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Citroën dévoile sa 2CV électrique à 15 000 € pour 2028 : autonomie et puissance restent inconnues

Publié par Elsa Lepic le 05 Oct 2026 à 11:05
Petite citadine électrique orange rétro garée dans une rue parisienne

Elle a sillonné les routes de France dès 1948, et la voilà qui revient en version électrique. Citroën prépare une nouvelle 2CV à environ 15 000 €, dont les premiers teasers viennent de tomber. Silhouette, couleur, prix, usine : presque tout commence à se dessiner. Presque, car une donnée capitale manque encore à l’appel, et elle pourrait tout changer pour les futurs acheteurs.

Mondial de Paris 2026 : pourquoi la 2CV sort du garage maintenant

Citroën ne lâche pas ses images au hasard. Au Mondial de l’Automobile de Paris 2026, la marque dévoilera un concept annonçant une nouvelle 2CV électrique, clin d’œil assumé à l’icône née en 1948.

Cette étude de style s’inscrit dans le projet E-Car de Stellantis, consacré aux petites voitures électriques abordables, produites en Europe. Elle préfigure un modèle de série attendu en concessions vers 2028. Pour l’instant, Citroën n’en montre que des fragments, soigneusement choisis.

Le discours officiel est limpide. Le concept doit transposer l’esprit de la 2 CV dans le monde d’aujourd’hui, pour une mobilité « plus simple, plus accessible, plus humaine et plus désirable », selon Citroën. Joli programme, reste à voir comment il se traduira dans la réalité.

Car l’enjeu est là. La marque annonce une citadine 100 % électrique, pensée pour les déplacements du quotidien et très loin des grosses berlines coûteuses. Les futures « 4 roues sous un parapluie » renonceront à toute motorisation thermique.

Le pari est audacieux : pendant que l’Europe s’obstine sur l’électrique trop cher, Citroën vise exactement l’inverse. Une voiture simple, accessible, conçue pour répondre aux besoins essentiels.

Mais à quel prix, et où sera-t-elle fabriquée ? Les réponses sont déjà plus précises qu’on pourrait le croire.

15 000 €, une usine près de Naples et une catégorie qui fait débat

Autour de ces petites électriques, un autre débat plane : celui des batteries LFP et de la dépendance de l’Europe à la Chine. Un sujet qui concerne toute la filière des citadines abordables.

Côté industriel, la 2CV de série doit voir le jour en 2028. Sa production serait confiée à l’usine de Pomigliano d’Arco, près de Naples, où Fiat pilotera aussi une future mini-Panda cousine.

Stellantis compte par ailleurs sur une nouvelle catégorie réglementaire, la M1E, actuellement discutée à la Commission européenne. L’objectif : faciliter l’arrivée de ces modèles compacts. Rien n’est donc encore verrouillé côté réglementation.

Reste le nerf de la guerre : le budget. Citroën a promis un prix de base d’environ 15 000 € hors aides. C’est nettement sous la Citroën ë-C3, qui démarre aujourd’hui autour de 20 000 €.

Cette 2CV électrique viserait des rivales comme la Dacia Spring ou la Renault Twingo électrique. Certains scénarios évoquent même une homologation en quadricycle lourd, catégorie L7e, avec une vitesse limitée à 90 km/h en échange de normes de sécurité assouplies.

Alors, tout est réglé ? Pas vraiment. À ce stade, aucune précision n’est donnée sur la batterie, l’autonomie ni la puissance. Pour une voiture électrique, c’est l’essentiel qui manque : impossible de savoir ce qu’on obtiendra vraiment pour 15 000 €.

Voilà la zone d’ombre de ce retour très attendu. Pendant ce temps, les teasers, eux, en disent déjà beaucoup sur le style.

Gros plan sur un phare rond et un capot strié orange

Optiques rondes, poignées rotatives, teinte orange : ce que montrent déjà les teasers

Une conductrice a un jour décidé que sa Tesla neuve ne valait pas sa vieille Toyota : preuve que l’affection pour une voiture ne se décrète pas. Citroën l’a bien compris et mise sur la mémoire visuelle.

Les images publiées montrent une réinterprétation très fidèle de la silhouette de la 2CV. On distingue des optiques rondes sorties de la carrosserie, posées sur des ailes avant carénées, mais aplaties sur le haut pour un regard plus moderne.

Le capot bombé et strié reprend le motif emblématique de la 2CV de 1948. Le pavillon adopte une forme de « parapluie », avec un clignotant en hauteur sur une custode pleine, comme sur le modèle d’origine.

Les poignées de porte pivotables, fidèles au système rotatif de la « Deuche », font aussi partie des clins d’œil assumés. Ajoutez une teinte orange qui rappelle la série spéciale 2CV Spot.

Tout n’est pas à prendre au pied de la lettre. Les jantes spectaculaires et les pneus Michelin au marquage rétro très visible relèvent clairement du showcar. Certains feux arrière, entre formes rondes et rectangulaires, semblent pensés pour ne froisser aucun camp de passionnés.

L’ensemble laisse entrevoir une vraie volonté de renouer avec l’esprit « boîte à œufs » confortable de la 2CV d’origine. Le concept sera dévoilé en entier le 11 octobre à 19 heures, puis présenté au public le 12 octobre au Mondial.

Alors, cette 2CV sera-t-elle aussi séduisante sur la route que sur les teasers ? C’est précisément ce qu’on saura ensuite.

Ce qu’il faudra surveiller d’ici 2028

Le premier point de vigilance, c’est l’écart entre le concept et la version de série. Un showcar est toujours plus spectaculaire qu’une voiture produite en volume, et cet écart inévitable pourrait nourrir de fortes attentes chez les futurs acheteurs.

Le deuxième, c’est la fiche technique. Tant que la batterie, l’autonomie et la puissance restent inconnues, le chiffre de 15 000 € reste une promesse d’intention. Un peu comme quand une électrique qui annonce 960 km d’autonomie arrive en France : c’est la donnée technique qui fait la différence, ici encore absente.

Troisième enjeu : la réglementation. La catégorie M1E, discutée à Bruxelles, et l’éventuelle homologation en quadricycle lourd L7e avec vitesse bridée à 90 km/h pèseront sur le produit final. Le choix n’est pas anodin pour un usage quotidien.

Enfin, la concurrence. La Dacia Spring et la Renault Twingo électrique sont dans le viseur de Citroën, et la future mini-Panda produite au même endroit sera une cousine, pas forcément une alliée.

Reste le facteur émotionnel, impossible à chiffrer. Certains amoureux des anciennes voitures y voient un patrimoine : à 85 ans, un propriétaire dépasse 1,2 million de km avec la même Porsche 911. La 2CV, elle, a toujours séduit par sa simplicité.

Rendez-vous le 11 octobre pour la révélation complète, puis dans les concessions vers 2028 pour le verdict.

La 2CV revient avec ses ailes galbées, son prix de 15 000 € et un gros trou dans la fiche technique : le charme est là, les chiffres, pas encore. Et si les mystères de la route vous passionnent, saviez-vous qu’une simple erreur de réglage GPS peut coûter jusqu’à 80 € par trajet ? Quant à ceux qui aiment les mondes disparus, le parking souterrain d’il y a 50 ans réserve des surprises.

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