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Un chat sphynx de 3 ans meurt en soute sur un vol Nice-Bruxelles, Brussels Airlines ouvre une enquête interne

Publié par Elsa Fanjul le 06 Nov 2026 à 17:54
Jeune femme en larmes tenant une cage de transport vide

Voyager avec son animal, beaucoup de Français l’ont déjà fait. Mais pour Aurélie, 29 ans, le retour à Bruxelles s’est terminé dans un silence glaçant. L’un de ses deux chats sphynx, placé en soute à la dernière minute, n’a pas survécu au trajet. Que s’est-il passé pendant ces trois heures de vol, et que répond la compagnie ?

Deux chats, une limite de poids et un changement de dernière minute

Aurélie rentrait dans sa ville natale après trois ans passés à Cannes. Avec elle, ses deux chats sphynx, dont Raja, 3 ans et 8 mois, sans aucun antécédent de santé, selon RTL info.

Le plan initial était simple : garder les deux félins avec elle, en cabine. Sauf que, le 30 octobre, sur le vol Nice-Bruxelles, les deux animaux dépassaient la limite de poids réglementaire.

Résultat : les chats ont dû voyager en soute. Une option que la jeune femme n’avait pas choisie, mais qu’elle a dû accepter pour embarquer avec eux.

Ce genre de situation n’a rien d’exceptionnel dans les aéroports. Les compagnies fixent des règles strictes pour la cabine, et tout ce qui les dépasse part dans un espace séparé, comme cette touriste qui a cherché sa chienne échappée à Roissy.

Le vol a duré environ trois heures. Pendant ce temps, Aurélie n’avait aucun moyen de savoir comment allaient ses compagnons.

Et à l’arrivée, l’attente a pris un tour que personne n’avait prévu.

À l’arrivée, les autres animaux sortent. Pas le sien

À Bruxelles, les animaux voyageant en soute sont restitués les uns après les autres. Aurélie voit repartir ceux des autres passagers. Elle, rien. Pas de nouvelles, pas d’explication.

L’angoisse monte. Elle attend, elle demande, elle relance. Un détail l’a marquée, au point de le dire à RTL info : « Je pense sincèrement que si j’avais perdu mon bagage, on m’aurait répondu plus rapidement ».

Quand on lui remet enfin la cage, elle pense d’abord que son chat dort, peut-être sous l’effet d’un sédatif. Les cas de peur ou de stress intense en vol existent, et ce réflexe de se raccrocher à une explication douce est humain, comme dans cette histoire de chat enfermé dans un dépôt de bus qui s’en est sorti par miracle.

Mais un agent lui fait comprendre la réalité. Raja est mort.

Aurélie raconte que tout s’est arrêté d’un coup : « Ça n’a fait qu’un tour dans ma tête, je me suis effondrée ». Elle file chez un vétérinaire, avec l’espoir fou qu’il reste quelque chose à tenter.

Le verdict du vétérinaire tombe. Et il pose une question que personne n’ose formuler à voix haute.

Ce que le vétérinaire a constaté, et ce que personne ne saura peut-être jamais

Vingt minutes après la remise de la cage, Raja est examiné. Son corps est déjà raide et froid. Le médecin confirme que la mort remonte à plus d’une heure auparavant.

Autrement dit, le chat était probablement déjà décédé avant même d’être restitué, selon le récit rapporté par RTL info.

Reste la question centrale : pourquoi ? Une autopsie aurait pu apporter des pistes. Aurélie l’a déclinée et a fait incinérer son chat. Un choix compréhensible dans le choc du deuil, mais qui laisse le dossier sans réponse médicale.

Du côté de Brussels Airlines, la ligne est prudente. La compagnie lui a indiqué : « À ce stade, on ne sait pas encore ce qui s’est passé avec le chat et s’il y a une responsabilité de notre part ».

Une enquête interne a été ouverte pour déterminer les circonstances et d’éventuelles responsabilités. Aucune cause n’est établie à ce jour, et rien ne permet d’affirmer une faute.

Ce que la jeune femme reproche, elle, est plus concret : le manque d’accompagnement après le drame.

Cage de transport posée seule sur un tapis à bagages

Une enquête interne, aucune cause connue, et un reproche qui revient

Les transports aériens d’animaux sont déjà au cœur d’autres affaires, comme ces reptiles découverts dans une valise à Cologne. Ici, la question est tout autre : qui répond de ce qui se passe dans la soute ?

Pour l’instant, la réponse est floue. La compagnie parle d’enquête, sans conclusion rendue publique. Aurélie, elle, n’a ni cause de décès, ni excuses détaillées.

Le point précis qui la heurte, c’est la différence de traitement. Elle l’a dit à RTL info : un bagage égaré aurait, selon elle, obtenu une réponse plus rapide. Sa phrase résume le sentiment de beaucoup de propriétaires d’animaux, pour qui un chat n’est pas une valise.

Le dossier tient donc en quelques faits. Un vol Nice-Bruxelles le 30 octobre. Deux chats sphynx au-dessus de la limite de poids de la cabine. Un animal de 3 ans et 8 mois sorti sans vie. Aucune cause officielle connue.

La réponse à la question « que s’est-il passé ? » reste donc ouverte. Mais la jeune femme a un autre espoir, plus large.

Ce que la propriétaire espère voir changer pour les animaux en soute

Aurélie ne demande pas seulement des comptes. Elle espère que cette tragédie fera évoluer les conditions de transport des animaux. C’est ce qu’elle a confié, d’après la source.

Ce que cela pourrait impliquer n’est pas précisé : aucune mesure n’est annoncée pour l’instant. Seule l’enquête interne de la compagnie belge est confirmée.

Le sujet touche un nerf sensible, celui de la responsabilité envers les animaux confiés à autrui. On le retrouve dans des histoires très différentes, comme ce chat mort sur les rails à la gare de Lyon, où la question de la réaction des responsables a aussi fait débat.

Pour les voyageurs, le cas rappelle un point pratique : les limites de poids en cabine s’appliquent au total, et un dépassement envoie l’animal en soute. Mieux vaut vérifier les conditions de sa compagnie bien avant le jour du départ.

Enfin, il rappelle que certaines histoires d’animaux finissent mieux, et que le lien avec eux est plus profond qu’on ne le croit.

Reste à voir ce que dira l’enquête interne.

Un chat dans une cage, une soute, trois heures : l’histoire de Raja tient en peu de mots, mais elle laisse une question entière.

Et si vous aimez les récits d’animaux qui tiennent en haleine, ce que David, 70 ans, veut faire pour la chienne qui l’a retrouvé près d’un volcan vous réserve une tout autre émotion.

Quant au ciel, le destin de cette femme tombée de 10 000 mètres sans parachute vous fera regarder les avions autrement.

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