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« Je n’allais pas bien » : Vianney lâche le micro pendant 9 mois pour bâtir seul une cabane en rondins

Publié par Mathieu le 15 Avr 2026 à 8:43
« Je n'allais pas bien » : Vianney lâche le micro pendant 9 mois pour bâtir seul une cabane en rondins

Pendant que certains artistes enchaînent les plateaux télé entre deux albums, Vianney a choisi un chemin radicalement différent. Le chanteur de Pas là a disparu des radars musicaux pendant neuf mois. Pas pour un caprice de star ou un voyage au bout du monde. Non. Pour construire une cabane en rondins. Seul, à la campagne, sans aucune expérience en charpenterie. Et la raison derrière ce projet est bien plus profonde qu’un simple hobby.

Quand un chanteur troque le micro pour un marteau

L’histoire commence il y a plusieurs mois, quand Vianney prend une décision que personne ne voyait venir. L’interprète de Je m’en vais quitte la scène musicale et s’installe à la campagne avec sa famille. Sur Instagram, il confie alors quelque chose de très personnel à ses millions d’abonnés : « Je n’allais pas bien. »

Trois mots qui résonnent fort. Pas de long discours, pas de conférence de presse larmoyante. Juste un constat brut, honnête. Le chanteur, qui avait déjà été victime d’un accident marquant par le passé, traverse une période sombre. Et c’est un projet complètement inattendu qui va lui servir de bouée de sauvetage : bâtir de ses propres mains une cabane en bois.

« Ce projet, c’est ce qui allait me permettre de rester debout, libre et moi-même », explique-t-il. Une phrase qui dit tout sur son état d’esprit à ce moment-là. Il ne s’agit pas de bricolage du dimanche. C’est une thérapie. Une reconstruction — au sens propre comme au figuré.

Le parallèle avec d’autres artistes qui ont choisi de mettre leur carrière entre parenthèses est frappant. Adele avait aussi décidé de faire une pause, tout comme Soprano qui a annoncé la fin de sa carrière. Mais Vianney, lui, a choisi de transformer son mal-être en quelque chose de tangible, de concret. Quelque chose qu’on peut toucher.

Seul sur le chantier, zéro expérience

Vianney sur scène devant un micro, dans une veste en jean, pointant son doigt vers sa tempe

Soyons clairs : Vianney n’est pas fils de menuisier. Il n’a jamais posé une charpente, jamais manié un rabot professionnellement. « Je suis seul sur ce chantier et je n’ai pas d’expérience. Alors je reconnais que je vais de difficultés en difficultés », écrit-il sur Instagram. Et c’est justement ça qui rend le projet aussi fascinant.

Imaginez un artiste habitué aux salles de concert, aux équipes techniques, aux projecteurs. Le voilà seul dans un champ, armé d’une scie et d’un marteau, face à des rondins de bois qui ne vont pas se monter tout seuls. Pas de chef de chantier, pas d’ouvrier, pas de triche. Juste lui et sa détermination.

Chaque jour, qu’il pleuve ou qu’il vente, Vianney est au travail. Il documente tout sur ses réseaux sociaux, et ses fans suivent l’évolution du chantier comme une série Netflix. Les publications sont très suivies, les commentaires d’encouragement affluent par milliers. On est loin de l’image lisse et marketée de la star qui poste des selfies depuis un hôtel cinq étoiles.

Cette authenticité tranche avec le monde du showbiz. Pendant que certains artistes traversent des épreuves plus dramatiques — on pense à Kendji Girac et ses problèmes de santé ou à Clara Luciani frappée par la maladie —, Vianney montre qu’on peut aller mal sans s’effondrer. À condition de trouver le bon exutoire.

Mais neuf mois de labeur solitaire, c’est long. Et le résultat, personne ne le connaissait. Jusqu’au dimanche 12 avril.

Le jour où tout s’est dévoilé

Vianney souriant en sweat bleu marine, gros plan visage

Ce dimanche-là, Vianney publie la photo que tout le monde attendait. Sa cabane en rondins est terminée. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat force le respect. On ne parle pas d’un abri de jardin bancal monté avec des palettes récupérées. On parle d’une vraie construction en bois, solide, chaleureuse, construite de A à Z par un homme qui ne savait même pas planter un clou droit neuf mois plus tôt.

Ses mots accompagnent la photo, et ils sont à la hauteur du projet : « Après 9 mois inoubliables, j’y suis enfin arrivé. De découvertes en difficultés, de satisfactions en guérison. Aujourd’hui je regarde cette cabane, je la remercie et je l’aime, comme si on avait grandi ensemble. »

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La métaphore des neuf mois n’échappe à personne. Comme une grossesse, ce projet a accouché de quelque chose de nouveau — pas seulement une cabane, mais un Vianney différent. Reconstruit. Le chanteur qui a dévoilé ses refuges secrets entre océan et forêt semble avoir trouvé son ancrage.

Les fans, eux, sont en émoi. Des dizaines de milliers de likes, des commentaires qui saluent autant le travail physique que le courage de la démarche. Dans un monde où tout va vite, où les artistes sont sommés de produire en permanence, voir quelqu’un prendre le temps de construire — littéralement — est devenu presque subversif.

Mais Vianney n’a pas bâti cette cabane juste pour la contempler. Ce qu’il compte en faire est peut-être encore plus surprenant que sa construction.

Un studio d’enregistrement caché dans les bois

Cabane en rondins rustique dans une clairière forestière entourée d'arbres aux couleurs automnales

Car oui, la cabane a un secret. À l’intérieur, Vianney a installé un petit studio d’enregistrement. Un lit, un poêle et du matériel pour composer. Le plan : s’enfermer un mois entier dans sa cabane pour écrire de nouvelles chansons. Seul, au milieu de la nature, dans la structure qu’il a bâtie de ses mains.

L’image est puissante. Un artiste qui construit l’endroit même où il va créer. Chaque planche, chaque rondin porte la trace de son effort, de ses doutes, de sa guérison. Composer dans cet espace-là, ce n’est pas la même chose que réserver un studio à Paris. C’est écrire dans un lieu chargé de sens, imprégné d’une histoire personnelle.

Cette approche rappelle ce que font certains artistes pour retrouver l’inspiration. Daniel Guichard, par exemple, a adopté le camping-car pour fuir la routine des tournées. D’autres, comme Stromae, ont traversé des périodes de fragilité avant de revenir plus forts. Vianney s’inscrit dans cette lignée d’artistes qui acceptent de mettre leur vulnérabilité au service de leur art.

Pour ses fans, la nouvelle est doublement bonne. D’abord, leur chanteur préféré va mieux. Ensuite, de nouvelles chansons sont en route. Et pas n’importe quelles chansons : des morceaux nés dans une cabane en rondins construite à la sueur de son front.

Ce que cette cabane raconte de notre époque

Au-delà de l’anecdote people, l’histoire de Vianney touche quelque chose de plus profond. Dans une société où la santé mentale des célébrités est souvent traitée comme un tabou — ou pire, comme un argument marketing —, le chanteur fait un choix radical. Il ne se contente pas de dire « ça n’allait pas ». Il montre comment il s’en est sorti. Pas avec des mots creux ou des posts sponsorisés par une marque de bien-être. Avec du bois, des clous et neuf mois de travail physique.

C’est une démarche qui résonne particulièrement à une époque où le burn-out touche toutes les professions, où même les plus grands noms ne sont pas épargnés par les coups durs. Michel Drucker, Mimie Mathy, Dave… La liste des personnalités qui traversent des épreuves est longue. Vianney, lui, propose une réponse concrète : quand ça ne va pas, construis quelque chose.

Le retour de Céline Dion sur la scène musicale ou celui d’Amel Bent après sa tempête personnelle montrent que les comebacks les plus marquants naissent souvent des périodes les plus sombres. Celui de Vianney pourrait bien être le plus original de tous. Parce qu’avant de chanter à nouveau, il a d’abord appris à planter des rondins.

Une chose est sûre : quand le prochain album sortira, chaque note portera un peu de sciure de bois et beaucoup de résilience. Et ça, aucun producteur au monde ne peut le fabriquer en studio.

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