DeLorean s’envole enfin : mais ce qui va décoller en novembre n’est pas la voiture dont vous rêvez

Depuis Retour vers le futur, tout le monde a rêvé de voir une DeLorean quitter le bitume pour filer dans le ciel. Le 13 octobre 2026, la marque a annoncé qu’elle s’alignerait bel et bien sur une grille de voitures volantes. Mais ce qui va décoller en novembre n’a pas grand-chose à voir avec la machine que vous imaginez, et le vrai pari se joue ailleurs.
40 ans de rêve, une scène à San Francisco et une annonce qui fait lever la tête
Depuis le film, l’image est gravée dans toutes les têtes : une DeLorean qui arrache ses roues du sol et disparaît dans les nuages. Pendant des décennies, ce fantasme a vécu sur des affiches, dans des jeux vidéo et sur les réseaux sociaux. Jamais sur une vraie fiche technique.
Le 13 octobre 2026, sur la scène de TechCrunch Disrupt à San Francisco, DeLorean Motor Company a changé la donne. La marque a dévoilé la DeLorean Airspeeder Team, première équipe américaine de voitures volantes électriques, selon Motor1.
Cette équipe sera engagée dans l’Airspeeder International Series, un nouveau championnat de « voitures volantes ». Toujours selon Motor1, DeLorean devient ainsi le premier constructeur américain de ce sport automobile aérien.
Cameron Wynne, directeur de la marque, a résumé l’ambition avec une phrase taillée pour les fans : « Cela fait 40 ans que les gens imaginent une DeLorean dans le ciel. Nous avons décidé qu’il était temps d’arrêter de seulement l’imaginer. » Le message est clair, et l’effet d’annonce aussi.
Le timing n’a rien d’anodin. Les constructeurs multiplient les promesses sur la mobilité de demain, du Cybercab de Tesla, sans volant ni pédales, aux projets les plus fous. DeLorean, elle, a choisi de regarder vers le haut.
Mais que met-on exactement derrière l’expression « voiture volante » ? La réponse ressemble moins à un film des années 80 qu’à un drone géant lancé dans une course en trois dimensions.
Sans roues, avec des portes virtuelles : à quoi ressemble vraiment cette course à 200 km/h
La Airspeeder International Series repose sur des aéronefs électriques à décollage et atterrissage vertical, les fameux eVTOL. Pas de roues, pas de route. Ces machines, proches de drones de la taille d’une voiture, évoluent dans un circuit en trois dimensions.
Oubliez la piste peinte au sol. Les pilotes traversent des portes virtuelles projetées dans l’espace, comme un slalom invisible suspendu dans l’air. Les vitesses annoncées tournent autour de 200 km/h.
Pour voler roue dans roue sans se percuter, les appareils comptent sur des capteurs embarqués et des systèmes d’évitement de collision. Lidar, radar et intelligence artificielle se partagent le travail. Le tout forme un vrai laboratoire de mobilité aérienne électrique.
Le concept a été imaginé par l’entrepreneur australien Matt Pearson. Son idée : en faire un terrain d’essai pour la technologie de vol électrique, bien plus qu’un simple spectacle. DeLorean y trouve un terrain de jeu à son image, celui d’une marque qui a toujours aimé l’avenir.
La question de la place de ces engins dans nos vies reste entière, tout comme celle de nos déplacements au sol, où certains projets évoquent déjà une interdiction de rouler seul dans les grandes villes. La mobilité de demain se cherche encore.
Reste la grande question : qui construit l’appareil ? Le lancement est prévu à l’ouverture de la saison 2026-2027, en novembre 2026, avec un appareil standard, l’Airspeeder Mk3C, identique pour toutes les équipes. Autrement dit, la machine qui décollera sous les couleurs DeLorean ne sera pas vraiment la sienne.

Une livrée en 2026, puis un vrai prototype avec des étudiants : ce que DeLorean signe réellement
Une voiture mythique qui vole sans en être tout à fait une : le paradoxe rappelle cette Classe G décapotable à 1 million d’euros et sa garde au sol de 1,5 m qu’elle ne verra jamais. Chez DeLorean, la réalité est tout aussi nuancée.
Voici la réponse concrète. Sur la grille de novembre, DeLorean ne signera que l’identité visuelle de l’appareil. Le châssis reste celui de l’Airspeeder Mk3C, le même que chez les autres équipes nationales.
Mais l’histoire ne s’arrête pas à une belle peinture. Dès la saison 2027-2028, la marque prévoit de développer son propre appareil de course. Elle s’appuiera sur des étudiants en ingénierie de l’UC Berkeley et du Georgia Tech.
Ces équipes apporteront des ressources en conception et en analyse, avant que le premier châssis spécifique DeLorean ne rejoigne la grille. C’est à ce moment-là que le nom cessera d’être un simple habillage.
Cameron Wynne vise d’ailleurs plus loin que la mécanique. Il veut contribuer aux « cadres réglementaires, de sécurité et de conformité nécessaires » à la mobilité aérienne avancée, tout en faisant progresser la technologie de vol.
Ce partage des rôles éclaire le calendrier : la marque occupe la piste avec son image cette saison, pendant que le travail de fond démarre avec les étudiants. Reste à savoir ce que les fans pourront réellement espérer, et ce qui manque encore à l’appel.
Ce qui reste à révéler avant le départ de novembre
Soyons clairs : rien de ce qui a été annoncé ne ressemble à une DeLorean volante prête à recevoir une plaque d’immatriculation. Aucun modèle de série, aucun prix, aucune homologation route-ciel n’ont été évoqués, selon Motor1.
Plusieurs pièces du puzzle manquent encore. L’appareil définitif, la liste des pilotes et le programme sportif complet de la première saison restent à révéler avant le départ prévu en novembre 2026. De quoi surveiller les prochaines annonces de près.
Les amateurs de machines détournées ne seront pas dépaysés. On a déjà vu une Lancia Thesis abandonnée devenir une voiture de camping, preuve que les passionnés adorent réinventer l’automobile. Ici, c’est une marque entière qui se réinvente.
Car c’est bien là l’enjeu. DeLorean poursuit sa transformation d’icône rétro en marque de high-tech, pensée pour un public plus jeune qui n’a jamais croisé la DMC-12 neuve en concession.
La vitesse, elle, fait toujours rêver, y compris au sol : un ado a été flashé à 94 km/h en Citroën Ami, avec une amende salée pour ses parents. Là-haut, on parle de 200 km/h annoncés, mais dans un circuit balisé par des portes virtuelles.
Les fans, eux, verront déjà une machine aux couleurs DeLorean quitter le sol dans un championnat de compétition. En attendant de savoir jusqu’où ce pari fera vraiment décoller la marque.
La DeLorean volante n’est pas pour demain, mais son nom, lui, va bel et bien quitter le sol en novembre. Et si vous aimez les petits secrets que personne ne remarque, la lumière verte et la lumière orange sur le toit des taxis français cachent une histoire que peu de gens connaissent. Dernier détail éclairé : cette ampoule que 90 % des Français ignorent encore pourrait bien remplacer vos LED d’ici quelques années.