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À 41 ans, il attribuait son mal de dos au rugby : un accident totalement différent a révélé un cancer

Publié par Cassandre le 24 Sep 2026 à 21:46
Homme assis sur un lit d'hôpital se tenant le dos

Un mal de dos qui traîne, on connaît tous ça. Surtout quand on joue au rugby depuis plus de trente ans et qu’on a passé sa vie à encaisser des plaquages. Rob Houliston, 41 ans, n’a jamais imaginé que ce dos douloureux cachait autre chose qu’une simple fatigue musculaire. Jusqu’à ce qu’un accident totalement improbable ne fasse tout basculer.

Un mal de dos mis sur le compte du rugby

Installateur de systèmes de sécurité près d’East Grinstead, dans le West Sussex, Rob Houliston a commencé à ressentir des douleurs dans le dos au début de l’année. Rien d’alarmant pour un homme qui pratique le rugby depuis l’enfance. « Je me suis juste dit : bien sûr que j’ai mal au dos, je joue au rugby », confie-t-il, cité par The Sun.

Mais les semaines passent, et d’autres symptômes s’invitent. Rob se sent malade après chaque repas, perd l’appétit, et voit son poids fondre. En quelques mois, il perd près de 22 kilos. Il finit même par arrêter complètement le rugby, épuisé par des symptômes qu’il n’arrive pas à s’expliquer.

Comme souvent avec ce type de signaux discrets, personne autour de lui ne pense à une cause aussi grave. C’est un tout autre événement, sans aucun lien apparent, qui va tout révéler.

Un peu comme ces situations où l’on découvre un problème majeur par le biais d’un signe secondaire et non par le symptôme attendu.

Un accident avec un chien change tout

En juin, Rob est percuté entre les jambes par un chien. L’un de ses testicules enfle instantanément. « Je suis tombé comme un sac de pommes de terre, on a tous ri », raconte-t-il. « Mon testicule gauche est devenu énorme, comme une balle de tennis. J’avais du mal à m’asseoir, mais je me suis dit que ça allait passer. »

Ça ne passe pas. Rob se rend finalement au Princess Royal Hospital, où les médecins réalisent une échographie pour écarter un cancer testiculaire. Mais l’examen révèle autre chose : une veine dure et gonflée derrière le testicule enflé, signe potentiel d’un problème rénal. Un scanner confirme la présence d’une volumineuse tumeur.

Le diagnostic tombe : un carcinome rénal à cellules claires. La tumeur comprimait son estomac depuis des mois, expliquant nausées et perte d’appétit.

Ce genre de découverte fortuite rappelle à quel point le corps envoie parfois des signaux détournés avant qu’un diagnostic ne soit posé, un phénomène que la médecine documente régulièrement, y compris dans des cas où l’origine du mal reste longtemps difficile à établir.

Ballon de rugby posé seul dans un vestiaire vide

Un pronostic sombre, une détermination intacte

En juillet, Rob subit une opération de sept heures et demie pour retirer le rein touché et la tumeur. Il en ressort avec une cicatrice de 36 centimètres autour du torse. « Au moins c’est plutôt cool, on dirait une attaque de requin », plaisante-t-il.

La nouvelle est plus dure à encaisser : ce type de cancer ne répond ni à la chimiothérapie ni à la radiothérapie, et l’espérance de vie moyenne pour son cas est de quatre ans. Rob doit désormais suivre un traitement d’immunothérapie.

Mais il refuse de baisser les bras : « Quatre ans, ce n’est pas long, mais je ne vais pas abandonner. J’ai déjà battu un cancer très rare une fois. Celui-ci est rare aussi, et je le battrai encore.

» Enfant, il avait en effet survécu à un rhabdomyosarcome, une tumeur rare développée dans son oreille gauche à l’âge de six ans.

Sa famille a lancé une cagnotte GoFundMe pour lui offrir un voyage à Disneyland, qui a déjà récolté plusieurs milliers de livres. Rob espère aussi reprendre le travail, et pourquoi pas, remonter un jour sur un terrain de rugby.

Un dos douloureux, un accident absurde avec un chien, et un diagnostic que personne n’avait vu venir. L’histoire de Rob rappelle une évidence trop souvent oubliée : un symptôme banal peut cacher bien pire qu’une simple fatigue musculaire. À quand remonte votre dernier bilan de santé complet ?

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