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À 26 ans, il construit une Lamborghini roulante dans le garage familial avec des pièces de récupération pour 1 800 €

Publié par Elsa Lepic le 06 Nov 2026 à 8:30
Réplique artisanale de supercar en tôle recyclée dans un garage

Une Lamborghini, ça coûte des centaines de milliers d’euros. Pas pour tout le monde, visiblement. Au Kerala, en Inde, un jeune ingénieur a décidé de contourner le problème avec ses mains, des nuits blanches et beaucoup de ferraille. Son budget, son moteur inattendu et le détail qui le distingue des autres bricoleurs : tout est dans la suite.

Un garage, des nuits blanches et un rêve de gosse

Bibin a 26 ans. Il est ingénieur en contrôle qualité, dans le Kerala, au sud de l’Inde. Un job sérieux, un quotidien rangé. Mais une passion qui ne l’a jamais lâché : les supercars.

Plutôt que de rêver devant des posters, il a choisi de passer à l’acte. Selon le site Supercar Blondie, il a construit sa propre version de la Lamborghini Huracán, à partir de pièces détachées et de matériaux recyclés. Un simple projet de passion au départ, devenu une réplique artisanale qui attire tous les regards.

Tout s’est joué dans le garage familial. Après ses heures de travail, Bibin s’y enfermait pour avancer, jour après jour. Le chantier, toujours d’après Supercar Blondie, aurait duré près de trois ans.

Trois ans de soirées sacrifiées, de tôle découpée, de fibre de verre poncée. Pas vraiment le genre de hobby qu’on abandonne au bout d’un mois.

Et il n’était pas seul dans l’aventure. Un membre de la famille a mis la main à la pâte, dans un détail que l’on ne devine pas du premier coup d’œil. Un peu comme cet autre passionné qui a bâti une Lamborghini grandeur nature dans son jardin, Bibin a fait de l’ingéniosité son seul carburant.

Du miroir de récupération au volant « made in Lambo »

Premier coup de main familial : son père a découpé des miroirs de récupération pour fabriquer les rétroviseurs. Pas de catalogue, pas de pièce neuve. Du système D à chaque étape.

Le véhicule n’a rien d’une maquette. Il est composé de tôle recyclée, de fibre de verre et de pièces automobiles usagées. Bibin a tout construit de zéro, pièce par pièce, contrairement à une restauration classique où l’on repart d’une base existante.

Côté look, la réplique ne fait pas semblant. Elle est dotée de portes en élytre, ces portes qui s’ouvrent vers le haut comme des ailes d’insecte, d’un volant inspiré de celui de Lamborghini et même d’un dispositif pour soulever l’avant du véhicule. Franchement, on y croirait presque.

D’autres passionnés ont déjà tenté l’exercice, comme un jeune Nigérian qui a cherché à fabriquer un véhicule à partir de métal recyclé. Mais là où beaucoup s’arrêtent à l’objet d’exposition, comme cette Golf GTI miniature qui prouve qu’un modèle réduit peut avoir une vraie fonction, Bibin a voulu aller plus loin.

Reste la grande question : qu’y a-t-il sous ce capot ? Le choix du moteur est la vraie surprise de cette histoire.

Selon Supercar Blondie, Bibin a installé un moteur de Maruti Suzuki Alto, une petite citadine populaire en Inde, ainsi que les roues du même modèle. Résultat : une supercar qui roule vraiment, à défaut de rugir comme une Huracán.

Mains découpant un miroir de récupération dans un atelier

1 800 euros : le budget qui fait tout basculer

On y vient, au chiffre qui a fait réagir la planète auto. Le projet aurait coûté environ 1 800 euros en matériaux et pièces de récupération. La source évoque aussi 1 800 dollars à un endroit : l’écart est minime, mais il mérite d’être signalé.

Dans tous les cas, l’ordre de grandeur reste le même. Quelques centaines de fois moins qu’une vraie Lamborghini. Même un ado qui transforme son garage en mini-usine n’aurait pas fait mieux côté débrouille.

Mais attention, pas question de promettre le grand luxe. Le confort du trajet n’est pas optimal, avoue la source. L’intérieur est basique, loin du cuir des voitures italiennes, et les sièges ne sont même pas rembourrés.

Autrement dit, on ne s’installe pas là-dedans pour un road trip de huit heures. Mais ce n’est pas le sujet.

Le vrai exploit, c’est qu’elle fonctionne. Bibin prouve qu’une supercar, ou du moins son apparence et son mouvement, peut naître d’une poignée de matériaux recyclés, d’un moteur de citadine et d’une patience à toute épreuve.

Et le chantier n’est pas terminé. Bibin estime qu’il reste encore 20 à 30 % du projet à accomplir. Ce qu’il compte faire de ce dernier quart reste, pour l’instant, un mystère.

Ce que le web pense déjà de sa Lamborghini maison

Sur internet, la réaction a été immédiate. Certains admirent son audace, d’autres le voient déjà comme un potentiel concurrent de Lamborghini, dans un élan de sympathie populaire.

Beaucoup se demandent ce qu’il pourrait réaliser avec davantage de moyens. La question reste ouverte, et l’histoire de Bibin donne des idées à plus d’un bricoleur. Certaines aventures, comme celle de ce chaton paralysé qui remarche grâce à des Hot Wheels, montrent que le système D peut aussi changer des vies.

Reste à voir ce que Bibin fera de sa création une fois terminée. Aucune annonce n’a été faite à ce sujet dans la source. Sa Lamborghini roule, c’est déjà beaucoup.

Le message, lui, est limpide : avec de la détermination, un garage et une famille impliquée, on peut transformer de la ferraille en rêve. Et un peu comme les chiffres fous de la Station spatiale internationale, certains projets défient l’imagination à force de persévérance.

Une Lamborghini à 1 800 euros, c’est surtout trois ans de passion. Et si vous vous demandez jusqu’où peut aller l’obsession, l’histoire de cet homme obsédé par un personnage de cinéma prend un tout autre chemin. Et pour retomber sur de bien plus douces émotions, ce couple qui a joué au Loto dès son premier rendez-vous a de quoi vous faire sourire.

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