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Il rallume un Mac de 1999 après 27 ans : Windows 2000 et jeux PlayStation tournent encore dessus

Publié par Elodie le 24 Oct 2026 à 12:29
Tour d'ordinateur translucide bleue et blanche ouverte dans un labo

Un ordinateur qui dort depuis 1999, ça ressemble rarement à une bonne nouvelle. Pourtant, quand le créateur de contenu Dan Wood appuie sur le bouton d’un vieux Power Mac G3 sorti de son labo universitaire, la machine répond. Elle démarre, elle charge, et elle réserve des surprises que même les fans de retrogaming n’attendaient pas. Reste à savoir lesquelles, et surtout jusqu’où ce vétéran peut aller en 2026.

Un Power Mac G3 translucide, intact après 27 ans : à quoi ressemble ce survivant ?

L’histoire commence avec un Power Macintosh G3 Blue and White, une tour Apple professionnelle sortie en 1999. Selon la source, elle est restée intacte dans un ancien labo universitaire. Dan Wood la remet sous tension, vingt-sept ans plus tard.

Premier choc : elle boote tranquillement sur Mac OS 8.6. Pas de plantage, pas de drame. Elle se montre même assez vive pour charger ses logiciels d’origine.

La configuration est reconstituée comme à l’époque. Boîtier translucide bleu et blanc, écran Apple Studio Display de 15 pouces, clavier USB et fameuse souris ronde à un seul bouton. Un vrai bond dans les années 90.

Sous cette allure rétro se cache un châssis pensé pour être ouvert en quelques secondes. Il est aussi largement évolutif, au point de faire rougir certains Mac modernes. Le lecteur d’aujourd’hui, habitué aux machines soudées, a de quoi être jaloux. Pour mesurer cet écart, on peut regarder un autre ordinateur d’un autre âge qui calcule encore vraiment.

Mais ce qui compte, c’est ce qu’il y a sous le capot. Et là, les chiffres sont à la fois modestes et étonnants.

400 MHz, 192 Mo de RAM : ce que cache vraiment ce capot bleu

À l’intérieur, on trouve un processeur PowerPC G3 à 400 MHz et 192 Mo de RAM. Loin des chiffres actuels, mais suffisants pour son système. On parle de mégaoctets, pas de gigaoctets.

Le boîtier s’ouvre d’une simple poignée. Tout le flanc bascule, exposant carte mère, barrettes de mémoire et quatre slots PCI. Pas de tournevis, pas de stress.

La carte graphique est une ATI Rage 128 de 16 Mo, associée à un lecteur DVD-ROM et à une carte de décodage. Côté connectique : deux ports USB, deux prises FireWire 400, de l’Ethernet 10/100 et même un port ADB pour les périphériques vintage. Un ensemble encore cohérent.

Quand on parle de mémoire, difficile de ne pas penser à la situation actuelle, où la pénurie de RAM fait grimacer les amateurs de PC. Ici, remplacer une barrette semble presque un jeu d’enfant.

Sur ce matériel, Mac OS 8.6 démarre encore vite. Il lance sans broncher les poids lourds de l’époque : Photoshop, QuarkXPress ou Microsoft Office 98. Jusque-là, rien d’illogique pour une station de travail pro.

Mais Dan Wood ne s’arrête pas là. Il ressort deux logiciels qui vont transformer cette tour en machine à tout faire. Et c’est là que l’histoire devient vraiment drôle.

Joueur nostalgique devant un vieil écran cathodique de jeu rétro

Windows 2000 et Wipeout : les deux tours de magie de ce vieux Mac

Souvenez-vous des consoles d’une autre époque : les consoles portables d’aujourd’hui se vendent à prix d’or, alors que ce Mac s’en sort avec un émulateur d’époque.

Premier tour : Virtual PC. Ce logiciel permet à Dan Wood de faire tourner un vrai Windows 2000 sur le Power Mac G3. Résultat, il peut utiliser d’anciens logiciels prévus pour PC, sur une machine Apple. De quoi surprendre.

Second tour : Connectix Virtual Game Station, l’émulateur commercial de PlayStation sur Mac. Le Power Mac G3 lit alors directement les CD de jeux comme Wipeout. Pas de bidouille compliquée, on glisse le disque.

Et ce n’est pas tout. Des titres natifs comme Unreal ou Quake III Arena tournent toujours sur la Rage 128. Les fans de retrogaming ont donc de quoi s’amuser sur cette tour de 1999.

Voilà la réponse au titre : oui, ce Mac de 1999 fait tourner Windows 2000 grâce à Virtual PC, et des jeux PlayStation grâce à Virtual Game Station. Le tout sur du matériel d’origine, sans modification annoncée par la source. Reste une limite de taille, celle du Web moderne.

Le Web d’aujourd’hui, grand point faible du vétéran

Tout n’est pas rose. Avec le Web actuel, ce Mac de 1999 atteint vite ses limites. Les vieilles versions d’Internet Explorer ou les clients FTP encore fonctionnels ne comprennent plus la majorité des sites modernes.

La raison est simple : ces sites reposent sur des protocoles et des scripts trop récents. La machine n’est pas cassée, elle est juste restée à une autre époque. Un peu comme ces routeurs Wi-Fi dont le nom par défaut raconte une vieille histoire.

En revanche, pour la bureautique hors ligne, la lecture de DVD ou le retrogaming local, cette tour reste étonnamment à l’aise. C’est là son terrain de jeu idéal. Elle ne vous servira pas à scroller, mais elle vous fera retrouver Quake III.

Au-delà de la nostalgie, le Power Mac G3 raconte autre chose. Son boîtier facilement ouvrable et ses composants remplaçables incarnent une Apple très différente de celle d’aujourd’hui. Un appareil qui démarre encore rappelle que la longévité matérielle reste possible.

Et si les nouveautés restent à venir, comme l’iPhone pliable annoncé par Apple, le contraste est saisissant. Une machine de 1999 contre l’avenir de la marque.

Un Mac de 1999 qui lance Windows et la PlayStation, c’est la preuve qu’un bon appareil ne vieillit pas, il attend. Et si vous aimez les histoires de machines qui défient le temps, cette Ferrari oubliée qui s’est envolée à 3,2 millions va vous plaire. Quant à savoir ce qu’on peut retrouver dans un coin oublié, ce pick-up restauré qu’une inconnue est venue réclamer réserve une drôle de surprise.

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