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Elle saute par la fenêtre, leur husky est retrouvé la gueule scotchée : le procès d’un homme de 28 ans à Montauban

Publié par Cassandre Jolivet le 01 Nov 2026 à 13:13
Femme au visage bouleversé dans un couloir de tribunal

Un studio de Montauban, trois adultes, une enfant de 8 ans et un husky à l’étroit. Le 7 juin 2026, une dispute éclate et l’appartement se transforme en cauchemar. Une femme finit à l’hôpital, un chien est retrouvé mort. Le 30 octobre, le tribunal correctionnel a rendu sa décision, et la peine comporte une interdiction que l’homme n’oubliera pas.

Un studio, quatre personnes et un husky à bout : comment la dispute du 7 juin a dégénéré

Au tribunal, Terani, 28 ans, ressemble à un grand adolescent, d’après La Dépêche du Midi. Pourtant, le procureur Freddy Marta parle de « cruauté » et de « sauvagerie ». L’homme comparaissait pour des violences sur sa compagne et sur leur chien.

Le décor est celui d’un appartement de la rue Mary-Lafon, à Montauban. Le studio est occupé par le couple, le frère de l’homme et une enfant de 8 ans. Le husky, venu d’un pavillon, supporte mal ce nouvel espace.

Ce 7 juin 2026, la querelle porte précisément sur le sort de l’animal. Selon le récit d’audience, le chien reçoit alors une pluie de coups. Les violences contre les animaux sont d’ailleurs prises très au sérieux par la justice.

Son épouse, avec qui il vit depuis onze ans, tente de s’interposer. La suite de la scène bascule en quelques secondes. Et ce qu’elle a fait pour échapper à son mari a stupéfié l’audience.

Deux chevilles cassées et un chien retrouvé quasi pendu : ce que les enquêteurs ont découvert

Selon l’accusation, l’homme projette sa compagne sur le lit puis lui assène un coup de pied à la cuisse. Face à sa fureur, elle se jette par la fenêtre pour fuir et donner l’alerte. Bilan : deux chevilles cassées et 21 jours d’incapacité totale de travail.

Policiers et pompiers sont prévenus. Terani est placé en garde à vue pendant que son épouse est hospitalisée. Un tel saut dit beaucoup de la peur ressentie, comme l’a souligné le procureur. D’autres dossiers montrent à quel point le passage à l’acte peut être précédé d’une longue peur.

Quelques heures plus tard, le frère de l’homme, colocataire, rentre dans l’appartement. Il découvre avec effroi la dépouille amaigrie du husky, quasiment pendu par sa laisse à une porte-fenêtre. Sa gueule est bâillonnée par du gros scotch.

Le vétérinaire est formel : le chien a succombé à un étouffement. Le scotch ne lui a laissé aucune chance. Reste une question : comment l’accusé a-t-il expliqué ce geste devant la juge ?

« Je n’avais pas d’autres solutions » : la défense de l’accusé face à la juge

Le prévenu ne conteste pas tout. S’il nie avoir battu son épouse, comme d’autres accusés à la barre, il reconnaît avoir cru dresser son chien à coups de poing. « Je sais que ce n’est pas bien mais je n’avais pas d’autres solutions », a-t-il déclaré.

Selon lui, le husky devenait agressif pendant les sorties, au moment du bain, et même avec sa petite fille, pour qui il était un doudou. La juge lui demande alors pourquoi il ne s’en est pas séparé. Réponse de cet ancien militaire natif de Tahiti : « Financièrement, on n’avait pas les moyens de faire les vaccins. »

Le procureur n’achète pas ce récit. Pour lui, « l’animal était maltraité de longue date ». Il note aussi que l’homme présentait des traces de coups sur les mains. Et si l’épouse a sauté, dit-il, « c’est parce qu’elle était terrifiée ».

Il requiert deux ans de prison, dont 15 mois avec sursis probatoire pendant deux ans. Il demande aussi l’interdiction définitive de détenir un animal. Du côté de la défense, Me Caroline Cherel a plaidé autre chose : une « faute collective ».

« Une faute collective » : la ligne de défense et le verdict qui a suivi

L’avocate refuse de justifier son client. « C’est innommable, c’est lâche et il était dépassé », plaide-t-elle. Selon elle, un animal malheureux peut être dangereux. Puis vient « l’engrenage » : « De guerre lasse, il lui a collé du scotch sur la bouche. »

Elle pointe aussi un angle inattendu. Pendant la garde à vue, personne ne se serait soucié du chien. Son décès serait donc dû au fait qu’aucun protagoniste ne s’est inquiété de son sort. Elle demande une requalification en « mauvais traitements ». Son client, dont le casier ne porte que deux mentions liées aux stupéfiants, n’aurait eu « aucune volonté délibérée de faire du mal ».

Le tribunal n’a pas suivi. Terani est reconnu coupable. Il est condamné à deux ans de prison entièrement assortis d’un sursis probatoire. Autrement dit, il ne retournera pas en cellule tant qu’il respecte ses obligations.

La suite de la décision décrit ce que sera désormais son quotidien. Elle montre aussi comment la justice traite ces dossiers mêlant violences conjugales et maltraitance animale.

Soins, travail, stage et interdiction à vie : ce que la condamnation impose désormais

Le jugement ne se limite pas à la peine. Terani devra recevoir des soins psychologiques et addictologiques. Il a l’obligation de travailler ou de suivre une formation. Il doit aussi participer à un stage sur les violences intrafamiliales.

Il lui est interdit de porter une arme. Et surtout, il lui est interdit de détenir un animal. À vie. Cette interdiction définitive correspond à ce que réclamait le procureur.

Ce type de sursis probatoire repose sur un principe simple : le condamné doit respecter chaque obligation sous contrôle de la justice. Un manquement peut remettre en cause le sursis. Ce n’est pas spécifique à cette affaire : la loi prévoit ce mécanisme pour de nombreuses condamnations.

D’autres affaires récentes montrent que les juridictions s’emparent de ces violences. On a vu des réquisitions de sursis dans un dossier très médiatisé. Ailleurs, un homme condamné a même tenté de fuir par-dessus le box du tribunal.

Reste le plus lourd : l’épouse, hospitalisée avec deux chevilles brisées, et un husky qui n’a jamais eu de seconde chance. Ce qu’elle pense du jugement, la source ne le dit pas.

Une chute de trois étages, un chien étouffé : quatre mois plus tard, la justice a tranché. Et si cette histoire vous a retourné l’estomac, ce qu’on a retiré du corps d’un chien errant dans le Connecticut mérite aussi votre attention. Quant à ce qui est arrivé à une femme venue porter plainte pour violences conjugales, vous n’y croirez qu’en le lisant.

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