Mondial 2026 : Combien gagnent les sélectionneurs ? Découvrez le montant de leurs salaires
Le Mondial 2026 s’ouvre le 11 juin avec un format XXL : 48 nations, trois pays hôtes et un casting de sélectionneurs digne d’un All-Star Game du coaching. Mais derrière les compositions tactiques se cache une autre hiérarchie, bien plus crue : celle des salaires. Et quand on découvre l’écart entre le mieux payé et le patron des Bleus, on comprend que tous les bancs de touche ne se valent pas.

48 équipes, des stars du banc et un budget colossal
Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde aligne 48 sélections. La phase finale démarre directement au stade des seizièmes de finale, un format inédit qui promet des matchs à élimination directe dès les premières semaines. Du 11 juin au 19 juillet, le continent nord-américain va vibrer au rythme de rencontres disputées aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Mais l’événement attire surtout un parterre de tacticiens hors norme. Carlo Ancelotti dirige le Brésil, Thomas Tuchel pilote l’Angleterre, Mauricio Pochettino est aux commandes des États-Unis. Ajoutez Julian Nagelsmann pour l’Allemagne, Marcelo Bielsa pour l’Uruguay et Didier Deschamps pour la France : rarement un Mondial aura réuni autant de noms ronflants sur la ligne de touche.
Un tel casting a un prix. Et ce prix, justement, donne lieu à un classement parallèle qui raconte beaucoup sur les moyens des fédérations. Certaines sortent le chéquier sans trembler, d’autres composent avec des budgets serrés. Le fossé entre le sommet et la base du Top 10 est déjà saisissant — mais attendez de voir ce qui se passe en dehors.
9,6 millions d’euros par an : Ancelotti écrase tout le monde
En tête du classement, Carlo Ancelotti et ses 9,6 millions d’euros annuels. L’ancien entraîneur du Real Madrid, passé par l’AC Milan, le PSG et le Bayern, touche presque le double de son premier poursuivant. Un salaire de star pour un technicien qui a tout gagné en club et qui vise désormais le seul trophée manquant à sa collection.
Derrière lui, Thomas Tuchel pointe à 5,86 millions d’euros avec l’Angleterre. Mauricio Pochettino complète le podium à 5,25 millions pour diriger les États-Unis, pays co-organisateur. Julian Nagelsmann, à la tête de l’Allemagne, émarge à 4,87 millions — un salaire colossal pour un sélectionneur de 38 ans.
Roberto Martinez (Portugal) et Fabio Cannavaro (Ouzbékistan) se partagent la même ligne à 4,06 millions d’euros chacun. Un duo surprenant : d’un côté, un sélectionneur qui dirige Cristiano Ronaldo ; de l’autre, un champion du monde 2006 reconverti dans un projet sportif inattendu en Asie centrale.
Didier Deschamps, lui, arrive septième avec 3,84 millions d’euros. C’est 2,5 fois moins qu’Ancelotti. Le patron des Bleus, qui dirige l’équipe de France depuis 2012, reste loin des sommets malgré un palmarès unique : un titre mondial en 2018 et une finale en 2022. Lionel Scaloni (Argentine, 3,02 millions), Marcelo Bielsa (Uruguay, 3,02 millions) et Ronald Koeman (Pays-Bas, 3,02 millions) ferment ce Top 10 à parts égales.

Les sélectionneurs africains, grands oubliés de cette hiérarchie
L’écart de moyens devient abyssal dès qu’on sort du Top 10. Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Algérie, touche 1,62 million d’euros par an. C’est six fois moins qu’Ancelotti. Et encore, c’est le mieux loti parmi les grandes nations africaines engagées.
Emerse Faé, qui a mené la Côte d’Ivoire au titre de champion d’Afrique en 2024, perçoit environ 900 000 euros annuels. Mohamed Ouahbi, successeur de Walid Regragui à la tête du Maroc — demi-finaliste du Mondial 2022 — doit se contenter de 660 000 euros. Et Pape Thiaw, sélectionneur du Sénégal, ferme la marche avec 552 000 euros.
Dit autrement, Ancelotti gagne en un mois ce que Pape Thiaw touche en un an. Le Brésil investit plus dans son coach que le Sénégal, le Maroc et la Côte d’Ivoire réunis. Ces chiffres posent une question que le football préfère souvent esquiver : les fédérations africaines peuvent-elles rivaliser à armes égales quand l’écart financier se creuse déjà sur le salaire de l’homme qui décide de tout ?
Au Mondial 2026, les tacticiens les plus chers ne seront pas forcément les plus brillants — Scaloni l’a prouvé en 2022 avec un salaire modeste et une étoile de plus sur le maillot argentin. Reste à savoir si cette édition XXL réservera d’autres surprises venues de bancs moins fortunés. Parfois, c’est celui qui a le moins qui a le plus faim.