Laurent Mariotte : sa modeste ferme d’un « tout petit village » vosgien, où « tout est sous le même toit »
Il règne sur les fourneaux de TF1, mais sa vraie cuisine est ailleurs. Face à une photo de son enfance, Laurent Mariotte a lâché une phrase spontanée qui en dit long sur son lien avec un lieu précis. Une ferme, un village minuscule, une famille nombreuse… et un projet de bistrot qui n’a jamais vu le jour.

Une photo d’enfance, une phrase qui a fusé chez Frédéric Lopez
Le 8 mars dernier, Laurent Mariotte, 56 ans, était l’invité de Frédéric Lopez dans Un dimanche à la campagne, sur France 2. Au milieu de l’émission, on lui présente un cliché de son enfance, pris dans une cuisine. Sa réaction est immédiate : « C’est ma cuisine ça maintenant. »
Ce n’est pas une image. L’animateur possède désormais la ferme de ses grands-parents, près d’Épinal, dans le « tout petit village » des Vosges où il a grandi, comme le rappelle Ode.
Il la décrit comme une bâtisse typique de la région, où « tout doit être sous le même toit : les récoltes, le bétail et les personnes ». Un mode de vie où la maison et le travail de la terre ne font qu’un.
Fils d’un agriculteur et d’une aide-soignante, il n’a pourtant pas grandi dans cette maison depuis sa naissance. Il l’a découverte après un événement que Frédéric Lopez l’a invité à raconter. Et Frédéric Lopez sait mettre ses invités en confiance, comme on va le voir.
Un père disparu à 2 ans, six oncles et quatre générations sous un toit
« Mon père meurt quand j’ai 2 ans donc on se retrouve dans le village où ma mère a grandi, avec mes grands-parents et mes oncles. » C’est ainsi que le petit garçon débarque dans la ferme familiale.
Il n’y manque pas de présence masculine : sa mère compte six frères. Mariotte résume avec le sourire : « J’ai été élevé par mes 6 oncles. »
Une arrière-grand-tante vit aussi sur place. Résultat : quatre générations se croisent sous le même toit, dans une vie qui suit le rythme des saisons.
Ce quotidien a façonné son rapport à la table. « Je suis fils de paysan », rappelait-il en 2020 sur Sud Radio. En 2024, dans Le Parisien, il se souvenait : « Enfant, j’emmenais les vaches au champ le soir. »
Le village qu’il décrit était presque autosuffisant. Mais les rituels du marché d’il y a cinquante ans ressemblaient eux aussi à cette époque, et le détail le plus savoureux de son village vient juste après.
Il y comptait trois potagers, dont un clos fermé à clé, un boulanger présent chaque jour, un boucher deux fois par semaine et un poissonnier le vendredi. De quoi nourrir les grandes tablées du dimanche, auprès de ses grands-parents paysans, qu’il garde en mémoire.
Reste la question qui compte : qu’est devenue cette maison, et pourquoi est-elle redevenue la sienne ?

La ferme est redevenue la sienne, et le bistrot n’a jamais ouvert
Dans le même esprit de transmission, les habitudes de vie de Mercotte racontent aussi un rapport intime à la cuisine. Chez Mariotte, tout passe par cette ferme.
Sur France 2, il l’a dit sans détour : « C’est même une maison que j’ai reprise aujourd’hui, qui est la mienne. » Il l’a donc reprise, et ne la voit pas comme un souvenir figé.
Il y retourne dès qu’il le peut pour souffler, loin de la vie parisienne. Au Parisien, il parlait de cette « ferme que j’ai d’ailleurs récupérée et où je passe du bon temps ».
Le contraste a de quoi amuser. Le reste du temps, il vit dans le Haut-Marais, à Paris, dans ce qu’il décrivait en 2015 à Côté Maison comme « un duplex aux allures de petite maison, sur cour ».
Et ce n’est pas tout : cette ferme a failli changer sa vie. Quand il passe son CAP de cuisine à Ferrandi, à 35 ans, après des débuts dans les médias, il ne sait pas où cela le mènera. « Tous les jours en passant mon CAP, j’apprenais quelque chose. »
Parmi ses pistes, il imaginait alors « faire un bistrot dans la ferme » de ses grands-parents. L’idée est restée à l’état de rêve : le bistrot n’a jamais ouvert, mais la ferme, elle, est bien revenue entre ses mains.
Ce que cette ferme dit de l’homme qui régale TF1
Aujourd’hui, Laurent Mariotte présente Petits plats en équilibre sur TF1. Il a sorti son livre Une année en cuisine en octobre 2025 et dirige un magazine bimestriel à son nom.
Autant de projets qui prolongent ce qu’il a appris enfant : la saison, le produit, la table partagée. Son goût pour la cuisine de terroir ne vient pas d’une stratégie, mais d’un village où l’on mangeait ce que la terre donnait.
D’autres personnalités ont elles aussi évoqué leurs racines modestes face à Frédéric Lopez. Par exemple, JoeyStarr et ses années à dormir dehors montrent à quel point l’émission fait remonter des souvenirs enfouis.
Chez Mariotte, la confidence est plus douce, mais tout aussi marquante. Elle rappelle qu’un grand nom de la télé peut garder, quelque part dans les Vosges, un lieu qui n’a pas besoin de caméra pour compter.
On peut aussi lire ce parcours comme une leçon de fidélité. Même sans bistrot, Kad Merad prépare lui aussi le jour où il s’arrêtera, avec un projet à la campagne qui l’attend.
Pour Mariotte, la suite se joue sans doute là-bas, entre potager et grande table. La cuisine de la photo, elle, est toujours dans la famille.
Un bistrot jamais ouvert, une ferme jamais vendue : la plus belle recette de Laurent Mariotte est peut-être celle qu’il n’a pas écrite.
Et si les célébrités ont toutes une maison qui les ramène à l’essentiel, ce que Bruno Solo a vécu en silence pendant des années prouve que certains secrets pèsent bien plus lourd.
Quant à ceux qui rêvent d’un coin de campagne, le bal populaire des dimanches d’autrefois n’a pas fini de les surprendre.