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« J’ai failli crever » : Éric Judor raconte la méningite qui a viré au cauchemar après un tournage de H

Publié par Hannah Maline le 24 Oct 2026 à 12:45

Éric Judor enchaîne les interviews pour son film. Au détour d’une conversation, l’acteur lâche un souvenir qui glace : il a frôlé la mort. Tout part d’une scène de cercueil, d’une fièvre qu’il refusait d’explorer et de vacances en Corse. Reste un détail décisif, celui qui lui a probablement sauvé la mise, et il tient en une phrase prononcée par une amie.

Le jour où Eric Judor a refusé un dîner avec Kate Winslet

Un cercueil, des techniciens inquiets et deux semaines avant le drame

Éric Judor est en pleine promotion du film Le Roi du game, sorti ce mercredi 21 octobre 2026. Il passe donc d’un plateau à l’autre. Invité de David Castello-Lopes dans l’émission Small Talk de Konbini, il a choisi de revenir sur un épisode bien plus sombre.

L’histoire démarre sur le tournage du dernier épisode de la série H. À l’écran, il retrouve Jamel Debbouze et Ramzy Bedia. Le scénario prévoit une scène un peu macabre : les acteurs doivent s’allonger dans un cercueil.

Sur le plateau, certains techniciens tiquent. Selon le récit de l’humoriste, ils lui auraient lancé qu’il ne fallait pas se mettre là, que cela porte malheur. Une superstition classique du monde du spectacle, qu’on balaie généralement d’un rire.

Éric Judor, lui, s’en souvient très bien. « Deux semaines plus tard, je chope une méningite et j’ai failli crever », a-t-il raconté. La phrase est brute, sans fioriture, à l’image du personnage. Et si vous avez déjà suivi les nouvelles de santé d’Éric Judor, vous savez qu’il n’est pas du genre à dramatiser.

Mais comment une simple fièvre a-t-elle pu tourner aussi mal ? Pour comprendre, il faut regarder le caractère de l’acteur.

L’hypocondriaque qui ne voulait surtout pas savoir

Voilà le paradoxe. Éric Judor se décrit comme hypocondriaque. On imagine donc quelqu’un qui court chez le médecin au moindre pic de température. Chez lui, c’est l’inverse.

« Je suis tellement hypocondriaque, je ne veux tellement pas savoir ce que j’ai que j’avais une fièvre de malade, un mal de crâne de malade », a-t-il expliqué. Autrement dit, la peur de la réponse l’a emporté sur l’inquiétude. Il préférait ne pas savoir.

Cette mécanique, beaucoup de gens la connaissent : on repousse la consultation parce qu’on redoute le diagnostic. Ici, les symptômes étaient pourtant nets, une forte fièvre et de violents maux de tête. Deux signaux que l’on ne devrait pas laisser traîner.

L’acteur part alors en vacances en Corse avec sa femme. Il fait chaud dehors, et la douleur s’intensifie. Dans ce contexte, il aurait été facile de mettre le malaise sur le compte du soleil. Si la méningite vous inquiète, sachez que cette infection peut tuer en quelques heures, comme le rappellent des données récentes sur la couverture vaccinale des adolescents.

Il reste un élément, et pas des moindres : il n’était pas seul. Le groupe d’amis qui l’accompagnait comptait une personne qui allait changer le cours des choses. Et c’est elle qui a tranché.

Selon son récit, elle a observé son état et dit : « Ce n’est pas normal, il a l’air d’avoir très mal. » Elle l’a poussé à se rendre à l’hôpital. Cette infirmière a vu ce que lui refusait de voir.

Couloir d'hôpital vide avec un brancard, évoquant l'hospitalisation d'Éric Judor

« Une méningite qui dégénérait bien fort »

Les cas de méningite font régulièrement la une, et l’histoire d’Éric Judor en est une illustration très concrète. À l’hôpital, le verdict tombe : c’était bien une méningite, et elle n’était pas en train de s’arranger.

Ses mots sont sans détour : « On est allé à l’hosto et heureusement parce que c’était une méningite qui dégénérait bien fort. Et j’aurais pu crever. » Le « heureusement » revient deux fois dans son récit. Il sait ce qu’il doit à ce réflexe.

La source ne détaille ni la durée de l’hospitalisation, ni le type de méningite, ni le traitement. Impossible donc d’en dire plus sans inventer. Ce qui est établi, c’est la gravité ressentie par l’acteur, qui mesure aujourd’hui ce qu’il a traversé.

Le détail qui compte tient dans l’enchaînement : un malade qui refuse de consulter, un témoin qui n’a pas peur de dire que quelque chose cloche, et un trajet vers les urgences au bon moment. Sans cette amie, l’histoire se serait peut-être racontée autrement.

Reste une leçon que l’humoriste ne formule pas lui-même, mais qui saute aux yeux. Quand l’entourage s’alarme, mieux vaut l’écouter, surtout si l’on est de ceux qui préfèrent ne rien savoir.

Ce que ce récit rappelle sur la méningite

Le témoignage d’Éric Judor s’inscrit dans un contexte où la maladie inquiète. Le site a récemment suivi l’épidémie de méningite au Royaume-Uni, avec deux morts et quinze cas graves. Une preuve que l’infection ne relève pas du passé.

Dans le cas de l’acteur, le tournage de H a eu lieu bien avant sa promotion actuelle. Il en parle avec le recul et un humour noir qui lui ressemble, en faisant le lien avec la scène du cercueil. À lui de décider si ce lien relève du hasard ou de la blague.

Sa franchise sur son hypocondrie a une vertu : elle dédramatise une attitude très répandue. Ne pas vouloir savoir ce qu’on a est un réflexe humain. Mais ce récit montre que ce réflexe peut coûter cher.

Autre enseignement : face à des douleurs inhabituelles, l’avis d’un tiers compte. C’est ce que rappelle aussi ce médecin sur les douleurs à ne pas sous-estimer, qui insiste sur les signaux que l’on minimise trop vite.

Pour l’heure, Éric Judor poursuit la promotion du Roi du game, avec le sourire. Son récit, lui, reste un rappel utile pour ceux qui, comme lui, préfèrent ignorer la fièvre.

Une fièvre de malade, un mal de crâne de malade, et une amie qui dit stop : parfois, la meilleure décision médicale est celle qu’un autre prend à votre place.

Et si vous pensiez que les histoires de santé de stars s’arrêtaient là, les dessous d’un autre épisode très différent de la vie d’Éric Judor risquent de vous surprendre.

Et pour ceux qui se demandent ce qui se cache derrière certaines douleurs persistantes, ce signal du sommeil que les experts disent à surveiller mérite le détour.

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