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Permis A2 obtenu en mai, retiré 2 mois après : ce motard de 19 ans flashé à 138 km/h sur une route à 80

Publié par Cassandre le 12 Juil 2026 à 10:21
Moto garée sur le bas-côté d'une route de campagne

Deux mois. C’est le temps qu’il aura fallu à un jeune motard des Deux-Sèvres pour passer de la fierté du premier trajet en solo à la case fourrière. Un permis A2 flambant neuf, une route de campagne, et une vitesse qui a tout fait basculer.

Un contrôle de routine sur la RD 948 qui vire au cauchemar

La scène se déroule à Alloinay, dans les Deux-Sèvres, sur la RD 948. Une route limitée à 80 km/h, comme des milliers d’autres en France, où les gendarmes effectuent régulièrement des contrôles de vitesse pour protéger les usagers.

Ce jour-là, un motard attire l’attention des militaires. Son compteur affiche 146 km/h, un chiffre qui aurait déjà de quoi faire tousser sur une route ouverte à cette vitesse. Après application de la marge réglementaire obligatoire pour tout radar, la vitesse retenue s’établit à 138 km/h, soit plus de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée.

Ce type d’excès n’est malheureusement pas isolé. On se souvient par exemple de ce jeune conducteur de 17 ans flashé à 180 km/h en Mayenne, ou encore de ce motard récidiviste intercepté à 148 km/h en Maine-et-Loire. Les excès à moto se répètent, souvent chez de jeunes conducteurs fraîchement diplômés.

Un permis A2 obtenu en mai, déjà retiré en juillet

Le détail qui frappe le plus dans cette affaire, c’est la fraîcheur du sésame. Selon la page Facebook de la Gendarmerie des Deux-Sèvres, le conducteur n’a que 19 ans et venait d’obtenir son permis moto A2 au mois de mai. Deux mois à peine séparent l’examen réussi et cette interception qui change tout.

Le permis A2, qui autorise la conduite de motos jusqu’à 35 kW, s’obtient généralement après plusieurs semaines de formation et un examen exigeant. Pour ce jeune motard, l’euphorie de la réussite aura été de très courte durée. À peine le temps de profiter de sa nouvelle liberté sur deux roues que la sanction tombe déjà.

Ce scénario rappelle d’autres histoires de jeunes conducteurs rattrapés très vite par leurs excès, comme ce conducteur en permis probatoire flashé à 214 km/h dans l’Yonne ou ce jeune de 18 ans lancé à 230 km/h en Audi RS6 louée. À chaque fois, le même schéma : un permis tout juste décroché, et une vitesse qui efface tout en quelques secondes.

Jeune motard au visage abattu après contrôle routier

Rétention immédiate, six mois de suspension et fourrière pour la moto

Les conséquences n’ont pas traîné. Les forces de l’ordre ont procédé à la rétention immédiate du permis de conduire sur place. Une suspension administrative de six mois a ensuite été prononcée à l’encontre du jeune motard.

Sa moto n’a pas été épargnée non plus : elle a été placée en fourrière pour une durée de sept jours. Un excès de vitesse de plus de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée constitue une infraction particulièrement lourde, qui s’accompagne systématiquement d’un retrait de points important et d’une amende conséquente.

La Gendarmerie des Deux-Sèvres a tenu à rappeler, via sa publication, que ces contrôles répondent avant tout à une mission de protection des usagers de la route. À 138 km/h sur une départementale prévue pour 80, la marge d’erreur devient quasiment nulle en cas d’imprévu. D’autres excès similaires ont d’ailleurs été relevés récemment, comme cette interpellation à 168 km/h près d’un lac en Savoie, preuve que ces comportements restent fréquents sur les routes secondaires françaises.

Pour ce motard de 19 ans, l’histoire tourne court : plus de moto pendant une semaine, plus de permis pendant six mois, et une leçon de prudence apprise à ses dépens, à peine deux mois après avoir décroché son diplôme.

Deux mois de permis, six mois de suspension : l’équation est brutale, mais elle illustre une réalité que trop de jeunes conducteurs découvrent trop tard. Combien de temps faudra-t-il encore pour que la vitesse cesse d’être perçue comme une preuve de liberté fraîchement acquise ?

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