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« Je suis très organisée » : à 84 ans, Mercotte a déjà payé ses obsèques et tout donné à ses enfants

Publié par Hannah le 02 Oct 2026 à 10:27
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Elle a goûté, jugé et encouragé des centaines de gâteaux pendant 14 saisons. Aujourd’hui, Mercotte parle d’un sujet bien plus intime que la pâtisserie : sa propre disparition.

À 84 ans, elle affirme avoir réglé un détail que presque personne n’ose anticiper. Et la manière dont elle l’explique en dit long sur la femme qu’elle est.

14 saisons, puis un départ « par décence » : comment Mercotte a quitté le plateau

Pour comprendre cette confidence, il faut revenir à son départ. Après 14 saisons passées dans Le Meilleur pâtissier, Mercotte a choisi de s’éloigner de Cyril Lignac et du concours. Un choix qu’elle décrit comme mûrement réfléchi.

En août 2025, elle l’avait expliqué à TV Mag avec ses mots : « Je pense qu’il faut savoir s’arrêter à temps. » Elle disait s’amuser beaucoup pendant le tournage, être ravie et heureuse.

Mais selon elle, son âge avancé posait une question d’éthique. « J’ai décidé d’arrêter par décence, on va dire », avait-elle ajouté. Pas de brouille, pas de scandale : une sortie par la grande porte, à son rythme.

Sur M6, la place est désormais prise. Le duo formé par Roxane et Norbert Tarayre la remplace pour la prochaine édition de l’émission.

Loin du plateau, la reine des fourneaux n’est pourtant pas restée les bras croisés. Le 7 octobre, elle sort en librairies Les pâtisseries préférées de Mercotte, un livre qui prolonge sa carrière autrement.

C’est à l’occasion de cette actualité qu’elle a accordé un entretien à Ciné Télé Revue. Elle y raconte sa nouvelle vie, ses envies, et aborde un thème que les stars évitent d’ordinaire. Mais avant d’en arriver là, une question se pose : que fait-on de son temps quand on quitte la télé à 84 ans ?

Une retraite qui ne ressemble à aucune autre : « Je fourmille de projets »

Les fidèles du Meilleur pâtissier peuvent se rassurer : Mercotte est en forme et dit aller très bien. Elle reconnaît toutefois qu’elle n’est « plus autant qu’avant » dans sa cuisine pour concevoir ses pâtisseries.

Cela ne signifie pas qu’elle s’ennuie. Au contraire, son agenda reste dense, et elle le revendique avec une pointe d’humour.

« À mon âge, j’ai assez donné ! Mais je fourmille de projets en permanence. Mon emploi du temps est toujours bien chargé, et c’est ce qui me donne la pêche », a-t-elle assuré. Une phrase qui résume son état d’esprit : rester occupée pour rester vive.

Cette façon de regarder droit devant elle explique aussi son rapport à la fin de vie. Chez certaines personnalités, le sujet des dernières volontés devient public, parfois avec émotion, comme quand Patrick Sébastien a dit où il souhaitait être enterré.

Chez Mercotte, le ton est différent. Pas de tragédie, pas de grande déclaration : une organisation presque pragmatique, dite avec le sourire.

Elle espère que ce moment viendra le plus tard possible. Jacqueline Mercorelli, de son vrai nom, a pourtant déjà tout prévu pour sa disparition. Et c’est là que sa confidence prend tout son sens.

Interrogée sur le sujet dans Ciné Télé Revue, elle a lâché, avec un naturel désarmant : « Ça viendra quand ça viendra. J’ai donné tout ce que j’avais à donner à mes enfants et j’ai même déjà payé mes obsèques. Je suis très organisée. »

Dossier de papiers soigneusement ficelé posé près d'une tasse de thé

Obsèques réglées, enfants servis : la logique très concrète de Mercotte

Cette confidence tient en deux gestes concrets, et les histoires d’héritage de célébrités montrent à quel point ils sont rares. D’un côté, Mercotte affirme avoir déjà donné à ses enfants tout ce qu’elle avait à leur donner. De l’autre, elle a payé elle-même ses obsèques.

Le message est limpide : pas question de laisser des problèmes d’argent à son entourage après sa mort. Pas de facture à régler dans l’urgence, pas de démarches à improviser au pire moment.

Ce n’est pas un hasard si elle insiste sur son sens de l’organisation. Dans sa bouche, la prévoyance est une forme de délicatesse envers les siens.

Le plus frappant reste le ton. « Ça viendra quand ça viendra » : la phrase balaie toute morbidité. Elle sépare la question pratique de la peur, comme si anticiper permettait justement de vivre plus légèrement.

Selon la source, c’est même un moyen pour elle de profiter de la vie avec ses proches en toute tranquillité. Une fois l’essentiel réglé, il ne reste que les bons moments.

Ce n’est donc pas une confession sombre, mais un choix de vie assumé. Reste à savoir ce que cette liberté change dans sa relation avec les siens, et la réponse est plus nuancée qu’on ne l’imagine.

Dix petits-enfants et une liberté assumée : ce que cette prévoyance dit de sa famille

Mercotte a désormais davantage de temps pour sa famille, mais elle avoue sans détour qu’elle n’est « pas souvent présente ». Elle a dix petits-enfants, dont les plus grands ont déjà plus de 30 ans.

Avec les derniers, âgés de 10 et 13 ans, elle se sent un peu plus grand-mère. Les autres travaillent et ont leur propre vie. Elle l’explique simplement, sans amertume.

Son principe tient en une phrase : elle a toujours été « une femme indépendante » et a élevé ses enfants pour qu’ils soient, eux aussi, très autonomes. Dans cette logique, payer ses obsèques paraît presque évident : chacun mène sa vie, personne ne doit dépendre de personne.

Cette relation n’est pas fusionnelle, mais elle ne gâche rien. « Quand on accepte de laisser sa liberté à chacun, on apprécie d’autant plus les bons moments en famille », a-t-elle assuré. Une mamie gâteau, certes, mais à sa façon.

On est loin des confidences déchirantes que certains font sur leurs enfants, comme celles de Faustine Bollaert sur la parentalité. Ici, la tendresse passe par la confiance et le respect de l’espace de chacun.

Et la fin de vie, quand on vous la raconte ainsi, peut aussi être une histoire d’amour discrète. D’autres témoignages, comme celui de Dominique Tapie sur les derniers mots de Bernard, montrent combien ces moments marquent les proches.

À surveiller maintenant : la sortie de son livre le 7 octobre, et la prochaine édition du Meilleur pâtissier, sans elle.

À 84 ans, Mercotte a donc prouvé qu’on peut parler de la mort sans trembler : elle a tout donné, tout payé, et garde le meilleur pour la vie. Et si cette sérénité vous a touché, ce qu’une femme a découvert en faisant ses adieux à sa mère vous laissera sans voix. Quant à ceux qui croient qu’on connaît toujours la fin, l’homme de 88 ans qui respirait encore chez le croque-mort prouve le contraire.

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