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Ni Capri ni Ischia : cette île italienne aux maisons pastel reste secrète pour prolonger l’été en octobre

Publié par Ambre Détoit le 28 Sep 2026 à 15:46
Maisons colorées du port de Corricella à Procida

Dans la baie de Naples, tout le monde connaît Capri et ses falaises spectaculaires. Beaucoup moins de monde connaît sa petite sœur, celle qui ne joue pas la carte du glamour. Une île de quatre kilomètres carrés où les habitants vivent encore de la pêche, et où octobre devient le meilleur mois pour tout voir sans la foule.

Dans l’ombre de Capri, une île qui vit toute l’année

Procida se niche entre Naples et Ischia, mais elle n’a jamais cherché à leur ressembler. Sur son minuscule territoire s’entassent des maisons serrées, des jardins d’agrumes et des escaliers qui grimpent dans tous les sens. Contrairement à d’autres destinations qui misent sur l’automne pour se démarquer de Capri, Procida n’a rien eu à inventer : elle est restée elle-même.

Son titre de Capitale italienne de la culture en 2022 lui a offert un coup de projecteur inattendu. Mais l’essentiel n’a pas changé : c’est une île habitée à l’année, façonnée par les marins, les pêcheurs et les allers-retours vers le continent.

En octobre, quand les visiteurs à la journée se raréfient, cette vie ordinaire redevient le vrai spectacle. Reste à savoir où elle se donne le mieux — et la réponse tient dans un port qui a fait le tour du monde sans le savoir.

Le port aux couleurs codées que le cinéma a rendu célèbre

C’est Marina Corricella qu’on retient en premier. Des façades roses, jaunes, bleues et vert pâle dégringolent vers un quai sans voitures, pendant que les barques se serrent dans le bassin. Ce n’est pas un décor pensé pour Instagram : les couleurs servaient à repérer les maisons depuis la mer.

Le port a servi de cadre au film Le Facteur, mais il n’a rien d’un plateau figé. Filets qui sèchent, restaurants qui s’installent, voisins qui discutent : la scène continue de vivre comme si personne ne filmait.

Comme certaines villes italiennes méconnues voient leurs recherches exploser, Procida attire de plus en plus l’attention. Mais en octobre, les terrasses respirent enfin, et la lumière plus basse sculpte les façades différemment. Il faut juste accepter les marches : ici, on visite avec de bonnes chaussures, jamais en ligne droite.

Vue panoramique depuis Terra Murata sur le golfe

Terra Murata, la vue qui explique tout sur Procida

Depuis Corricella, plusieurs escaliers mènent à un point de vue qui, comme d’autres alternatives moins connues aux grandes capitales, révèle un panorama que peu d’îles italiennes peuvent offrir. Ce point culminant s’appelle Terra Murata, et il fait basculer la compréhension de l’île.

Ce bourg fortifié servait de refuge quand les raids menaçaient les côtes. On y trouve l’abbaye San Michele Arcangelo, des ruelles resserrées, et le Palazzo d’Avalos — une ancienne prison fermée en 1988, dont les horaires de visite varient selon les périodes.

Mais c’est la vue qui donne la clé du lieu : d’un côté Naples et le Vésuve, de l’autre Ischia et la silhouette plus sauvage de Vivara. En octobre, après une averse, le ciel peut être d’une netteté rare — même si le vent, lui, se rappelle qu’on n’est plus vraiment en été. Une veste légère reste indispensable, quel que soit le soleil affiché.

Ce qui change vraiment une fois l’été terminé

Les plages de Procida ne ressemblent pas aux cartes postales : le sable y porte l’empreinte volcanique de la baie. Chiaia s’étire sous des falaises face à Corricella, tandis que Pozzo Vecchio, surnommée la plage du Facteur, forme une crique plus isolée. À l’ouest, Ciracci et Chiaiolella ouvrent des horizons plus larges, un peu à la manière des criques que l’on retrouve sur certaines plages italiennes très prisées l’été.

En octobre, la baignade reste possible les jours calmes, mais elle n’a plus rien d’automatique. Les établissements saisonniers ferment, la surveillance diminue, et un coup de vent peut suffire à changer la donne — un peu comme sur d’autres littoraux italiens réputés, mieux vaut vérifier les drapeaux avant de se jeter à l’eau.

Reliée par un pont, l’îlot voisin de Vivara, ancien cratère volcanique classé réserve naturelle, se visite sur réservation selon les jours. Depuis Chiaiolella, son contour structure le paysage même sans y entrer — un bon spot pour un déjeuner face au coucher de soleil.

Procida n’a jamais cherché à être une Capri en modèle réduit. Elle propose autre chose : des maisons qui servent encore à la pêche, un port qui n’a pas besoin du cinéma pour exister, et un mois d’octobre qui rend tout cela plus vrai encore.

Avant de réserver un ferry depuis Naples ou Pozzuoli, un coup d’œil sur La Chaîne Météo Voyage évite les mauvaises surprises côté mer agitée. Et si l’automne italien vous a donné le goût des escapades hors des sentiers battus, ce sentier croate en pierre sèche mérite lui aussi le détour.

Reste une question que beaucoup de retraités français se posent chaque automne : pourquoi certains expatriés finissent par rentrer au pays plutôt que de s’installer définitivement au soleil.

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