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« J’ai honte » : Grégory Guillotin reconnaît des violences, sa plainte révèle des caméras dans leur maison

Publié par Hannah le 08 Sep 2026 à 12:20

Un youtubeur suivi par près de 4,5 millions d’abonnés, une plainte pour violences conjugales, et un aveu public rarissime. Voilà le résumé glaçant de l’affaire qui secoue la sphère YouTube française depuis quelques jours. Son ancienne compagne, de 16 ans sa cadette, l’accuse de violences répétées entre 2019 et 2026. Mais un détail de sa plainte dépasse tout le reste : des caméras installées à leur domicile, censées surveiller un artisan.

Une plainte qui détaille plusieurs années de violences présumées

Grégory Guillotin, connu sous le nom de Greg Guillotin, fait face à une plainte déposée par son ancienne compagne. Le document, dont Le Monde a eu connaissance, décrit plusieurs épisodes précis de violences physiques survenus au fil de leur relation. Un peu comme ces affaires où la vérité met des années à remonter, à l’image de ce que Raphaël Glucksmann a découvert sur son grand-père face caméra.

La plaignante affirme avoir reçu un coup de pied lors d’un séjour aux Maldives, en décembre 2022. Elle rapporte ensuite un voyage au Maroc en 2023 marqué, selon elle, par des gifles et des coups de pied répétés. Un bol de céréales lui aurait aussi été jeté au visage après une gifle. En 2024, elle dit avoir reçu un coup de poing à l’œil.

Au-delà de ces épisodes, l’ancienne compagne décrit un climat plus large : humiliations, insultes, et un sentiment d’emprise qu’elle évoque longuement dans sa plainte. Ce type de mécanique, où la victime met du temps à comprendre l’ampleur du contrôle exercé, rappelle d’autres affaires médiatisées où une accusation publique bouleverse une image installée.

Grégory Guillotin reconnaît publiquement les faits

Fait rare dans ce type d’affaire : le principal concerné n’a pas nié. Le 5 septembre, Grégory Guillotin a reconnu publiquement avoir été violent envers son ex-compagne. Dans un communiqué cité par Le Monde, il indique ne pas vouloir « nier ni justifier » les violences qu’elle aurait subies, et dit ressentir de la honte.

Il affirme être désormais suivi en thérapie. Une enquête est par ailleurs ouverte pour des faits de violences habituelles sur conjoint et de harcèlement moral, toujours selon les informations rapportées par Le Monde. Un aveu qui ne referme pas le dossier judiciaire, mais qui pèse lourd dans une affaire où, souvent, le silence protège l’accusé plus longtemps que la vérité, comme dans le cas de Sylviane, 66 ans, dont le drame a mis des années à émerger publiquement.

Cette reconnaissance publique intervient alors que le youtubeur reste suivi par des millions de personnes sur les réseaux. Un contraste qui interroge sur la manière dont l’image publique et la vie privée peuvent coexister, à l’instar d’autres figures médiatiques rattrapées par une information qui finit par filtrer malgré le silence entretenu.

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Des caméras installées pour surveiller son ex-compagne

C’est le point le plus troublant de la plainte : la présence de caméras installées au domicile que le couple partageait. Selon le récit de la plaignante, Grégory Guillotin aurait fait installer ce dispositif en invoquant la surveillance d’un artisan intervenant dans la maison.

Mais toujours selon les éléments rapportés dans la plainte, ces caméras auraient en réalité servi à observer les faits et gestes de son ex-compagne au quotidien. Elle affirme que le youtubeur pouvait ainsi constater certaines de ses activités depuis l’extérieur du domicile, et lui adresser rapidement des reproches. Elle cite des moments où elle se reposait, répondait tardivement à ses messages, ou n’effectuait pas certaines tâches ménagères.

Ces accusations de surveillance s’inscrivent, selon l’ancienne compagne, dans un système de contrôle bien plus large qu’elle détaille dans sa plainte.

Le Monde rapporte qu’elle dénonce un ensemble de surveillance, d’humiliations, d’insultes et d’emprise, un peu comme ces situations où deux personnes gardent un secret pesant, à l’image de ce couple qui a caché 17 millions d’euros à ses enfants pendant deux ans, sauf qu’ici, le secret abrite une souffrance bien plus grave.

L’enquête judiciaire, elle, se poursuit. Elle devra établir précisément ce qui relève des faits reconnus par Grégory Guillotin, et ce qui reste, à ce stade, du seul ressort de la plainte.

Des caméras censées surveiller un artisan, mais braquées sur une compagne : voilà le détail qui transforme un aveu de violence en affaire bien plus large. L’enquête pour harcèlement moral et violences habituelles, elle, ne fait que commencer.

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