« Lunaire » : Raquel Garrido désigne l’extrême droite et les accélérationnistes derrière les émeutes sur LCI
Des poubelles qui brûlent, des policiers casqués, des vitrines brisées. Sur le plateau de LCI, les images des violences urbaines à Paris défilaient pendant que le débat s’enflammait. Raquel Garrido y a défendu une lecture que ses contradicteurs ont aussitôt contestée. Un échange vif, que le compte Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 a relayé en qualifiant la séquence de « lunaire ».

Sur LCI, une thèse qui fait bondir le plateau
L’écran est coupé en deux : à gauche, des scènes nocturnes de feux de véhicules, de tirs de mortiers et de pompiers au travail. À droite, les invités débattent en direct. Raquel Garrido, veste rouge, s’exprime avec de grands gestes.
Elle réagit d’abord aux propos du Premier ministre, qui évoque la nébuleuse de l’ultra-gauche. Selon elle, il est « probablement vrai » que de telles structures existent. Mais elle le trouve « un peu sûr de lui » sur la question.
Son argument : les services de renseignement évoqueraient, selon ses mots, « à peu près 2 000 hommes en armes » de la mouvance accélérationniste. Des gens d’extrême droite, dit-elle, qui voudraient provoquer la guerre civile. Et une objection lui est opposée aussitôt, sur un détail que personne n’avait vu venir, dans le post relayé par un compte qui ne retient pas ses coups.
ACAB sur les murs : le face-à-face qui tourne au duel
Car les échanges tendus ne sont pas rares sur ces plateaux, et celui-ci monte vite. Dans la rue, on ne les a « pas vus ces derniers jours », lui lance-t-on. Réponse de Raquel Garrido : ils seraient « tous fringués pareils ».
L’animatrice et ses invités ne lâchent pas. Quand on signe ACAB sur les murs, demandent-ils, sauf à vouloir tromper, c’est un signe de ralliement. Raquel Garrido rétorque que c’est justement « trop facile » de faire croire que d’autres sont les auteurs.
Reste la question des survivalistes, que l’on place « dans les bois ». Guillaume Farde est invité à expliquer le terme d’accélérationniste. Selon lui, il s’agit de provoquer la guerre civile, et que « les Français se mettent en colère contre la gauche, contre les banlieues ». La séquence s’achève sur un « bon, on a compris ».
Deux lectures s’opposent donc, sans preuve avancée à l’antenne de part ni d’autre. Si ce genre de passe d’armes vous scotche, ce que Lecornu pense des violences urbaines risque de relancer le débat. Et l’alerte du préfet de police sur les casseurs ajoute une pièce au dossier.