Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

Casimir, Footix, la mascotte Nesquik… : l’homme derrière ces icônes de notre enfance s’est éteint à 85 ans

Publié par Hannah le 09 Sep 2026 à 8:48

Il était la voix, les mains et l’imagination derrière l’un des personnages les plus aimés de la télévision française. Yves Brunier, le marionnettiste qui a donné vie à Casimir dans L’Île aux enfants, s’est éteint à l’âge de 85 ans. Sa famille a confirmé la nouvelle mardi 8 septembre 2026. Mais derrière ce dinosaure orange gaffeur, il y a un parcours bien plus vaste que ce que la plupart des Français imaginent.

Un artisan discret derrière un géant de la télé

Né à Lyon en 1943, Yves Brunier quitte sa ville natale à 17 ans pour rejoindre Paris et étudier les arts appliqués. Il intègre ensuite la célèbre école de la rue Blanche, où il croise Marlène Jobert et Daniel Prévost, avant de se former aux côtés du marionnettiste Philippe Genty. Ce compagnonnage l’emmène jusqu’à l’univers de la télévision française, un monde qu’il ne quittera plus vraiment.

En 1974, le producteur Christophe Izard lui confie une mission particulière : imaginer un « monstre gentil » pour l’adaptation française de Sesame Street. C’est ainsi que naît Casimir, conçu, fabriqué et animé par Yves Brunier lui-même pendant huit ans, de la première émission du 16 septembre 1974 jusqu’à l’arrêt de la diffusion quotidienne le 30 juin 1982. Une aventure qui a marqué toute une génération, comme certains deuils de figures populaires continuent de le rappeler aujourd’hui.

Casimir n’était qu’une partie de l’histoire

Près de 1 000 épisodes plus tard, Casimir est devenu culte grâce à ses fameux « trois G » : gaffeur, gourmand et gentil. Son plat fétiche, le gloubi-boulga, est même entré dans le langage courant. Mais Yves Brunier n’a jamais été un homme à un seul personnage.

Au fil de sa carrière, il a imaginé et fabriqué entre 60 et 80 personnages différents. On lui doit Groquik, la mascotte de Nesquik, mais aussi Brok et Chnok dans Les Visiteurs du mercredi, ou encore les premières marionnettes satiriques du Bébête Show.

Un travail de fond, loin des projecteurs, qui a pourtant façonné l’imaginaire télévisuel de plusieurs décennies, un peu à la manière dont d’autres figures ont dû composer avec le poids de la notoriété et du silence médiatique autour de leur héritage.

casimir

De Footix aux costumes géants, un héritage insoupçonné

Sollicité par la publicité et les grands événements, le monde de la création visuelle lui doit aussi l’un des symboles les plus connus du sport français : Footix, la mascotte du Mondial 1998. C’est Yves Brunier qui a donné du volume au dessin original, en concevant les costumes à taille humaine de 2,10 mètres portés par des comédiens dans les stades et lors des cérémonies officielles.

Un travail d’orfèvre resté largement anonyme du grand public, contrairement aux personnages eux-mêmes, devenus de véritables stars sans jamais révéler le visage de leur créateur. Ce contraste entre notoriété du personnage et discrétion de l’artisan rappelle d’ailleurs comment certaines figures, à l’image de personnalités qui ont dû reprendre leur activité après une pause, restent dans l’ombre de leur propre création.

En janvier 2010, la France reconnaît enfin ce parcours en le nommant Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, pour l’ensemble d’une œuvre consacrée à l’enchantement des plus jeunes.

Casimir continuera de vivre dans la mémoire collective, gloubi-boulga inclus, bien après son créateur. Et vous, quel souvenir gardez-vous de ce dinosaure orange qui a bercé tant de mercredis après-midi ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *