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« J’étais la personne la plus harcelée au monde » : Meghan Markle règle ses comptes

Publié par Elsa Fanjul le 19 Avr 2026 à 4:30
Meghan Markle souriante lors d'un événement officiel, vêtue d'une robe blanche

Troisième jour de tournée en Australie pour le duc et la duchesse de Sussex. Face à un groupe de jeunes dans une université de Melbourne, Meghan Markle a lâché des mots d’une rare intensité sur dix années de harcèlement en ligne. À ses côtés, le prince Harry a livré un aveu tout aussi troublant sur sa propre descente aux enfers.

Un discours face à des étudiants australiens

Ce jeudi 16 avril, Meghan Markle et le prince Harry ont franchi les portes de l’université technologique de Swinburne, à Melbourne. L’objectif de cette étape n’avait rien de protocolaire : le couple venait à la rencontre de Batyr, une association australienne spécialisée dans la santé mentale des jeunes.

Meghan Markle Bague

L’organisation, peu connue en dehors de l’Australie, concentre son action sur la prévention et l’intervention précoce. Son principe est simple : briser la stigmatisation qui empêche les jeunes de demander de l’aide quand ils en ont besoin. Un terrain sur lequel la santé mentale des célébrités fait régulièrement la une.

C’est dans ce cadre que l’ancienne actrice de Suits a choisi de prendre la parole, assise au milieu d’un cercle de jeunes Australiens. Pas de pupitre, pas de prompteur. Juste une conversation où la duchesse de 44 ans a décidé de tomber le masque. Mais personne ne s’attendait à ce qu’elle aille aussi loin.

« Pendant dix ans, chaque jour » : la déclaration de Meghan

Face aux étudiants, Meghan Markle n’a pas tourné autour du pot. « Pendant dix ans, chaque jour, j’ai été harcelée et agressée. J’étais la personne la plus harcelée en ligne au monde », a-t-elle déclaré. Dix ans. Pas une période vague, pas un épisode isolé : une décennie entière de harcèlement quotidien sur les réseaux sociaux.

La duchesse a ensuite pointé du doigt un mécanisme que beaucoup soupçonnent sans oser le formuler. Selon elle, les entreprises des médias sociaux « n’étaient pas incitées à cesser » ce type de comportement. Autrement dit : le harcèlement rapporte. Les clics, l’engagement, les partages — tout repose sur un modèle économique qui se nourrit de la cruauté.

Meghan Markle Harry

« Cette industrie qui pèse des milliards est entièrement fondée sur la cruauté pour générer des clics — et ça, ça ne changera pas », a-t-elle martelé devant les jeunes. Un constat glaçant, d’autant plus frappant qu’il venait d’une femme qui a vu les réseaux sociaux détruire des réputations en quelques heures.

Puis elle a ajouté une phrase qui résonnait comme un message direct aux étudiants présents : « Et aujourd’hui encore, je suis toujours là. » Pas un cri de victoire, plutôt un constat de survie. La question qui restait en suspens : comment le prince Harry, lui, avait-il traversé ces années ?

Le prince Harry « recroquevillé en position fœtale sur le sol de la cuisine »

Le fils du roi Charles III n’a pas laissé sa femme porter seule le poids de ces confessions. Devant le même groupe de jeunes, Harry a livré un témoignage d’une crudité inhabituelle pour un membre de la famille royale.

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« J’ai attendu d’être littéralement recroquevillé en position fœtale, beaucoup plus âgé, allongé sur le sol de la cuisine », a-t-il confié. L’image est saisissante : un prince du sang, effondré sur le carrelage de sa propre maison, incapable de se relever. C’est à ce moment-là, selon lui, qu’il a fini par accepter l’idée de la thérapie.

« Jusqu’à ce que je me dise : bon, peut-être que cette thérapie… peut-être que je devrais essayer », a-t-il poursuivi. Devant les étudiants, il a insisté sur les bienfaits de la thérapie de groupe, une pratique encore largement taboue dans de nombreux pays. D’autres personnalités ont aussi évoqué publiquement leurs combats contre la dépression, contribuant à libérer la parole.

Le prince a aussi glissé un aveu personnel qui en dit long sur son rapport au monde extérieur. Il n’est pas, selon ses propres mots, « un homme de la ville ». Il a même été catégorique : « Ma santé mentale ne supporterait pas de vivre en ville — c’était hors de question. » Une confidence qui éclaire le choix du couple de s’installer à Montecito, en Californie, loin de l’agitation de Londres ou de Los Angeles.

Une croisade qui dépasse le cadre personnel

Ce n’est pas la première fois que le duc et la duchesse de Sussex prennent la parole sur la santé mentale. Depuis leur retrait de la vie royale officielle, leur éloignement de la couronne a laissé place à un engagement assumé sur ce terrain. Documentaires, interviews, prises de position publiques : le sujet est devenu le pilier de leur communication.

Mais cette visite australienne marque un tournant dans le ton employé. En s’adressant directement à des jeunes — et non à des journalistes ou des caméras de télévision —, Meghan et Harry ont choisi un format plus intime, plus direct. Pas de filtre médiatique, pas de montage. Juste des mots crus dans une salle d’université.

La maman d’Archie et Lilibet a d’ailleurs formulé un avertissement qui dépassait largement son cas personnel. En expliquant aux étudiants que l’économie des réseaux sociaux reposait sur la cruauté, elle n’a pas seulement parlé d’elle. Elle a décrit un système dans lequel chaque jeune présent dans cette salle est potentiellement une cible. Le message était clair : « Vous devez être plus forts que ça. »

Reste à savoir si ces paroles auront un impact concret au-delà de la salle de Swinburne. En attendant, les ravages de la pression médiatique sur la santé mentale continuent de faire des dégâts bien au-delà des cercles royaux. Ce que Meghan et Harry ont vécu, des millions de personnes le vivent à une échelle différente, sans couronne ni tribune pour en parler.

Le couple poursuit sa tournée australienne. Et si l’on en croit l’intensité de ces trois premiers jours, les prochaines étapes pourraient réserver d’autres révélations. Le prince Harry, en particulier, semble avoir décidé de ne plus rien retenir. Sa confession sur le sol de la cuisine est le genre d’image qu’on n’oublie pas — et qu’on ne peut pas ignorer quand on parle de célébrités en quête de refuge.

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