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À deux pas de l’Acropole, une explosion fait s’effondrer un immeuble : cinq disparus

Publié par Elodie le 26 Sep 2026 à 20:24
Immeuble effondré après une explosion près de l'Acropole

Il est un peu plus de 7h30 ce vendredi matin quand une déflagration sourde secoue le quartier de Plaka, à Athènes. Vitres brisées, voitures endommagées, un immeuble entier réduit en gravats à quelques centaines de mètres de l’Acropole.

Les secours s’activent immédiatement, chien renifleur en tête, pour retrouver ceux qui pourraient être piégés sous les décombres — et ce qu’ils vont découvrir dans les heures suivantes va inquiéter bien au-delà de la Grèce.

Un quartier touristique millénaire frappé en plein cœur

Plaka est le plus vieux quartier d’Athènes, niché au pied de l’Acropole et à deux pas du temple de Zeus. Ruelles pavées, tavernes, petits immeubles anciens : c’est l’un des quartiers touristiques les plus fréquentés de la capitale grecque, traversé chaque année par des millions de visiteurs venus admirer les vestiges antiques tout proches.

C’est justement dans ce dédale de vieilles bâtisses qu’un immeuble de deux étages s’est effondré, vendredi matin, après une explosion d’une rare violence. Le souffle a été si puissant qu’il a brisé des vitres dans plusieurs rues alentour et endommagé des voitures garées à distance du bâtiment.

Selon la chaîne européenne Euronews, Plaka fait partie des quartiers qui attirent le plus de visiteurs dans toute la capitale grecque, ce qui explique l’onde de choc provoquée par l’incident bien au-delà des frontières helléniques.

Selon les pompiers grecs, au moins cinq personnes étaient toujours portées disparues plusieurs heures après le drame. Un couple de personnes âgées vivait au dernier étage de l’immeuble détruit.

Trois autres personnes, elles, auraient loué l’appartement du dessous pour un court séjour touristique. Reste à savoir si l’une d’entre elles se trouvait réellement sur place au moment de l’explosion — et la réponse à cette question va occuper les secouristes toute la journée.

Des touristes parmi les disparus ? Ce que l’on sait vraiment

Sur le terrain, l’opération de recherche et de sauvetage mobilise un chien spécialisé, chargé de détecter d’éventuelles présences sous les gravats. « Une opération de recherche et de sauvetage avec un chien est en cours pour retrouver quiconque pourrait être piégé », a précisé une porte-parole des pompiers, citée par l’AFP.

Un rappel que même les séjours les plus paisibles à l’étranger peuvent parfois virer au cauchemar.

Elle a ajouté travailler sur l’hypothèse d’un couple âgé et de trois personnes en location saisonnière, sans certitude absolue sur leur présence au moment du drame. Un doute qui pèse lourd sur l’ensemble de l’opération de secours.

Une partie de la presse locale grecque a évoqué la présence de trois Américains parmi les disparus. Une information qui n’a toutefois été confirmée par aucune source officielle à ce stade, la prudence restant de mise tant que les recherches se poursuivent.

Deux femmes, occupantes d’un immeuble voisin, ont quant à elles été blessées par la déflagration. Selon des médias grecs comme Protothema et la chaîne publique ERT, confirmés par l’agence de presse belge Belga, elles ont été transportées à l’hôpital Georgios Gennimatas pour des blessures légères.

Un passant, lui aussi touché par des éclats projetés lors de l’explosion, a également été légèrement blessé selon un témoin sur place. Il reste un point que les pompiers eux-mêmes cherchent encore à éclaircir : ce qui a réellement déclenché cette explosion. Et la piste privilégiée n’a rien d’un attentat.

Chien de secours fouillant les décombres d'un immeuble

La piste qui inquiète : une fuite de gaz dans un immeuble vétuste

À ce stade de l’enquête, les dégâts constatés sur les bâtiments alentour orientent les enquêteurs vers une cause bien plus banale qu’un acte malveillant : une fuite de gaz. C’est en tout cas l’hypothèse privilégiée par plusieurs médias grecs, dont Protothema, qui décrit un immeuble ancien ayant subi de « sévères dommages » au moment de l’explosion.

L’immeuble visé, situé rue Lysikratous en plein cœur de Plaka selon la presse locale, était une construction ancienne, comme la quasi-totalité des bâtisses du quartier. Sa structure a été littéralement soufflée par la déflagration, ne laissant qu’un amas de gravats à la place des deux étages.

Les habitations voisines n’ont pas été épargnées non plus : murs endommagés, fenêtres pulvérisées, véhicules garés à proximité abîmés par le souffle. Un tableau qui donne la mesure de la puissance de l’explosion, en plein cœur d’un quartier résidentiel dense et très fréquenté.

Plusieurs heures après le drame, malgré les recherches menées dans les décombres, aucune trace des cinq disparus n’avait été retrouvée, selon les informations recueillies vendredi en fin de matinée. Les secouristes poursuivent leurs fouilles méthodiquement, gravats après gravats, à la recherche du moindre signe de vie.

C’est là tout l’enjeu des prochaines heures : chaque minute compte pour les équipes engagées sous les ruines de ce petit immeuble du centre historique d’Athènes, à quelques mètres seulement des colonnes antiques qui font la renommée mondiale de la ville.

Ce que ça change pour un quartier déjà sous tension

L’explosion de Plaka relance immédiatement la question de la vétusté du bâti ancien dans le centre historique d’Athènes, où de nombreux immeubles centenaires cohabitent avec un afflux touristique massif et des installations de gaz parfois anciennes.

Le quartier, l’un des plus visités de toute la Grèce, se retrouve du jour au lendemain sous le regard des caméras internationales pour de biens tristes raisons.

La zone reste bouclée par les autorités le temps que l’enquête détermine avec certitude l’origine de la fuite. Les habitants des immeubles voisins, eux, ont dû composer avec des dégâts matériels immédiats : fenêtres soufflées, murs fissurés, une situation qui n’est pas sans rappeler celle de certains drames liés au logement qui surviennent parfois loin des projecteurs.

Du côté du tourisme, l’incident tombe mal pour un quartier qui vit essentiellement des visiteurs venus admirer l’Acropole toute proche. Plaka reste un point de passage quasi obligé pour qui visite Athènes, et l’image d’un immeuble soufflé à deux pas des ruines antiques a rapidement fait le tour des rédactions internationales, de l’AFP à la presse américaine.

Les autorités grecques n’ont pour l’instant communiqué aucun bilan définitif sur le sort des cinq disparus. Reste à savoir si, comme cela arrive parfois après ce type d’effondrement soudain, une défaillance matérielle plus large sera pointée du doigt une fois les décombres entièrement dégagés et analysés par les experts.

Cinq personnes toujours introuvables, un immeuble entier rayé de la carte, une enquête qui ne fait que commencer : Athènes retient son souffle à deux pas de son monument le plus célèbre.

Si cette histoire de bâti ancien qui craque vous interpelle, cette maison construite à partir de 8 000 bouteilles récupérées sur une plage montre qu’on peut aussi reconstruire autrement, loin des matériaux classiques.

Et si l’idée de la vie ailleurs vous trotte dans la tête après ce drame, ces retraités français qui ont tout plaqué pour les Pouilles racontent une tout autre histoire d’installation à l’étranger.

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