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« Il faut vraiment avoir du culot » : tué à vélo à 16 ans, ses parents réclamés 8 000 € par le conducteur

Publié par Cassandre Jolivet le 21 Oct 2026 à 6:30
Femme au regard stupéfait devant la porte de sa maison

Un huissier qui sonne à la porte, c’est rarement bon signe. Mais pour Debby et Guy, parents belges endeuillés, ce courrier-là a ravivé une plaie jamais refermée. L’homme qui a renversé leur fils à vélo leur réclame de l’argent. Combien, pourquoi, et que répondent-ils ? Tout est dans les faits, et ils sont difficiles à croire.

Un adolescent de 16 ans, un vélo et une route belge en 2022

Lars Janssens avait 16 ans. En 2022, en Belgique, il circulait à vélo comme des milliers d’adolescents le font chaque jour.

Selon les informations rapportées par Demotivateur, il a voulu traverser la chaussée pour faire demi-tour. Au même moment, un automobiliste qui le dépassait l’a percuté. Lars est mort des suites du choc.

Les premiers éléments de l’enquête évoquent un détail lourd : le conducteur aurait consommé du cannabis. Sa concentration dans le sang aurait été plus de quatre fois supérieure à la limite autorisée.

Ce type de drame, la route en produit trop souvent. On pense à cette autre histoire où un mari a rattrapé le chauffard qui venait de tuer sa femme à vélo, et où la colère a pris le dessus sur la loi.

Ici, la famille a choisi une autre voie : attendre la justice. Elle attendait surtout une réponse claire sur la responsabilité du conducteur. Cette réponse est arrivée, et elle n’est pas celle qu’espérait la famille.

Un dossier classé, puis un huissier à la porte

La suite tient en une date : septembre 2025. Soit quatre ans après le drame, le parquet a classé le dossier sans suite.

Selon la source, les magistrats ont estimé que le conducteur n’avait commis aucune faute. Pas de poursuites pour la mort de Lars. Pas de poursuites non plus pour la consommation de cannabis, ce que Debby et Guy regrettent amèrement.

La loi peut d’ailleurs réserver des situations déroutantes, comme ce cas où un permis peut sauter sans jamais avoir touché un volant. Là, c’est l’inverse qui choque les proches : une mort, et aucune sanction.

Les parents pensaient avoir touché le fond. Puis un jour, un huissier a sonné chez eux. Il était envoyé par l’automobiliste lui-même.

Le message était simple : l’homme leur réclamait un peu moins de 8 000 euros. L’objet de la demande ? Réparer les dégâts causés à sa voiture lors de l’accident qui a coûté la vie à leur fils.

« Il faut vraiment avoir du culot » : la réaction de la famille

Vélo appuyé contre une glissière avec des fleurs au bord de la route

Le grand frère de Lars a raconté la scène au média belge HLN. Ses mots sont sans détour.

« Le conducteur responsable de l’accident a assigné mes parents en justice pour qu’ils paient les dommages causés à sa voiture. Il faut vraiment avoir du culot : tuer l’enfant de quelqu’un et ensuite demander des dommages et intérêts à ses parents. »

Il ajoute que la famille savait déjà que l’homme n’éprouvait aucun sentiment de culpabilité. Mais cette démarche, dit-il, « va encore plus loin ».

Sur les routes, certains comportements laissent parfois sans voix, comme ce conducteur flashé à 168 km/h sous cannabis avec une excuse pour le moins inattendue. Mais ici, la demande d’argent touche une famille qui enterre son enfant.

Reste un point que beaucoup oublient. Un classement sans suite n’est pas un procès. Aucun juge n’a tranché publiquement. Et c’est précisément sur ce vide que les parents veulent agir.

Ce que Guy et Debby comptent faire maintenant

Face à cette demande, Guy et Debby ont décidé de ne pas rester passifs. Ils vont poursuivre le conducteur en justice.

Leur objectif est précis. Le parquet a classé le dossier, mais cela ne remplace pas un jugement rendu après un procès. Les parents veulent donc que la responsabilité du chauffard dans la mort de leur fils soit examinée par un tribunal.

Le père, Guy, résume leur état d’esprit : « Nous voulons que justice soit faite. Ce n’est qu’alors que nous pourrons essayer de retrouver un peu de sérénité. »

Ce qu’il faut surveiller ensuite ? D’abord la réponse du tribunal à la demande des 8 000 euros. Ensuite, la suite donnée à l’action des parents. À ce stade, la source ne précise pas de calendrier.

D’autres affaires montrent à quel point le sentiment d’injustice peut peser, comme celle de Colette, 80 ans, déclarée positive à la cocaïne lors d’un simple contrôle. Et quand les assurances s’en mêlent, les factures peuvent aussi réserver des surprises : 132 millions d’euros par an payés par les automobilistes pour des trottinettes sans assurance.

Pour les proches de Lars, l’enjeu dépasse l’argent. Il s’agit de faire reconnaître, devant un juge, ce que le parquet n’a pas voulu poursuivre.

Un fils de 16 ans, une voiture à réparer et une facture envoyée aux parents : l’histoire de Lars dit tout de ce que l’absence de procès peut laisser derrière elle. Les parents, eux, n’ont pas dit leur dernier mot.

Et si vous croyez avoir tout vu en matière d’absurde sur la route, cette conductrice qui a roulé 50 km à contresens pourrait vous faire changer d’avis. Et vous ne devinerez pas ce que 22 moines avaient glissé dans leurs valises à l’aéroport.

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