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Des hommes d’honneur : Nicholson grimaçait en plein duel, Cruise l’a frappé à l’épaule après la scène

Publié par Elsa Fanjul le 24 Oct 2026 à 17:20

Vous la connaissez par cœur, cette scène. Un tribunal militaire, un colonel qui encaisse, un jeune avocat qui veut la vérité. Mais personne ne voyait ce que Jack Nicholson faisait pendant que Tom Cruise lui fonçait dessus. Un acteur du film vient de le raconter, ainsi que la réaction de Cruise une fois la prise terminée.

Jack Nicholson Origines

Une scène culte, une caméra collée au visage de Nicholson

C’est l’acteur Kevin Pollak qui a lâché l’anecdote, selon Fox News. Il était invité cette semaine du podcast Still Here Hollywood, animé par Steve Kmetko. Il y a replongé dans le tournage de Des hommes d’honneur, film dans lequel il joue lui aussi.

Rappel pour ceux qui auraient oublié l’intrigue. Sorti en 1992, ce drame judiciaire est réalisé par Rob Reiner et écrit par Aaron Sorkin. Tom Cruise y incarne le lieutenant Daniel Kaffee, avocat militaire chargé de défendre deux Marines accusés d’avoir tué l’un des leurs à Guantánamo Bay.

Au cœur du dossier, un « code red », autrement dit un ordre disciplinaire violent qui aurait été donné par la hiérarchie. Demi Moore joue la collègue déterminée de Kaffee. Jack Nicholson est le colonel Nathan Jessup, commandant puissant dont le témoignage mène à l’affrontement final : le fameux « Vous ne pouvez pas supporter la vérité ! ».

Tom Cruise, lui, n’a pas fini de faire parler de ses plateaux : on évoque aussi le retour annoncé de Jours de tonnerre. Mais revenons à ce tribunal. Car dans cette scène de confrontation, quelque chose clochait côté Nicholson.

Ce que Jack Nicholson faisait juste à côté de l’objectif

Pollak décrit la mécanique de la prise. Le moment clé, c’est celui où Kaffee passe à l’attaque et réclame la vérité. La caméra est alors placée tout près du visage de Nicholson, pour filmer ce que voit le colonel : Cruise qui avance.

Du coup, pour que le champ-contrechamp fonctionne, Nicholson devait mettre son visage aussi près que possible de l’objectif. Il se retrouvait donc à quelques centimètres de la caméra, hors de la vue de tout le monde, sauf d’un acteur : celui qui jouait en face.

Jack Nicholson n’est pas un acteur qui joue petit. Il connaît le cinéma sur le bout des doigts, et visiblement il savait aussi comment se distraire pendant qu’on filme l’autre. Cette prise, en tout cas, a laissé un souvenir durable à Pollak, qui a tenu à la raconter.

Le comédien a même imité la scène devant le micro. Un détail qui laisse deviner à quel point l’image l’a marqué. Nicholson, d’ailleurs, a toujours traîné derrière lui une histoire familiale hors du commun, mais ce n’est pas du tout le sujet ici.

Alors, que fabriquait-il exactement ? Selon Pollak, Nicholson faisait, face à la caméra, « la grimace de clown la plus ridicule » qu’on puisse imaginer. Oui, le colonel Jessup, l’homme le plus glaçant du film, tirait la langue à un objectif pendant que Cruise jouait la scène de sa vie. Et c’est précisément ce visage que Tom Cruise avait sous les yeux.

Caméra de cinéma face à une barre de tribunal factice

Cruise est resté dans la scène, puis a frappé Nicholson

L’improvisation, sur un plateau, ça peut aller loin : Bill Murray en a fait la preuve sur un autre film culte. Mais là, le jeu ne consistait pas à improviser un texte. Il s’agissait de tenir son sérieux.

Selon Pollak, Tom Cruise n’a pas craqué. Il est « resté dans la poche » comme on dit en anglais : il a gardé son personnage, son rythme, son intensité, et il a terminé la scène sans broncher. Face à un visage déformé en grimace de clown, c’est une sacrée discipline.

Et c’est seulement après la fin de la prise que la tension est retombée. D’après le témoignage de Pollak, Cruise a frappé Jack Nicholson à l’épaule. Pas de quoi imaginer une bagarre de plateau : l’acteur précise que les deux hommes ont ensuite éclaté de rire.

Le coup est donc une claque complice, une manière de dire « tu m’as bien eu » à une légende. Pollak conclut simplement : « C’était l’expérience de Jack et la mienne. » Ce récit repose uniquement sur son témoignage au podcast, rapporté par Fox News. Rien n’indique qu’un autre membre de l’équipe l’ait confirmé.

Ce qui frappe, c’est le contraste. D’un côté, une scène de tribunal tendue, devenue l’une des plus citées du cinéma américain. De l’autre, un colonel qui fait le pitre et un avocat qui fait semblant de ne rien voir.

Ce que le film cachait derrière son sérieux

Le plus étonnant, c’est que cette anecdote s’accorde avec ce que Pollak racontait déjà en juin. Il se souvenait alors de Rob Reiner, décédé depuis, et de la grande leçon qu’il retenait du tournage. Il l’a confiée à People.

« Le plus important avec Rob, c’était que si on ne s’amuse pas, il n’y a aucun intérêt à tout ça », a-t-il expliqué. Et ce, alors que l’équipe tournait un drame judiciaire très intense. Une façon de travailler qu’il juge toujours précieuse.

Le film, lui, n’a pas souffert de cette ambiance. Succès critique et commercial, il a décroché quatre nominations aux Oscars, dont celle du meilleur film, celle du meilleur second rôle pour Nicholson et celle du meilleur montage. Sur ce plateau, on a donc beaucoup ri sans que le résultat ne s’en ressente.

Pollak garde aussi un autre souvenir de Reiner, plus savoureux. Pendant quelques semaines de tournage à Washington pour les extérieurs, les deux hommes rentraient à pied un soir quand un passant a reconnu le réalisateur. « Vous travaillez sur quoi ? » Réponse de Reiner : « Le Parrain ».

Pollak lui a demandé pourquoi. Selon lui, Reiner répondait que A Few Good Men était d’abord une pièce de Broadway, et que quelqu’un qui ne l’avait pas vue ne saurait pas de quoi il parle. Avec « Le Parrain », la conversation s’arrête là et chacun reprend sa route. Pollak dit avoir utilisé la combine depuis.

Ce goût pour le sérieux qui dérape en fou rire rappelle d’autres confidences de stars, comme les souvenirs de colocation d’Andrew Garfield. Et certaines histoires de plateau gardent aussi leur part d’ombre, comme l’aveu tardif de Michael Douglas.

Le plus grand duel du cinéma des années 1990 reposait sur une grimace et une tape sur l’épaule. Reste à savoir ce que les plateaux d’Hollywood cachent encore.

Si les coulisses vous passionnent, vous vous demandez peut-être pourquoi les avocats de Robin Williams ont tout scellé jusqu’en 2039. Et si vous aimez les silences que personne n’a remarqués, le premier silence de Céline Dion, bien avant la maladie, a de quoi vous retenir encore un peu.

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