’animateur, la présomption d’innocence s’applique pleinement, tant que la justice n’a pas statué. La suite dépendra de ce que fera la procédure : une plainte de ce type ne débouche pas automatiquement sur un procès. Ce qu’il faudra surveiller, c’est la réaction éventuelle de Cyril Hanouna et de la chaîne.

Ce n’est pas la première fois qu’un échange tendu en direct a des répercussions : le dérapage de Christine Bravo, que Hanouna avait coupé court, avait déjà montré à quelle vitesse une phrase peut échapper au plateau.

Et quand une affaire quitte le plateau pour le tribunal, les déclarations passées reviennent souvent les hanter, comme dans ce que Stéphane Plaza avait affirmé au tribunal avant ce que la police a découvert chez lui.

Une phrase sur un CV, un selfie proposé, et voilà un animateur face à quatre qualifications pénales. Reste à savoir si la justice y verra de l’humour ou de l’acharnement. En attendant, la question que tout le monde se pose sur les cheveux de Brigitte Macron a enfin sa réponse. Et si vous aimez les histoires qui font froid dans le dos, ce qu’Adriana Karembeu a découvert chez elle ne vous laissera pas indifférent.

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