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Flashé à 148 km/h sur une route limitée à 70, ce motard récidiviste perd tout

Publié par Elsa Fanjul le 10 Avr 2026 à 8:28

Un week-end de Pâques, une route du Maine-et-Loire limitée à 70 km/h et un motard qui déboule à 148 km/h au compteur. Plus du double de la vitesse autorisée. Le problème, c’est que l’homme n’en était visiblement pas à sa première frasque. Résultat : permis confisqué, moto en fourrière et audience au tribunal en juin.

148 km/h au lieu de 70 : un excès de vitesse massif en plein week-end pascal

Comme le rapporte Ouest-France, les faits se sont déroulés pendant le week-end prolongé du lundi de Pâques, sur une portion de route du Maine-et-Loire où la limite est fixée à 70 km/h. Les gendarmes de l’escadron départemental de contrôle des flux étaient en place, mobilisés pour assurer la sécurité sur les axes du département.

Gendarme avec radar sur une route limitée à 70 km/h

Et ils n’ont pas eu à attendre longtemps. Un motard a été flashé à 148 km/h, soit 78 km/h au-dessus de la vitesse autorisée. Un grand excès de vitesse qui, à lui seul, constitue déjà une infraction très grave au Code de la route. À cette vitesse sur une route limitée à 70, la distance de freinage explose et le moindre obstacle peut devenir fatal.

Contraint de s’arrêter à la vue des forces de l’ordre, le motard a dû immédiatement se soumettre au contrôle. Et c’est là que la situation s’est encore aggravée pour lui.

Un récidiviste déjà fiché pour des excès importants

Lors de la vérification de son profil, les gendarmes ont rapidement constaté que l’individu n’en était pas à son coup d’essai. Son historique révélait déjà de précédents excès de vitesse significatifs. Un schéma bien connu des forces de l’ordre, qui voient régulièrement passer des conducteurs incapables de lever le pied malgré les sanctions accumulées.

Ce passif de récidiviste a évidemment pesé lourd dans les décisions prises sur le bord de la route. Un premier excès peut valoir un retrait de points et une amende. Mais quand les infractions s’accumulent, les conséquences changent de dimension. On passe du simple PV à la case tribunal, comme c’est le cas pour certains conducteurs déjà multi-sanctionnés.

Moto BMW embarquée par la fourrière en bord de route

La gendarmerie du Maine-et-Loire avait d’ailleurs prévenu sur sa page Facebook avant le week-end : « Week-end férié : pas pour tout le monde ! Les gendarmes sont mobilisés tout le week-end de Pâques pour assurer votre sécurité. » Le message précisait que des contrôles de vitesse et de conduites addictives seraient déployés sur les axes routiers et autoroutiers du département.

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Permis confisqué, BMW en fourrière : les sanctions immédiates

Sans surprise, la sanction est tombée immédiatement. Le permis de conduire du motard a été retiré sur-le-champ par les gendarmes. Sa moto, une BMW, a quant à elle été embarquée direction la fourrière. En quelques minutes, l’homme s’est retrouvé à pied, sans véhicule et sans droit de conduire.

Pour un excès de plus de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, le Code de la route prévoit en effet la rétention immédiate du permis, une amende pouvant atteindre 1 500 euros, un retrait de 6 points et la mise en fourrière du véhicule. Autant dire que les amendes pour excès de vitesse à ce niveau n’ont plus rien d’anodin.

Mais le plus inquiétant pour le motard, c’est la suite. Car au-delà des sanctions administratives, c’est désormais la justice qui va statuer sur son sort.

Audience le 12 juin à Saumur : ce qu’il risque au tribunal

Le motard sera convoqué devant le tribunal de Saumur le 12 juin prochain pour répondre de son infraction. Et compte tenu de sa récidive, les peines encourues sont nettement plus sévères que pour un primo-délinquant routier.

Tribunal de Saumur où le motard sera jugé en juin

En cas de récidive d’excès de vitesse de plus de 50 km/h, la loi prévoit jusqu’à 3 mois de prison, 3 750 euros d’amende, une suspension de permis pouvant aller jusqu’à 3 ans, voire une annulation pure et simple avec interdiction de le repasser pendant un certain délai. Le juge pourra aussi prononcer la confiscation définitive du véhicule.

Des peines que d’autres conducteurs flashés à des vitesses extrêmes ont déjà expérimentées ces derniers mois. La jurisprudence montre que les tribunaux se montrent de plus en plus intransigeants face aux récidivistes de la vitesse, surtout lorsque le dépassement est aussi massif.

Week-ends prolongés : des périodes à haut risque sur les routes

Ce type d’interpellation n’a rien d’exceptionnel pendant les week-ends prolongés. Les ponts et les jours fériés concentrent traditionnellement un trafic plus dense, des trajets plus longs et, mécaniquement, davantage de comportements dangereux. Les gendarmes le savent et renforcent systématiquement leurs dispositifs de contrôle pendant ces périodes.

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La gendarmerie du Maine-et-Loire l’avait clairement annoncé : les contrôles portaient à la fois sur la vitesse et sur les conduites sous l’emprise de substances. Un dispositif qui concerne l’ensemble des week-ends identifiés comme sensibles par les autorités routières.

En France, les grands excès de vitesse restent l’une des premières causes de mortalité sur la route, avec l’alcool et le téléphone au volant. Sur une route limitée à 70 km/h, souvent bordée d’intersections, de piétons ou de cyclistes, rouler à 148 km/h relève tout simplement de la roulette russe. À cette vitesse, un choc est quasiment toujours mortel pour le motard comme pour toute personne qu’il pourrait percuter.

Un cas loin d’être isolé

Ce motard du Maine-et-Loire rejoint la longue liste des conducteurs qui pensent pouvoir échapper aux contrôles. On se souvient de cette Porsche GT3 prêtée à un ami et flashée à 142 km/h, ou encore de ce jeune conducteur dont le permis avait été retiré en un temps record.

Le phénomène des récidivistes pose un problème particulier aux autorités. Malgré les retraits de points, les suspensions de permis et les passages devant le tribunal, certains conducteurs reprennent le volant — ou le guidon — et recommencent. La question de l’efficacité des sanctions face à ces profils revient régulièrement dans le débat public, certains élus plaidant pour un durcissement des règles de conduite.

En attendant son audience du 12 juin, le motard du Maine-et-Loire devra se déplacer autrement. Et espérer que le juge de Saumur se montre clément — ce qui, vu son passif, semble peu probable.

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