Gilets jaunes : un « acte II » prévu le 24 octobre, puis un « acte III » le 31

Les samedis de 2018 vont-ils revenir ? C’est en tout cas le pari de la coordination des Gilets jaunes. Elle vient d’annoncer une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi, avec un nom qui sonne comme un rappel : « acte II ». Mais ce n’est pas le seul rendez-vous inscrit au calendrier, et la date suivante en dit long sur leur ambition.
Un « acte II » qui rappelle 2018 : le mouvement veut s’installer dans la durée
La coordination des « Gilets jaunes » appelle à une nouvelle journée de mobilisation le samedi 24 octobre. Elle souhaite un retour des manifestations chaque semaine. Autrement dit, le pays vivrait de nouveau au rythme du samedi.
Le vocabulaire n’a rien d’anodin. Comme en 2018, lorsque le mouvement est né en France, la coordination parle d’« acte ». Un choix qui traduit, selon la source, la volonté d’inscrire cette mobilisation dans la durée.
Le contexte, lui, est tendu. Selon Le Figaro, des appels à manifester contre la flambée des prix des carburants se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Certains y voient une ressemblance avec le mouvement de 2018, même si les origines de cette mobilisation peu structurée restent troubles.
Le gouvernement, de son côté, a prolongé les aides pour les « gros rouleurs » et certains secteurs, comme la pêche, l’agriculture et le BTP. Il a en revanche refusé de généraliser ces aides, en invoquant la « situation des finances publiques ». Et la date suivante est déjà fixée.
Le 31 octobre : l’« acte III » est déjà sur le site des Gilets jaunes
Voilà l’information qui change l’échelle. Sur leur site, les Gilets jaunes annoncent déjà un « acte III » le samedi 31 octobre. Deux samedis d’affilée, donc, avant même que le premier ait eu lieu.
Ce calendrier à l’avance dessine une stratégie : montrer que la mobilisation n’est pas un coup d’éclat. Reste à savoir si elle sortira des réseaux sociaux, question que pose Le Figaro dans un décryptage. Jeudi matin, plus de 1 000 actions étaient recensées sur un site internet.
Le mouvement a aussi pris de l’épaisseur avec le ralliement de plusieurs figures historiques. Un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro indique que 88 % des Français estiment que le mouvement de 2018 peut renaître face à une nouvelle flambée des prix du carburant.
D’autres dates circulent aussi. Gilets jaunes et syndicats visent le même jeudi 5 novembre, avec un blocage reconductible dans l’air. Mais pourquoi la voiture met-elle toujours les Français dans la rue ?

Pourquoi la voiture rallume toujours la colère des Français
Avant le détail, un rappel : les appels à « l’arrêt total du pays » ont déjà montré à quel point la colère sociale circule vite en ligne. Mais avec les carburants, la mèche est encore plus courte.
Selon un décryptage du Figaro, dès que l’on touche à la voiture, les Français descendent dans la rue. En 2018, la baisse de la vitesse et la hausse du prix du diesel avaient provoqué l’embrasement du pays.
Un contre-point du journal avance que rien ne garantit que la colère sociale soit moins forte qu’en 2018. Le gouvernement, dans un contexte budgétaire déjà impossible, n’aurait entre les mains aucun levier suffisamment lisible pour y répondre.
Le mot d’ordre est donc posé : acte II le 24 octobre, acte III le 31. Samedi dira si l’appel prend. D’autres mobilisations sont aussi sur la table, comme cette grève des bus TCL à Lyon, qui rappelle que les déplacements peuvent vite se compliquer.
Reste la vraie inconnue : un mouvement sans structure claire peut-il tenir des semaines ? Réponse dans les prochains samedis. Et si la politique vous intrigue, ce que Natacha Polony n’exclut pas pour 2027 vaut le détour, tout comme la rumeur qui court autour de Brigitte Macron.