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« Il a fait vivre l’enfer à sa famille » : l’avocat des beaux-parents accusés d’avoir tué un cadre du NYT

Publié par Cassandre le 03 Oct 2026 à 14:20
Personne inquiète devant les marches d'un tribunal

Un parking en Californie du Nord, un cadre du New York Times abattu, deux beaux-parents devant la justice. L’affaire était déjà glaçante. Jeudi, un nouvel acteur a pris la parole sur les marches du tribunal : l’avocat des accusés, qui dresse un portrait radicalement opposé de la victime. Ses mots sont très durs, et un détail précis de sa déclaration a particulièrement marqué les journalistes présents.

Sur les marches du tribunal, une tout autre version de Jonathan McKinsey

Jeudi, les audiences concernant Shili Chen et Shouyong Zhang, la belle-mère et le beau-père de Jonathan McKinsey, se tenaient devant la justice californienne. Les deux sont présentés par la presse américaine comme les auteurs présumés du meurtre. Ils n’ont, à ce stade, été condamnés de rien.

À l’extérieur du palais de justice, leur avocat, Curtis Briggs, a pris la parole devant les journalistes. Son message tenait en une idée : l’image publique de la victime ne correspondrait pas à la réalité vécue par sa famille.

Jonathan McKinsey était un cadre du New York Times, une personne transgenre selon la source, abattue sur un parking du nord de la Californie. Une position élevée dans un grand journal, une mort violente : de quoi attirer l’attention médiatique. La parole de la défense arrive donc dans un climat très sensible.

Ce type de prise de parole est classique dans les affaires criminelles très médiatisées. Un avocat s’adresse à la presse pour poser un récit avant même le procès. Mais ce récit, justement, n’est pas un fait établi : c’est une version, portée par la défense.

D’ailleurs, cette affaire ne se résume pas à cette audience. D’autres éléments rapportés par les médias, notamment des documents évoqués dans l’enquête sur les menaces qui auraient précédé le drame, éclairent le dossier autrement. Et les propos de l’avocat, eux, sont loin d’être anodins.

« Il a fait pleuvoir l’enfer sur sa famille pendant des années »

Selon la presse américaine, Curtis Briggs a affirmé que Jonathan McKinsey avait « rained hell on his family for years », littéralement « fait pleuvoir l’enfer sur sa famille pendant des années ». La formule a fait le tour des comptes rendus d’audience. Elle résume la ligne de la défense.

L’avocat a ensuite détaillé. Selon lui, la victime était « extrêmement rageuse » et incapable de contrôler sa colère. Il a décrit une personne qu’il juge « extrêmement violente et dangereuse » pour ses proches.

Il a aussi avancé des accusations très précises. D’après ses déclarations, l’épouse aurait eu la colonne vertébrale fracturée lors de violences conjugales. Et les enfants auraient subi des violences telles qu’un tribunal du comté d’Alameda aurait ordonné au père de suivre des cours de parentalité.

Attention à la nuance. Ce sont les affirmations d’un avocat dont la mission est de défendre ses clients. La source ne précise pas si ces faits ont été établis par des décisions de justice rendues publiques, ni si la famille de la victime les conteste.

La question des violences familiales se retrouve dans d’autres dossiers criminels où la parole de la défense se heurte à celle des proches. Pour mesurer à quel point un historique peut changer la lecture d’un drame, il suffit de regarder cette autre affaire où l’historique de recherches d’une accusée a pesé lourd. Reste un détail de la déclaration de l’avocat que beaucoup ont retenu : ce qu’il suggère sur la portée de ces accusations.

Ce que Curtis Briggs a dit, noir sur blanc, c’est que la victime « terrorisait sa famille ». Le titre de l’article d’origine reprend cette formule. C’est la clé de lecture de toute sa prise de parole : présenter les accusés comme des proches d’une famille en danger, et non comme de simples meurtriers.

Marteau de juge posé sur un dossier fermé

Ce que cette déclaration cherche à faire dans le dossier

Dans l’affaire, il y a d’abord les histoires de familles californiennes qui défraient la chronique, et celle-ci en fait partie. Mais surtout, il y a une stratégie. En décrivant la victime comme un danger, la défense installe une idée : les accusés auraient agi dans un contexte de peur.

La source ne dit pas que Curtis Briggs invoque la légitime défense. Elle ne le dit pas, donc on ne peut pas l’affirmer. On peut simplement constater que l’avocat insiste sur la dangerosité alléguée de Jonathan McKinsey envers ses proches.

Cette stratégie a un sens. Devant un tribunal, le contexte compte : jurés et juges s’intéressent aux circonstances, aux antécédents, aux menaces éventuelles. Un avocat qui parle à la presse cherche aussi à peser sur l’opinion publique avant l’ouverture des débats de fond.

Mais la présomption d’innocence vaut ici pour les deux beaux-parents, et le respect dû à la victime aussi. Les accusations portées par la défense contre Jonathan McKinsey, qui ne peut plus répondre, ne sont pas des faits prouvés. Il reviendra à la justice de les examiner, si elles sont versées au dossier.

Alors, que reste-t-il de ce que l’on sait vraiment ? Des faits simples : une personne tuée sur un parking, deux accusés, un avocat qui affirme que la victime était violente. Le reste appartient aux audiences à venir, aux pièces, aux témoignages, et à ce que la famille elle-même voudra dire.

Ce qu’il faudra surveiller dans les prochaines audiences

Prochaine étape logique : voir si la défense produit des éléments concrets. Un fait n’existe pas devant un tribunal parce qu’un avocat l’a dit à la presse, mais parce qu’il est démontré. Décisions de justice, rapports médicaux, témoignages : tout cela pèsera bien plus que des déclarations sur les marches du palais.

Il faudra aussi guetter la réponse de ceux qui connaissaient Jonathan McKinsey. Collègues, proches, famille : si la version de la défense est contestée, cela se saura vite. Et dans ce genre d’affaire, les contradictions finissent souvent par émerger au fil des audiences.

Autre point : la parole médiatique. Chaque déclaration d’avocat devient un titre, et les titres façonnent une image. D’autres affaires ont montré à quel point un récit posé tôt peut s’ancrer, comme ce drame familial où chaque détail a été scruté par le public. Les lecteurs doivent donc garder la distance.

Enfin, il y a l’aspect humain, souvent oublié. Derrière une affaire judiciaire, il y a des enfants, une épouse, des parents. Cette tragédie touche toute une famille, y compris ceux dont l’avocat parle, et ce qu’ils traversent dépasse largement les formules d’audience. Un autre dossier, celui d’un homme disparu pendant une croisière, rappelle combien les familles attendent des réponses.

Reste la question qui court sur toute l’affaire : la justice confirmera-t-elle le portrait dressé par la défense, ou le rejettera-t-elle ? La réponse, seule, comptera.

Un avocat, un portrait, et un procès où chaque mot devra être prouvé : voilà ce qu’il reste de cette audience. Et si vous voulez savoir comment un drame peut basculer autour d’une personnalité, le passé troublant du propriétaire d’un centre de cure pose une tout autre question. Quant aux secrets bien gardés, la décision que les avocats d’une star ont scellée jusqu’en 2039 vous intriguera sans doute.

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