Condamné pour viol, Russell Brand aurait entendu des centaines de détenus scander son nom à Wandsworth
Quatre semaines de procès, un verdict, puis un fourgon cellulaire qui quitte le tribunal de Southwark. Pour Russell Brand, la vie a basculé jeudi dernier. Depuis, l’ancien comédien vivrait ses premiers jours derrière les barreaux dans une ambiance que personne ne lui avait décrite. Ce que des centaines de détenus lui crient chaque soir, et ce qu’on lui prédit déjà, se découvre plus bas.

Quatre semaines de procès, un verdict, une cellule : comment Russell Brand a atterri à Wandsworth
Tout commence jeudi, au tribunal de la Couronne de Southwark, à Londres. Au terme d’un procès de quatre semaines, Russell Brand a été reconnu coupable d’un viol et de trois agressions sexuelles. Il a 51 ans.
Le juge lui a signifié sans détour qu’il devait s’attendre à une lourde peine de prison. Le prononcé de la sentence est fixé à lundi, toujours à Southwark. En attendant, l’homme est détenu à la prison de Wandsworth, dans le sud de Londres, une des plus célèbres du Royaume-Uni.
Pendant le procès, il avait pris l’habitude de serrer une Bible entre ses mains. Ce détail, plusieurs médias l’avaient relevé. Il est aujourd’hui l’un des rares éléments familiers dans son nouveau quotidien.
Le témoignage de la première plaignante à l’audience avait donné le ton d’un procès suivi de très près. Les journalistes du Crime Desk, Caroline Cheetham et Liz Hull, étaient dans la salle chaque jour.
Mais c’est ce qui se passe depuis que les portes de Wandsworth se sont refermées qui nourrit les confidences recueillies par la presse britannique. Et le week-end, dans cette prison, a un rythme bien particulier.
Un week-end sans promenade, des heures d’ennui… et un nom que tout le monde connaît
Selon une source citée par le Mail on Sunday, les week-ends à Wandsworth sont longs. La prison manque de personnel, et les détenus sortent très peu de leur cellule. Il n’y aurait aucune promenade dans la cour.
Le calendrier serait strict : le dîner serait servi à 16 h 30, puis chacun retournerait en cellule jusqu’à 8 heures le lendemain matin. Près de quinze heures d’enfermement, à écouter les murmures du couloir.
Dans ce silence pesant, les prisonniers auraient trouvé de quoi s’occuper, toujours selon cette source. « Ils doivent bien se distraire quelque part », aurait-elle résumé. Et la distraction du moment aurait un visage connu.
Le détenu, lui, ne sortirait de sa cellule que pour chercher ses repas, avant d’y retourner aussitôt. La source le décrit comme « une ombre ». Il n’aurait même pas pensé à emporter un sac, et n’aurait donc aucun effet personnel.
Le directeur adjoint de la prison l’aurait reçu peu après son arrivée. Son conseil : s’attendre « au dur comme au doux ». Une formule qui, à la lumière de la suite, sonne comme un avertissement.
Et c’est là que, d’après le tabloïd, les choses se corsent. Le soir, des centaines de voix s’élèvent dans les couloirs. Le monde carcéral a ses propres codes, ses propres jugements, et ses propres rituels. Voici celui qui vise Brand.
D’après le Mail on Sunday, les détenus reprendraient en chœur un chant de stade, adapté à son nom de famille. Il jouerait sur le mot « Brand », « nouveau » en anglais, pour annoncer l’arrivée d’un « tout nouveau » détenu dans l’aile. Les paroles, très crues, se moqueraient de son assurance d’avant : « tu n’es plus si arrogant maintenant ».
Selon la source, ces chants seraient répétés plusieurs fois. Les mots exacts, truffés d’insultes, ne seront pas reproduits ici. Reste une scène : un homme seul dans sa cellule, et des centaines de voix qui scandent son nom.
Selon le journal, il en serait resté terrorisé, « recroquevillé de peur ». Une version que nous rapportons telle qu’elle est présentée, sans autre confirmation indépendante. Mais ce n’est que le début de ce que la source raconte.

Aile des « personnes vulnérables », cellule rudimentaire et un avertissement qui inquiète
Le sort réservé aux personnalités mises en cause par la justice n’est jamais anodin, en détention comme dehors. Pour Brand, la source évoque un parcours déjà tracé. Après sa première nuit dans l’aile d’accueil, il aurait été transféré dans l’aile des personnes vulnérables.
Ce quartier regroupe des détenus qu’il vaut mieux tenir à distance des autres. Les prisonniers lui donnent un surnom très injurieux, que nous ne reprenons pas. Les cellules y seraient décrites comme « inhumaines », dans une prison réputée pour sa vétusté et ses nuisibles.
Le quotidien matériel serait spartiate. La cellule comporte un petit lavabo en métal et des toilettes. Pour changer de vêtements, il devrait laver ses affaires lui-même dans son lavabo, faute de collecte régulière du linge.
Le séchage se ferait sur « le seul chauffage » du bâtiment : un tuyau qui court tout le long de l’édifice et traverse chaque cellule. Serviettes, T-shirts et chaussettes s’y accrochent. « Se laver est un luxe », glisse la source.
Mais le plus inquiétant n’est pas le confort. La source du Mail on Sunday prévient que, pour l’instant, il ne s’agirait que d’insultes. Elle ajoute aussitôt que cela ne garantit rien : si un autre détenu le croisait, ce ne serait peut-être pas qu’une affaire de mots, car « toute célébrité est une cible de choix ».
Elle s’attend aussi à ce qu’il soit bientôt approché par quelques détenus qui font la loi dans l’aile. Selon elle, il finirait sans doute par devoir « leur graisser la patte » pour vivre un peu plus en sécurité et plus confortablement.
Voilà donc le fond du récit : un chant humiliant, une cellule dénuée de tout, et la crainte d’un racket de protection. Le tout, d’après une unique source anonyme, dont les propos restent à prendre avec prudence.
Ce que la suite réserve : sentence lundi, prière et zones d’ombre
Premier rendez-vous, lundi. Russell Brand sera fixé sur sa peine à Southwark. Il y sera jugé pour un viol et trois agressions sexuelles, et le juge a déjà laissé entendre qu’il fallait prévoir du lourd.
D’ici là, un détail que la presse note : le détenu serait accueilli par l’aumônier de la prison. Le chroniqueur raconte que celui qui s’affiche en chrétien converti a prié avec lui dès son arrivée. La foi, pendant le procès, était déjà très visible.
Autre fait relevé : le Mail on Sunday explique qu’il ne s’attendait manifestement pas à partir en prison. Pas de sac, pas d’affaires. Une impréparation que la source juge frappante, au regard de l’avertissement du juge.
Autre question que beaucoup se posent : pourquoi les femmes du célèbre documentaire sur Brand n’ont-elles pas participé à ce procès ? La réponse existe. L’inspectrice Laura Nelson l’a donnée aux deux reporters du Crime Desk, dans un podcast que le média propose à ses abonnés.
Le dossier Brand n’est pas le seul à occuper l’actualité judiciaire du show-biz. Les affaires d’accusations visant des célébrités se multiplient, comme celle où la défense de Depardieu brandit un message pour tenter d’éviter son procès. Et dans le cas de Francis Renaud, une garde à vue pour viol, violences et harcèlement avait fait du bruit.
Pour Brand, lundi, tout se jouera en quelques minutes. La peine dira combien de temps il vivra dans cette aile, ou dans une autre. Et ce que sera, au fil des mois, la vie derrière ces murs.
Un chant, un tuyau de chauffage et une cellule sans rien : voilà ce que ses premiers jours auraient été, selon une seule source. Et si vous pensiez que seule la prison faisait tomber les masques, ce « chaperon » censé nettoyer derrière une star pourrait vous faire changer d’avis. Quant à savoir comment un simple détail peut tout faire basculer, cette vidéo de mariage sur YouTube mérite le détour.