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L’ex de Katy Perry, Russell Brand avoue avoir couché avec une ado de 16 ans

Publié par Cassandre le 23 Avr 2026 à 15:48

Déjà accusé de viol et d’agressions sexuelles par plusieurs femmes, l’humoriste et acteur britannique Russell Brand vient de faire une confession qui relance la polémique. Lors d’une interview télévisée, l’ex-compagnon de Katy Perry a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec une jeune fille de 16 ans alors qu’il en avait 30. Une déclaration qu’il tente de justifier par la loi britannique, mais qui soulève bien d’autres questions.

russellbrand

Une confession en pleine tempête judiciaire

C’est face aux caméras du Megyn Kelly Show que Russell Brand a choisi de s’exprimer. L’acteur, connu pour ses rôles dans Forgetting Sarah Marshall et son mariage éclair avec Katy Perry, fait l’objet depuis plusieurs mois d’accusations graves portées par différentes femmes. Les faits présumés s’étalent sur une décennie entière, entre 1999 et 2009.

Les plaintes incluent une accusation de viol, plusieurs signalements pour agressions sexuelles et une plainte pour atteinte à la pudeur. Brand nie en bloc l’ensemble de ces allégations. Mais c’est au milieu de cette défense qu’il a lâché un aveu que personne n’attendait sous cette forme.

En évoquant ses relations passées, l’acteur a admis avoir eu, à 30 ans, un rapport sexuel avec une adolescente de 16 ans. Il a immédiatement précisé que la relation était selon lui « consentie » et conforme à l’âge du consentement en vigueur au Royaume-Uni, fixé à 16 ans. Légal, donc. Mais la question ne s’arrête évidemment pas là.

Si la loi britannique fixe effectivement l’âge du consentement à 16 ans, un écart de 14 ans entre les deux personnes — dont l’une est un homme célèbre et l’autre une adolescente — pose un problème que Brand lui-même semble reconnaître. Au cours de l’entretien, il a évoqué un « déséquilibre de pouvoir » lié à sa notoriété de l’époque.

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À la fin des années 2000, Russell Brand était l’un des comiques les plus en vue du Royaume-Uni. Présentateur télé, acteur montant à Hollywood, personnalité provocante : son influence et son statut n’avaient rien de comparable avec ceux d’une jeune fille de 16 ans. Ce déséquilibre, il le qualifie aujourd’hui lui-même, sans qu’on le lui souffle.

Il a décrit son comportement passé comme « égoïste », reconnaissant ne pas avoir mesuré l’impact de ses actes sur les personnes concernées. Une période qu’il associe à des excès alimentés par la célébrité et des addictions bien documentées — alcool, drogues, sexe — dont il a parlé à de nombreuses reprises dans ses spectacles et ses livres. D’autres personnalités ont été confrontées à des accusations similaires ces dernières années, dans un contexte post-MeToo qui ne laisse plus rien passer.

Des accusations bien plus graves en toile de fond

L’aveu concernant l’adolescente de 16 ans, aussi troublant soit-il, n’est qu’une pièce d’un dossier bien plus lourd. Plusieurs femmes ont porté plainte contre Russell Brand pour des faits qui vont du harcèlement au viol. L’affaire est désormais entre les mains de la justice britannique, qui devra établir les responsabilités.

Le parallèle avec d’autres affaires récentes est difficile à ignorer. Comme dans le scandale qui a secoué la Suède ou l’affaire P. Diddy aux États-Unis, on retrouve un schéma où la célébrité et le pouvoir créent un terrain propice aux abus, et où les victimes mettent des années avant de pouvoir parler.

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Dans le cas de Brand, les accusatrices décrivent un homme qui se servait de son statut pour approcher des femmes, parfois très jeunes, et imposer des relations qu’elles n’étaient pas en mesure de refuser réellement. L’acteur conteste ces versions. Mais son propre aveu sur la relation avec l’adolescente donne du poids au profil décrit par les plaignantes.

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Katy Perry, son ex-épouse, n’a pas réagi publiquement à ces déclarations. La chanteuse a elle-même été visée par des accusations dans un tout autre contexte. Leur mariage, en 2010, n’avait duré que 14 mois avant un divorce éclair.

Un livre et une « rédemption » qui tombent à pic

Le timing de cette interview n’a rien d’anodin. Russell Brand assure actuellement la promotion de son dernier ouvrage, présenté comme un témoignage spirituel autour de la foi chrétienne. Depuis quelques années, l’acteur s’est reconverti en figure de la spiritualité alternative, accumulant des millions d’abonnés sur YouTube avec des vidéos mêlant développement personnel et théories contestées.

Sa prise de parole dans le Megyn Kelly Show s’inscrit dans cette stratégie de « rédemption » publique. Brand parle de ses actes passés comme d’« erreurs » qu’il dit devoir « reconnaître et expier ». Le vocabulaire religieux n’est pas un hasard : il correspond exactement à l’image qu’il cherche à projeter pour vendre son livre.

Le procédé est devenu classique chez les personnalités en difficulté. Reconnaître juste assez pour paraître honnête, emballer le tout dans un discours de transformation personnelle et compter sur le public pour distinguer cet aveu contrôlé des accusations plus graves qu’on continue de nier. La question est de savoir si la justice, elle, fera la même distinction.

Ce que la loi dit — et ce qu’elle ne dit pas

La défense de Russell Brand repose sur un argument juridique simple : au Royaume-Uni, l’âge du consentement est fixé à 16 ans. Avoir une relation sexuelle avec une personne de cet âge n’est pas un délit si elle est consentante. Mais la loi britannique prévoit aussi des dispositions spécifiques quand il existe une position de confiance ou d’autorité — enseignant, entraîneur sportif, figure d’autorité.

Dans le cas d’une célébrité et d’une adolescente, la jurisprudence est moins tranchée. Ce flou juridique n’empêche pas le débat éthique d’être, lui, parfaitement limpide. Un homme de 30 ans, célèbre et influent, qui couche avec une jeune fille de 16 ans, profite d’un rapport de force que la notion de consentement seule ne suffit pas à résoudre.

Les témoignages qui s’accumulent dans d’autres affaires de personnalités montrent que la frontière entre le légal et l’acceptable est de plus en plus scrutée par l’opinion publique. Et que les tribunaux, qu’ils soient judiciaires ou médiatiques, ne raisonnent plus uniquement en termes de code pénal.

Russell Brand risque gros. Pas seulement sur le plan judiciaire, où les accusations de viol et d’agressions sexuelles restent pendantes. Mais aussi sur le plan de la crédibilité : en avouant cette relation avec une ado tout en promouvant un livre sur la rédemption chrétienne, il joue un pari risqué. Celui de croire que le public acceptera de séparer l’homme repenti de l’homme accusé. L’affaire, elle, ne fait que commencer.

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