Ossements de Delphine Jubillar : un ancien candidat de « L’Amour est dans le pré » raconte son effroi
Six ans qu’on attendait cette découverte. Six ans que les proches de Delphine espéraient enfin pouvoir faire leur deuil. Et c’est un détail glaçant qui vient de tout relancer : le corps a été retrouvé à quelques centaines de mètres d’une exploitation agricole bien connue dans la région.

Car parmi les voisins de cette découverte, il y a un visage familier des amateurs de télé-réalité. Un agriculteur qui a participé à L’Amour est dans le pré, et qui n’imaginait pas un jour se retrouver mêlé, même indirectement, à l’une des affaires criminelles les plus suivies de France.
Un aveu qui a mis fin à des années de silence
Pendant six ans, Cédric Jubillar a clamé son innocence. Six ans de procédure, de suspicions, d’une famille suspendue à la vérité sur la disparition de Delphine.
Puis, en juillet dernier, le principal suspect a fini par craquer. Dans une lettre adressée à ses avocats, il est passé aux aveux. Mieux : il a lui-même conduit les enquêteurs jusqu’à l’endroit où il avait dissimulé le corps, dans un champ de la commune de Mailhoc, dans le Tarn.
La nouvelle a évidemment bouleversé la France entière. Mais pour certains habitants de la région, l’onde de choc a pris une tournure bien plus personnelle.
Un agriculteur à quelques centaines de mètres du drame
Jean-Louis exploite des terres à Saint-Sernin-les-Mailhoc, tout près du lieu où les ossements ont été retrouvés. Cet ancien candidat de la saison 20 de L’Amour est dans le pré avait même participé aux premières recherches, en 2020, aux côtés des équipes mobilisées pour retrouver Delphine.
Alors quand il a appris les détails macabres de la découverte, le choc a été brutal. Il s’est confié dans les colonnes de La Dépêche du Midi ce samedi 8 août.
« Quand j’ai appris qu’il l’avait enterrée dans du fumier à Mailhoc, j’ai été épouvanté pour deux raisons », explique-t-il. La première : le symbole. « Je trouve ça abominable de mettre la mère de ses enfants dans de la m**** », lâche-t-il, encore secoué.

« Ça aurait pu être l’un de mes champs »
La seconde raison de son effroi est bien plus personnelle. Jean-Louis réalise que le scénario aurait très bien pu se dérouler chez lui. « Je me suis dit que ça aurait très bien pu être dans l’un des miens qu’il l’enterre », confie-t-il.
Une proximité géographique qui donne le vertige. L’agriculteur n’ose même pas imaginer l’état psychologique de son confrère, propriétaire du champ où les enquêteurs ont fini par tout retrouver après des années de recherches infructueuses.
Il insiste sur un point : rien, absolument rien, n’aurait pu alerter quiconque passant devant cette parcelle. Le geste était trop bien pensé pour être détecté par le commun des mortels.
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« À 99 %, c’était prémédité »
C’est là que le témoignage de Jean-Louis prend une dimension presque technique. Fort de son expérience du terrain, il est convaincu que le choix du fumier n’avait rien d’un hasard.
« Nous, agriculteurs ou gens du terroir, savons que le fumier accélère la décomposition et que, par ce biais-là, on ne retrouve pratiquement rien », explique-t-il. Pour lui, ce détail change tout : « À 99 %, c’était prémédité. »
Une théorie qui vient nourrir les zones d’ombre qui entourent encore la question de la préméditation dans ce dossier, déjà évoquée à plusieurs reprises au fil de l’enquête.
Deux ossements retrouvés, mais peu d’espoir d’en trouver davantage
La découverte de deux ossements a permis, enfin, de confirmer l’ADN de Delphine. Mais Jean-Louis reste lucide, presque pessimiste, sur les chances d’en retrouver d’autres.
« Par chance, entre guillemets, on a retrouvé deux ossements. Mais j’ai du mal à croire qu’on retrouvera autre chose », confie-t-il. Son expérience personnelle appuie ce constat glaçant.
« J’ai épandu des centaines de fois dans ma carrière d’agriculteur et les chances de retrouver quelque chose qui est passé dans ces machines, surtout des os, elles sont proches de zéro, vraiment », ajoute-t-il.

Une affaire qui continue de hanter toute une région
Au-delà de son témoignage, Jean-Louis exprime un souhait partagé par beaucoup : que Cédric Jubillar ne sorte jamais de prison. Une position forte, à quelques mois d’un procès en appel désormais officialisé.
Pour les enfants de Delphine, Louis et Elyah, cette découverte marque une étape aussi nécessaire que douloureuse. Elle permet enfin d’entamer un processus de deuil que six années d’incertitude avaient rendu impossible.
Une chose est sûre : dans cette petite région du Tarn, l’affaire Jubillar continue de marquer les esprits, bien au-delà du cercle familial. Retrouvez toutes les actualités du Tribunal du Net sur Google News et suivez-nous sur Flipboard pour ne rien manquer de cette affaire.