« J’en ai rien à cirer » : David Lisnard dérape en direct sur LCI quand on lui parle du 17 octobre 1961
Lundi soir, David Lisnard était sur LCI pour parler des violences qui secouent plusieurs villes de France. Il pensait débattre de pillages. Une simple question d’étudiante a tout fait basculer.

Sa réponse, très crue, tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Mais le plus surprenant n’est peut-être pas la phrase elle-même : c’est ce qu’il a dit juste après.
Une question « simple » sur LCI, et le plateau de David Pujadas bascule
Lundi 19 octobre au soir, le candidat à la présidentielle, maire de Cannes et président de l’AMF, était l’invité de La Grande Confrontation, l’émission de David Pujadas. Face à lui, une étudiante proche de La France insoumise, Lola-Fleur Whittaker.
Jusque-là, on parlait des violences qui ont touché plusieurs villes depuis samedi. Le patron de Nouvelle Énergie défendait sa ligne, dans un débat déjà tendu. Pour comprendre l’ambiance, rappelez-vous le clash qui avait obligé David Pujadas à intervenir physiquement sur ce même plateau.
Puis la jeune femme lance : « Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu’il s’est passé le 17 octobre 1961 ? » Le ton de l’élu change aussitôt. Visiblement agacé, il répond sans filtre, dans une séquence que les amateurs de confrontations LCI ont vite repérée.
Que lui a-t-il répondu, exactement ?
« Je m’en fous, j’en ai rien à cirer » : la phrase qui enflamme les réseaux
Voici la réponse, telle que rapportée : « Non mais je m’en fous madame, j’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né, depuis il y a eu l’indépendance de l’Algérie. » Dans la foulée, il invoque ses amis : « J’ai des potes algériens, heureusement mes potes d’origine algérienne ils ont bien compris qu’on était passé à autre chose. »
Quelques secondes plus tard, il change de ton. « C’est très grave, c’est dramatique, mais c’était en 61 », concède-t-il. Selon lui, cette page d’histoire n’est « pas (son) problème aujourd’hui », puisque le débat portait sur l’actualité du week-end.
La séquence a explosé en ligne. L’essayiste Amine El-Khatmi a jugé la réponse « parfaite », estimant que la France n’avait pas à s’excuser sans cesse pour la colonisation. À l’inverse, d’autres internautes dénoncent un propos « violent » et « raciste ».
Dans la campagne qui s’annonce, les courses à la présidentielle 2027 se jouent aussi sur ce genre de moments. Mais que s’est-il vraiment passé en 1961 ?
17 octobre 1961 : ce que disent les historiens, et la polémique sur l’étudiante

Pour mesurer la portée de la phrase, il faut revenir aux faits. Ce soir-là, des Algériens manifestaient à Paris pour l’indépendance de leur pays. À l’heure où les sondages agitent déjà la présidentielle, l’Histoire reste un terrain miné.
Les policiers les ont réprimés sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Selon les historiens, d’une trentaine à 200 manifestants ont perdu la vie, leurs corps jetés dans la Seine, sans compter les nombreux blessés.
Le sujet a aussi une portée politique récente. En 2024, l’Assemblée nationale a approuvé une proposition de résolution condamnant le « massacre » du 17 octobre 1961. Emmanuel Macron a de son côté rendu hommage aux victimes, évoquant sur X « des faits inexcusables pour la République ».
Autre débat, parallèle : le profil de l’étudiante. Présentée par LCI comme créatrice de contenu politique, elle serait en réalité une militante insoumise, passée par une liste LFI dans le 15e arrondissement de Paris, à en croire un message de la journaliste Emmanuelle Brisson. Cette information circule sur les réseaux, mais reste à ce stade rapportée par une seule source.
Une question d’étudiante, une réponse brute, un recadrage de dernière minute : en quelques secondes, tout s’est joué. Et la polémique, elle, ne fait que commencer.
Si vous aimez les moments de télé qui dérapent, cette question sur LCI qui a plongé le plateau dans un silence glaçant va vous rappeler que l’antenne n’a pas fini de surprendre. Et pour voir une autre émotion en direct, le moment où David Pujadas a craqué en larmes mérite le détour.
- 20/10/2026 à 12:39Je suis un pied noir né en 1955 en Algérie et je suis tout à fait d'accord avec lui et parlons de tous les harkis restés en Algérie en 1962 et massacrés par leurs "frères" Algériens dès que la France a quitté le pays, sinon remontons en 1789, on ne va pas s'excuser et se battre le coulpe toute notre vie. Si 1961 est la base de la doctrine de LFI qu'ils aillent en Algérie et qu'ils nous lachent la grappe.
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