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Michael Jackson : son ancien collaborateur affirme qu’on lui a demandé de détruire un sac rempli de preuves

Publié par Cassandre le 08 Juin 2026 à 10:26

Un sac de sport Nike, un magazine nudiste et des cercles au marqueur autour de commandes de vidéos impliquant des enfants. Voilà ce que décrit un ancien collaborateur de Michael Jackson dans le nouveau documentaire Netflix. Son témoignage, accompagné d’images qu’il a lui-même filmées, relance une controverse que beaucoup pensaient enterrée depuis vingt ans.

Michael Jackson : sa « seconde famille » l'a défendu pendant 25 ans — quatre d'entre eux l'accusent désormais d'abus sexuels

Un documentaire qui rouvre le dossier le plus sensible de la pop

Michael Jackson : Le Verdict est disponible sur Netflix depuis le 3 juin. Ce documentaire en trois épisodes revient sur le procès de 2005, celui qui s’était soldé par un acquittement sur tous les chefs d’accusation. Mais dix-sept ans plus tard, les zones d’ombre n’ont pas disparu.

Le documentaire donne la parole à des témoins qui n’avaient, jusqu’ici, pas tout dit publiquement. Certains parlent pour la toute première fois devant une caméra. Et parmi eux, un homme dont le récit est particulièrement difficile à entendre.

Ce n’est pas la première fois que l’univers de Neverland est scruté. En 2019, Leaving Neverland avait déjà provoqué un séisme médiatique. Plus récemment, quatre frères et sœurs ont raconté 25 ans d’abus attribués au chanteur. Mais cette fois, le témoin a apporté ses propres images.

« J’ai cru en son innocence… jusqu’à ce que je n’y croie plus »

Sac de sport Nike ouvert avec un magazine annoté au marqueur rouge sur une table en bois

Vincent Amen a travaillé avec Michael Jackson entre 2002 et 2003. Dans le documentaire, il résume son parcours en une phrase limpide : « Je l’ai défendu. J’ai cru de tout cœur en son innocence jusqu’à ce que je n’y croie plus. »

Ce basculement, il l’attribue à un événement précis. Après l’arrestation de la star, les perquisitions se multiplient autour de son entourage. C’est dans ce contexte que Frank Tyson, alias Frank Cascio, entre en scène. Le nom des Cascio est bien connu de ceux qui suivent l’affaire — cette famille que Jackson considérait comme sa « seconde famille » est aujourd’hui au centre de multiples accusations.

Tyson, que Jackson traitait comme un fils, était son assistant personnel. « En gros, il devait faire tout ce que Michael voulait », résume Amen. Une loyauté décrite comme totale, presque inconditionnelle. Et c’est lui qui tend un jour un sac de sport Nike à Vincent Amen en lui demandant simplement de « s’en débarrasser ».

Mais avant de s’exécuter, Amen décide d’ouvrir le sac. Ce qu’il découvre à l’intérieur le stoppe net.

Un magazine, des cercles au marqueur et des vidéos d’enfants

Vincent Amen raconte avoir trouvé un magazine nudiste intitulé Naturally. Ce n’est pas le magazine en lui-même qui le trouble, mais ce qu’il remarque à l’intérieur. Des cercles tracés au marqueur indélébile entourent certaines commandes de vidéos. Des vidéos représentant des enfants nus.

« Quelqu’un voulait ces vidéos, il a entouré celles qu’il voulait », dit-il face caméra. « Ces vidéos montraient des enfants nus. Certaines avec leur famille, d’autres juste des enfants nus. » Amen prend alors une décision qui donne à son témoignage un poids particulier : il filme le contenu du sac pour documenter la scène.

Des photos impliquant les Cascio avaient déjà relancé les accusations ces derniers mois. Mais ici, ce sont les propres images du témoin qui appuient ses déclarations. Un niveau de preuve rarement atteint dans ce type de témoignage rétrospectif.

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Et ce n’est pas le contenu du sac qui achève de convaincre Amen. C’est ce que Frank Tyson lui dit ensuite.

La phrase de Frank Tyson qui a tout fait basculer

Toujours selon Vincent Amen, Frank Tyson lui aurait expliqué que c’était Michael Jackson lui-même qui entourait les vidéos dans le magazine. Tyson les commandait ensuite pour lui, puis ils les regardaient ensemble.

« Quand j’ai entendu ça, je n’en croyais pas mes oreilles », confie-t-il dans le documentaire. « J’étais très contrarié. Après avoir découvert ça et y avoir longuement réfléchi, j’ai pensé que Frank était tellement proche de Michael qu’il le couvrait. »

Pour Amen, c’est le déclic. L’homme qui avait défendu la star bascule de l’autre côté. Son portrait de Tyson est celui d’un homme rencontré enfant par Jackson, qui a gravi les échelons jusqu’à devenir indispensable. Une position qui soulève des questions sur les mécanismes de protection autour de l’artiste.

Portail en fer forgé d'un ranch privé au crépuscule avec lumière dorée filtrant à travers les arbres

Un autre accusateur du documentaire Netflix a décrit des détails intimes que personne ne pouvait inventer. Les témoignages convergent, et le tableau devient de plus en plus difficile à ignorer.

Un héritage qui se fissure un peu plus à chaque témoignage

Le documentaire arrive à un moment charnière pour la mémoire de Michael Jackson. D’un côté, des millions de fans continuent de défendre farouchement son innocence. De l’autre, les récits s’accumulent. Un homme qui avait 9 ans sur les genoux de la star a récemment pris la parole pour la première fois en trente ans.

Netflix ne tranche pas. Le documentaire donne la parole à plusieurs témoins aux positions différentes, y compris des défenseurs du chanteur. Mais le témoignage de Vincent Amen, appuyé par ses propres images, ajoute une pièce de plus à un dossier que beaucoup auraient voulu voir définitivement clos.

D’autant que l’affaire dépasse aujourd’hui le seul cadre judiciaire. La propre fille de Jackson a refusé de cautionner le biopic consacré à son père, déclarant préférer « l’honnêteté aux ventes ». Un signe que même au sein du cercle familial, le récit officiel ne fait plus consensus.

L’affaire Michael Jackson, manifestement, est loin d’être close. Le verdict de 2005 a peut-être prononcé un acquittement, mais vingt ans plus tard, c’est le tribunal de l’opinion qui continue d’instruire. Et les preuves, elles, continuent de s’accumuler.

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