Miss France : Sylvie Tellier répond cash aux accusations d’Élodie Gossuin dans son livre
Décembre 2001, scène de Mulhouse : Élodie Gossuin pose la couronne sur la tête de Sylvie Tellier, sourire aux lèvres. Une image de passation parfaite, presque fraternelle. Vingt-cinq ans plus tard, cette photo semble appartenir à une autre époque.

Car entre les deux anciennes reines de beauté, le torchon brûle. Et cette fois, c’est l’ancienne directrice du comité Miss France qui sort les griffes en public. Ce qu’elle révèle dans sa riposte remet en cause toute la version racontée par sa rivale.
Un livre qui rouvre une vieille blessure
Tout part d’un ouvrage. En décembre 2025, Élodie Gossuin publie Miss à nu, une autobiographie sans langue de bois où elle règle plusieurs comptes avec le monde des concours de beauté. Une phrase en particulier fait grincer des dents : « J’ai été blacklistée de Miss France pendant des années et des années ».
Miss France 2001 y explique avoir été tenue à l’écart des plateaux télévisés liés au concours pendant près de quinze ans. Sa conclusion est sans détour : cette mise au ban serait le fruit d’une rancune personnelle de Sylvie Tellier, remontant selon elle à l’élection de Miss Europe 2002. Une accusation lourde, qui ressuscite les tensions de l’ère Geneviève de Fontenay, période particulièrement clivante pour le concours.
La riposte cash de Sylvie Tellier
Face à cette charge, Sylvie Tellier n’a pas laissé filer. Le 21 juillet 2026, elle publie une vidéo sur son compte Instagram officiel où elle affiche une lassitude non feinte. « Je me défends, j’en ai marre », lance-t-elle, visiblement à bout d’endosser systématiquement le rôle de la méchante de l’histoire.
Elle ajoute, plus incisive encore : « J’en ai marre qu’on m’accuse toujours d’être responsable de tout. » Sur la jalousie supposée liée à Miss Europe, elle balaye l’hypothèse d’un revers de main, glissant en légende de sa publication : « Ne jugez jamais une histoire avant d’en avoir lu toutes les pages. »
Sa version des faits diverge radicalement de celle exposée dans le livre. Selon elle, l’absence télévisuelle d’Élodie Gossuin n’aurait jamais eu de motif personnel, mais une explication purement contractuelle, liée à un épisode que peu de gens ont en tête aujourd’hui, vingt ans après les batailles judiciaires du secteur.

2010, la scission qui a tout figé
Le nœud du problème remonte à l’année 2010, quand le comité Miss France connaît une scission historique. D’un côté Endemol, la société de production qui détient les droits du concours. De l’autre, Geneviève de Fontenay, surnommée la « Dame au chapeau », qui organise désormais des événements concurrents.
Élodie Gossuin choisit alors de soutenir cette dernière, en présentant plusieurs de ses concours rivaux. Endemol, engagée dans une bataille juridique frontale contre Geneviève de Fontenay, refuse logiquement de mettre en avant une égérie associée au camp adverse sur ses propres antennes.
Sylvie Tellier assume cette décision qui ne dépendait pas d’elle : « Si j’étais patronne d’Endemol, ça se saurait. » Une phrase qui déplace la responsabilité vers une décision d’entreprise, loin de toute vendetta personnelle entre les deux femmes, et qui contredit frontalement le récit tenu dans Miss à nu.
Elle rappelle aussi avoir multiplié les gestes de réconciliation au fil des années : invitations régulières aux galas de l’association Les Bonnes Fées, ou encore présence d’Élodie Gossuin dans le jury du centenaire de Miss France en 2020. Pour elle, ces preuves suffisent à balayer l’idée d’une guerre froide entretenue volontairement.
D’un côté un livre qui accuse, de l’autre une vidéo qui contre-attaque : la couronne passée en 2001 n’a jamais autant symbolisé une rivalité tenace. Reste à savoir si les deux femmes accepteront un jour de vider ce contentieux autrement que sur les réseaux sociaux.