«Une joggeuse de 16 ans agressée près de Dijon, son agresseur toujours recherché

Un footing du soir, un quartier calme, des jardins tranquilles. Rien ne laissait présager ce qui allait se passer lundi 21 septembre 2026 à Plombières-lès-Dijon. Une adolescente de 16 ans affirme avoir été agressée en pleine course, avant de réussir à s’échapper. Ce qu’elle a vécu en quelques secondes, et ce que la gendarmerie cherche encore à établir, se révèle progressivement.
Un footing tranquille qui vire au cauchemar dans le quartier du Vallon
Vers 20 h 30, la jeune fille court dans le quartier du Vallon, chemin des Contours, un secteur que les habitants décrivent comme paisible. C’est un coin où « il y a surtout des jardins », avec « peu de passage le soir », selon la maire de la commune.
Ce genre de détail compte, car la région a récemment été marquée par d’autres faits inquiétants, comme l’évasion spectaculaire de deux détenus à la prison de Dijon. À Plombières, ce genre d’événement reste exceptionnel.
D’après les informations du Bien Public, une enquête a été ouverte dès le lendemain par les gendarmes pour comprendre exactement ce qui s’est produit. Deux brigades sont mobilisées : celle de Sombernon et la brigade de recherches de Dijon.
La question qui obsède désormais les enquêteurs comme les habitants est simple : qui est cet homme, et pourquoi s’en est-il pris à cette adolescente en particulier ? La réponse, elle, tient dans le récit de la victime elle-même.
Une casquette, un tissu imbibé, un coup au visage : le récit de l’adolescente
Selon le récit livré aux enquêteurs, un homme portant une casquette et vêtu de noir se serait jeté sur elle pendant sa course. Un détail troublant a immédiatement retenu l’attention des gendarmes, comme le rappelle également le sénateur François Patriat dans un contexte régional où les faits divers inquiètent jusque dans les campagnes de Côte-d’Or.
L’homme aurait alors placé un tissu imbibé d’une substance sur sa bouche. L’adolescente aurait également reçu un coup au niveau de la pommette, avant de se débattre de toutes ses forces.
Elle serait finalement parvenue à s’enfuir seule, en pleine nuit, et à rentrer chez elle pour prévenir immédiatement sa mère. Celle-ci a aussitôt alerté les gendarmes, qui ont dépêché des équipes sur place dans la foulée.
La jeune fille a ensuite été examinée par un médecin, qui a constaté des blessures jugées « compatibles avec ses déclarations », toujours selon le quotidien régional. Son incapacité totale de travail a été fixée à trois jours, une confirmation médicale qui vient appuyer son témoignage.

Rumeur d’enlèvement, procureur mobilisé : ce que l’enquête confirme (et ce qu’elle écarte)
Un fait divers voisin, celui de la cycliste tuée sous les yeux de son mari en Saône-et-Loire, avait déjà rappelé la nervosité ambiante dans la région ces dernières semaines. À Plombières-lès-Dijon, l’agression présumée a rapidement alimenté les discussions entre voisins.
Mercredi 23 septembre, une rumeur évoquant une tentative d’enlèvement circulait parmi les habitants de la commune. Les gendarmes tiennent toutefois à recadrer les faits : ce que rapporte l’adolescente fait bien l’objet d’une enquête, mais les circonstances exactes et les intentions de l’homme mis en cause restent à établir.
« On prend cette affaire très au sérieux », assure Arnaud Viornery, procureur de la République de Dijon, cité par le Bien Public. « L’enquête est en cours, on creuse toutes les pistes », poursuit-il. À ce stade, aucun suspect n’a été interpellé : l’homme décrit par l’adolescente demeure activement recherché par les gendarmes de Côte-d’Or.
L’inquiétude s’installe dans une commune habituée au calme
La maire de Plombières-lès-Dijon, Monique Bayard, ne cache pas son trouble face à cette affaire. « C’est une commune plutôt tranquille habituellement, un tel événement est choquant », confie-t-elle au quotidien régional.
Comme dans l’affaire du meurtre en Haute-Saône où le colocataire a fini par reconnaître les faits, la commune attend désormais des réponses claires de la justice. Les habitants scrutent chaque mouvement des gendarmes dans le quartier du Vallon.
L’élue insiste néanmoins sur un point : la réaction de l’adolescente a peut-être évité un drame bien plus grave. « La jeune fille a eu un bon réflexe, le pire a été évité », estime-t-elle, saluant le sang-froid de la victime face à son agresseur présumé.
D’autres affaires impliquant des disparitions ou des tentatives d’enlèvement continuent d’alimenter l’inquiétude collective, à l’image du chaton dijonnais enlevé à deux reprises en quatre jours, preuve que le climat local reste sous tension. Les investigations se poursuivent pour identifier l’homme mis en cause et établir précisément le déroulement de cette soirée du 21 septembre.
Une adolescente qui s’en sort avec trois jours d’ITT, un suspect toujours dans la nature, et une commune qui retient son souffle : l’enquête de Plombières-lès-Dijon est loin d’être terminée.
Si cette affaire vous rappelle à quel point la justice met parfois des années à trancher des faits similaires, le retournement récent dans l’affaire du petit Grégory montre que rien n’est jamais vraiment clos.
Et pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, la vie derrière les barreaux de Jonathann Daval continue elle aussi d’alimenter les conversations.