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Affaire Patrick Bruel : Élodie Gossuin sort du silence, « j’ai entendu les différents témoignages »

Publié par Hannah le 15 Juil 2026 à 20:30

L’affaire Patrick Bruel s’élargit encore. Quelques jours après le dépôt d’une nouvelle plainte pour viol portant sur des faits non prescrits, les langues se délient. Les personnalités qui ont côtoyé le chanteur sont, les unes après les autres, sollicitées pour raconter ce qu’elles ont vu ou vécu.

Nouveau témoignage dans l'affaire Bruel

Élodie Gossuin vient d’y répondre à sa façon. Invitée chez Isabelle Morini-Bosc sur IsaTV, l’ancienne Miss France a choisi de ne pas se dérober.

Un jury, des émissions, et des années de croisements

Élue Miss France en 2001, Élodie Gossuin se souvient très précisément du rôle qu’a joué Patrick Bruel cette année-là. Il siégeait dans le jury qui l’a couronnée.

Depuis, leurs routes se sont recroisées à plusieurs reprises, notamment sur des plateaux d’émissions de variétés où les deux ont partagé l’antenne. Un point commun qui aurait pu la placer aux premières loges d’éventuels débordements.

Sauf que ce n’est pas ce qu’elle décrit. Reste à savoir ce qu’elle a réellement à dire sur son propre vécu face à l’artiste.

« Il a toujours été respectueux avec moi »

Interrogée directement sur le comportement de Patrick Bruel à son égard, Élodie Gossuin n’a pas botté en touche. Sa réponse est nette, presque tranchante dans sa simplicité.

« Je l’ai reçu plusieurs fois sur des émissions de variétés. C’est vrai qu’il faisait partie du jury de mon année d’élection », a-t-elle rappelé avant d’aborder le cœur du sujet.

« Après, j’ai entendu les différents témoignages, notamment concernant les Miss, mais il a toujours été respectueux avec moi », a-t-elle ajouté, en référence implicite au témoignage glaçant livré par Valérie Bègue quelques jours plus tôt.

Elle cite en particulier le cas de Miss Alsace, Florima Treiber, dont les accusations ont marqué les esprits. Une façon de dire qu’elle n’ignore rien de l’affaire, sans pour autant renier sa propre expérience.

Table de jury de concours de beauté sur scène avec chaises vides et éclairage doré

Une vague de témoignages qui ne faiblit pas

Cette prise de parole s’inscrit dans un climat particulièrement chargé. Depuis plusieurs mois, les accusations contre Patrick Bruel s’accumulent, portées par des femmes aux profils très différents.

Il y a eu le récit glaçant d’une masseuse, puis celui de Flavie Flament, qui accuse le chanteur de l’avoir violée alors qu’elle avait 16 ans. D’autres voix se sont ajoutées, dont celle de la directrice d’Unifrance lors de son audition par les enquêteurs.

Face à cette accumulation, certaines personnalités du monde du spectacle ont choisi de prendre position publiquement. C’est le cas de Vanessa Demouy, après Zazie, qui a affiché son soutien aux plaignantes. D’autres, comme Vanessa Paradis, se montrent plus prudentes dans leurs propos.

Une nouvelle plainte qui change la donne judiciaire

Le 10 juillet dernier, un nouvel élément est venu alourdir le dossier. Une plainte pour viol a été déposée contre Patrick Bruel par un mannequin qui affirme avoir eu 16 ans au moment des faits.

Ce qui distingue cette procédure des précédentes, c’est qu’elle porterait sur des faits qui ne seraient pas prescrits, comme le détaille notre article sur cette nouvelle plainte. Un détail qui pourrait avoir des conséquences juridiques bien plus lourdes que les précédentes affaires.

Cette plainte vient s’ajouter à un dossier déjà volumineux, dans lequel le chanteur est mis en examen ou placé sous statut de témoin assisté sur plusieurs volets distincts. Une situation qui, selon certains proches, pèse lourdement sur son quotidien, comme le révèle ce témoignage sur ses conditions de vie actuelles.

Patrick Bruel : « Jamais je n’ai forcé une femme »

Face à cette avalanche d’accusations, l’artiste de 67 ans n’a pas choisi le silence. Sur Instagram, il a publié un message ferme, presque solennel, pour rejeter en bloc chaque élément avancé contre lui.

« Jamais je n’ai forcé une femme », a-t-il écrit. Il a poursuivi : « Jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties. »

Il conclut en annonçant qu’il compte se battre jusqu’au bout devant la justice. « Je me défendrai, pour ceux qui me soutiennent, pour ma famille, pour mon équipe, pour mes amis, pour mon public », a-t-il martelé, invoquant la présomption d’innocence comme principe fondamental de son combat.

Un témoignage qui n’efface rien du dossier

Le témoignage d’Élodie Gossuin ne vient ni confirmer ni contredire les accusations portées par d’autres. Il apporte simplement un éclairage supplémentaire, celui d’une femme qui dit ne jamais avoir été confrontée à un comportement problématique.

Une nuance importante dans un dossier où chaque prise de parole est scrutée. L’enquête judiciaire, elle, continue son cours, dans le respect de la présomption d’innocence qui reste, pour l’heure, le seul cadre légal applicable à Patrick Bruel.

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