Mathilde Seigner a perdu 10 kilos de ménopause avec ce régime décrié que des médecins regardent de travers
Dix kilos de plus au moment de la ménopause, beaucoup de femmes connaissent ce scénario. Mathilde Seigner, 58 ans, affirme les avoir fait disparaître, et elle l’a raconté à France Dimanche. Sa méthode ne fait pas l’unanimité, et un médecin met en garde contre un effet inattendu sur les muscles. Reste à découvrir ce que contient vraiment ce régime, et pourquoi il a si mauvaise presse.

Dix kilos de ménopause : pourquoi la balance s’emballe à cet âge
La ménopause ne prévient pas. Naturelle, elle n’en reste pas moins un grand chamboulement : des hormones en ébullition, des émotions qui varient, un corps qui change. Parmi les symptômes les plus courants, il y a la prise de poids.
Le piège, c’est qu’elle ne vient pas seulement de ce qu’on met dans l’assiette ou d’un manque d’exercice. On peut manger comme avant, bouger comme avant, et voir quand même l’aiguille grimper. Frustrant, forcément.
Premier suspect : la baisse des œstrogènes. Ces hormones aident à réguler le métabolisme. Quand leur niveau diminue, il peut ralentir, ce qui favorise une accumulation de graisses, notamment autour de l’abdomen.
Deuxième suspect : la masse musculaire. Avec l’âge, il est naturel d’en perdre, et c’est un cercle vicieux. Moins de muscle signifie que le corps brûle moins de calories au repos, ce qui facilite encore la prise de poids. Pour mieux saisir ce qui se joue à cette période, une gynécologue détaille trois habitudes à adopter face aux symptômes.
Résultat, de nombreuses femmes se retrouvent désemparées devant une situation loin d’être simple à contrôler. Certaines se laissent alors tenter par des régimes qui ne sont pas toujours recommandables. C’est précisément le décor dans lequel Mathilde Seigner a pris la parole.
Alors, comment la comédienne s’y est-elle prise ? Et qui l’a aidée ? La réponse tient en quelques lignes d’une interview.
La « femme extraordinaire » derrière les 10 kilos envolés
C’est dans un entretien accordé à France Dimanche que l’actrice s’est confiée. Elle commence par poser le cadre, sans détour : « Mon rapport à la nourriture est sain. » Une façon de dire qu’elle ne parle pas d’une obsession, mais d’une parenthèse.
Elle explique ensuite qu’en entrant dans la ménopause, elle avait pris une dizaine de kilos. Des kilos qu’elle dit avoir perdus grâce à « une femme extraordinaire », le docteur Kahina Oussedik, à la tête du centre AminciKA. L’éloge est franc, et le remerciement appuyé.
Ce genre de parcours rappelle une réalité que beaucoup de femmes ignorent : le poids, à cette période, ne se joue pas uniquement dans l’assiette. Le ventre, le transit, le rythme de vie entrent aussi dans l’équation. À ce propos, un nutritionniste explique pourquoi la constipation bloque la perte de poids chez les femmes, même quand le sport est au rendez-vous.
Mathilde Seigner, elle, ne cache pas que son cas reste personnel. Elle précise que la méthode qu’elle a suivie « convient » à son organisme, tout en ajoutant qu’elle n’est « pas forcément valable pour tout le monde ». Une nuance importante, qu’on aurait tort d’oublier en route.
Et la méthode, alors ? Selon ses propos rapportés, la star de la saga Camping a eu recours à ce qu’on appelle un régime dissocié. Elle explique qu’on lui a « appris à dissocier les aliments ».
Voilà pour le nom. Reste à comprendre ce que cela implique concrètement dans l’assiette, et pourquoi tant de professionnels froncent les sourcils.
Régime dissocié : ce qu’il promet, et ce que les médecins lui reprochent

Avant d’aller plus loin sur le sujet des muscles, un détail mérite d’être posé. Après 60 ans, des coachs sportifs insistent sur un geste que presque tout le monde néglige pour garder sa force, et ce n’est pas anodin ici.
Le principe du régime dissocié est simple sur le papier : ne pas combiner certains types d’aliments au cours d’un même repas. On sépare les groupes alimentaires, par exemple les protéines d’un côté et les glucides de l’autre. L’idée de départ est que le corps digère différemment protéines, glucides et lipides.
Consommés séparément, ces nutriments seraient mieux digérés, et la perte de poids s’en trouverait favorisée. Cette diète, loin de faire l’unanimité, a un avantage concédé par ses détracteurs eux-mêmes : elle peut simplifier la planification des repas.
Mais la liste des réserves est longue. Ce régime présente des risques de carences nutritionnelles, peut rendre l’alimentation monotone, et il manque de preuves scientifiques solides démontrant sa véritable efficacité.
Un médecin, le Dr Gruman, s’est exprimé dans les colonnes du magazine Magic Maman. Il rappelle que ce type de régime permet bien une rapide perte de poids, surtout dans les premiers jours. Mais ce n’est pas de la graisse seule qui part.
Selon lui, la perte concerne aussi la masse maigre, c’est-à-dire le muscle, car ces régimes sont très déséquilibrés. On observe alors une sarcopénie, soit une diminution significative de la masse et de la force musculaire. « Si les régimes dissociés ont mauvaise presse, ce n’est pas le fruit du hasard », résume-t-il.
Et c’est là que le puzzle se referme : à la ménopause, le corps perd déjà naturellement du muscle. Y ajouter un régime qui en fait fondre davantage, c’est précisément ce que redoutent les médecins.
Ce que ce témoignage change pour celles qui hésitent
Que retenir, alors, de cette confidence ? D’abord, que Mathilde Seigner ne vend pas une recette miracle. Elle parle d’un régime qui lui « convient » et prend soin de rappeler qu’il n’est pas forcément valable pour tout le monde. Ce ton mesuré contraste avec bien des promesses de maigrir vite.
Ensuite, que la question du muscle devient centrale. Si la ménopause fait déjà baisser la masse musculaire, tout ce qui l’entame davantage mérite d’être regardé de près. À ce sujet, une habitude que les coachs ajoutent à la marche est présentée comme précieuse pour les os après 50 ans.
Autre point à surveiller : le piège de la rapidité. Les premiers jours d’un régime très déséquilibré donnent souvent l’impression que tout fonctionne. Mais la balance ne dit pas ce qui a disparu, graisse ou muscle, et c’est justement l’alerte lancée par le Dr Gruman.
Reste enfin la question de l’accompagnement. Dans son récit, l’actrice insiste sur la présence d’un médecin et d’un centre dédié, pas sur une méthode suivie seule dans son coin. Un détail qui change la lecture de son histoire.
Pour celles qui se demandent combien bouger de manière réaliste, la quantité d’exercice à viser chaque semaine passé 50 ans donne un repère utile. Aucun régime, dissocié ou non, ne remplace cette question de fond.
En clair, l’histoire de Mathilde Seigner est un témoignage, pas une prescription. Et c’est sans doute la meilleure façon de la lire.
Dix kilos envolés, un régime qui divise et un muscle à protéger : le poids de la ménopause n’a décidément rien d’une affaire de simple volonté.
Et si vous croyez que la mauvaise surprise de l’assiette s’arrête là, la liste d’ingrédients que Yuka a dénichée derrière un Big Mac pourrait vous faire relire bien des étiquettes.
Quant à ceux qui aiment les questions qui donnent des frissons, savoir si l’on peut vraiment mourir de peur a une réponse plus nuancée qu’on ne l’imagine.