Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Santé

Ce médicament que des millions de Français prennent chaque soir devient introuvable jusqu’à mi-octobre

Publié par Cassandre le 29 Sep 2026 à 9:29
Client inquiet devant une étagère de pharmacie vide

Votre pharmacien vous annonce qu’il n’a plus votre traitement habituel. Pour des millions de Français sous antidépresseurs, cette phrase est en train de devenir une réalité depuis plusieurs semaines. Un communiqué officiel, publié fin septembre, confirme une pénurie qui touche l’une des molécules les plus prescrites en France. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il existe une date de fin — et surtout, une marche à suivre précise si vous êtes concerné.

Un antidépresseur star touché de plein fouet

Gélules blanches éparpillées sur un comptoir de pharmacie

La fluoxétine est une vieille connaissance de la pharmacie française. On la retrouve dans les boîtes de Prozac® et ses génériques, prescrite chez l’adulte comme chez l’enfant de plus de 8 ans en cas de dépression, de troubles obsessionnels compulsifs ou de troubles du comportement alimentaire.

Elle se présente sous forme de gélules ou de comprimés, disponible uniquement sur ordonnance. Un médicament banal en apparence, mais dont l’absence soudaine bouleverse le quotidien de patients parfois sous traitement depuis des années.

Car depuis plusieurs semaines, impossible d’y échapper : les boîtes se raréfient sur les étagères des pharmacies françaises. Une situation qui n’est pas isolée dans le paysage sanitaire actuel, alors que d’autres traitements, comme le rappellent les alertes récentes sur les antidépresseurs, connaissent eux aussi des tensions préoccupantes.

Reste une question centrale, celle que tous les patients concernés se posent en ce moment même : jusqu’à quand, et surtout, que faire en attendant ?

Ce que dit officiellement l’ANSM

La réponse est arrivée le 25 septembre 2026, dans un communiqué de l’ANSM, l’agence du médicament. Elle y évoque des « tensions d’approvisionnement en lien avec des difficultés temporaires de production ». Une formule technique qui cache une réalité très concrète pour les patients : il est aujourd’hui plus compliqué de récupérer son traitement en pharmacie.

Certains établissements peuvent encore honorer les commandes, d’autres non, selon les stocks restants et les livraisons des laboratoires. Une situation qui rappelle d’autres épisodes de flux tendus, comme ceux vécus récemment avec certains traitements saisonniers menacés de rupture.

Le point le plus lourd concerne les nouveaux patients. L’ANSM le précise noir sur blanc : les prescriptions initiales de Prozac® sont actuellement bloquées. Autrement dit, il n’est aujourd’hui pas possible de débuter un traitement par cette molécule, sauf exception. Et cette exception, elle concerne un public bien précis, qu’on découvre dans la suite du communiqué.

La priorité accordée aux enfants change la donne

Cette exception, la voici : elle concerne les plus jeunes. L’agence est claire sur ce point, et le sujet mérite d’être creusé, un peu comme les révélations récentes sur certains médicaments sensibles qui touchaient particulièrement des publics fragiles.

L’ANSM explique que « les initiations doivent être réservées en priorité aux épisodes dépressifs chez les enfants à partir de 8 ans et les adolescents ». Une consigne qui n’a rien d’anodin : la fluoxétine est en réalité le seul antidépresseur indiqué dans le traitement de certains épisodes dépressifs chez l’enfant dès cet âge. Autrement dit, pour ce public spécifique, il n’existe aucune alternative officielle validée en première intention.

Pour les adultes déjà sous traitement, la situation est différente mais tout aussi anxiogène. Si votre pharmacien n’a plus de boîtes disponibles pour renouveler votre ordonnance de Prozac®, il ne faut surtout pas improviser seul une solution.

Le Dr Jérémie Kneubuhl, docteur en pharmacie, a justement alerté sur ce réflexe dangereux dans une vidéo récemment diffusée sur Instagram : « Surtout, n’espacez pas vos prises vous-même pour économiser les comprimés », insiste-t-il. Sa recommandation est claire : « Consultez rapidement votre médecin traitant ou votre psychiatre pour adapter temporairement votre prescription. » C’est ce professionnel de santé, et lui seul, qui pourra ajuster votre traitement sans risque de rechute.

Ce qu’il faut surveiller dans les prochaines semaines

Le retour à la normale est annoncé pour mi-octobre 2026, selon les autorités sanitaires. D’ici là, mieux vaut anticiper plutôt que de se retrouver en rupture totale la veille d’un renouvellement d’ordonnance.

Certaines pharmacies disposent encore de stocks, notamment pour les traitements pédiatriques prioritaires. D’autres redirigent les patients adultes vers un contact rapide avec leur médecin, seule voie légitime pour un ajustement temporaire de dose ou de molécule. Ce type de pénurie ciblée illustre d’ailleurs une fragilité plus large du système, un peu comme le montre l’essor inquiétant des pharmacies en ligne peu fiables qui profitent justement de ce genre de tension.

En attendant la fin annoncée de la crise, les autorités appellent à la vigilance et à la communication avec les professionnels de santé plutôt qu’à l’automédication. Une consigne qui vaut aussi pour d’autres traitements du quotidien, alors que le pays traverse une série de tensions plus larges sur l’accès aux soins en cette rentrée 2026.

Reste à voir si cette échéance de mi-octobre sera bien tenue partout sur le territoire, ou si certaines pharmacies resteront en tension plus longtemps que prévu.

Une chose est sûre : mieux vaut anticiper son renouvellement plutôt que découvrir la rupture au comptoir. D’ailleurs, si les pénuries de médicaments vous inquiètent, certains réflexes de précaution valent aussi pour votre placard à provisions. Et si vous pensiez que seuls les antidépresseurs étaient touchés, cette autre molécule très demandée fait elle aussi parler d’elle pour des raisons bien différentes.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *