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Elle marche sur une croquette de son Border Collie : cinq jours plus tard, les médecins lui amputent la jambe

Publié par Killian le 30 Mai 2026 à 11:13
Elle marche sur une croquette de son Border Collie : cinq jours plus tard, les médecins lui amputent la jambe

Une croquette tombée par terre. Un pied nu. Cinq jours. C’est tout ce qu’il a fallu pour que la vie de Jayne Stephen bascule définitivement. Cette Écossaise de 39 ans, diabétique de type 1, nourrissait tranquillement son Border Collie quand elle a posé le pied sur un morceau de nourriture au sol. Une scène banale, qui se joue dans des millions de foyers chaque jour. Sauf que pour elle, ce geste anodin a déclenché une réaction en chaîne que même les médecins n’ont pas vu venir assez tôt.

Un grain de croquette, une marque sous le pied

Ce jour-là, Jayne nourrit Ted Bear, son Border Collie adoré, dans leur maison de New Pitsligo, un petit village du nord-est de l’Écosse. Une croquette tombe au sol. Elle marche dessus pieds nus. Rien de spectaculaire. Quelques minutes plus tard, elle remarque une petite marque sous son pied, comme le rapporte le Mirror.

Pied nu marchant sur une croquette pour chien au sol

Pour n’importe qui d’autre, cette blessure microscopique aurait disparu en quelques heures. Mais Jayne vit avec un diabète de type 1 depuis des années. Or, ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que le diabète altère profondément la capacité du corps à cicatriser. La moindre plaie, même invisible à l’œil nu, peut devenir une porte d’entrée pour les bactéries. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

Il y a environ dix ans, Jayne a commencé à perdre la sensibilité dans ses deux jambes à cause de lésions nerveuses liées à sa maladie. Cette neuropathie diabétique l’empêchait de percevoir correctement la douleur. Le signal d’alarme que le corps envoie normalement en cas de blessure ? Chez elle, il était en sourdine. Mais ce qui se préparait sous sa peau n’avait rien de silencieux.

Cinq jours pour basculer dans le cauchemar

En l’espace de cinq jours, l’état de Jayne s’est dégradé à une vitesse terrifiante. La douleur, elle, est bien arrivée – avec une violence inouïe. Au bout de quelques jours, la quadragénaire ne pouvait même plus se tenir debout. Elle se déplaçait à quatre pattes dans sa propre maison, terrassée par la souffrance.

Femme hospitalisée après une infection grave au pied

Face à l’urgence, elle appelle une ambulance. À l’hôpital, les médecins commencent par désinfecter la plaie au bloc opératoire. Mais l’infection est déjà bien installée. Une seconde intervention chirurgicale est nécessaire pour ouvrir le pied et évaluer les dégâts. Ce qu’ils découvrent est bien pire que prévu : une infection agressive a provoqué une nécrose des tissus et déclenché une septicémie – une infection généralisée du sang potentiellement mortelle.

Les blessures au pied qui dégénèrent, ça existe plus souvent qu’on ne le croit. Mais dans le cas de Jayne, la combinaison diabète + neuropathie + retard de prise en charge a créé un cocktail redoutable. Et le verdict des médecins n’a laissé aucune place au doute.

« On doit vous amputer pour vous sauver la vie »

L’annonce est tombée comme un couperet : pour stopper la progression de l’infection et lui sauver la vie, les chirurgiens devaient amputer sa jambe. Jayne savait que l’amputation faisait partie des risques liés au diabète – elle l’avait lu, entendu, on le lui avait expliqué. Mais jamais elle n’avait imaginé que ça lui arriverait. Encore moins à cause d’une croquette pour chien.

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L’opération a duré moins d’une heure. À son réveil, Jayne a dû se forcer à regarder le moignon de sa jambe. Ce moment, elle le décrit comme l’un des plus difficiles de sa vie. En une semaine à peine, elle était passée d’une femme active, autonome, à une patiente amputée dans un lit d’hôpital.

Depuis, 19 mois se sont écoulés. Jayne vit désormais en fauteuil roulant à temps plein. Un changement radical pour quelqu’un qui aimait bouger, marcher, rester active. Le mode de vie sédentaire qu’elle est contrainte d’adopter pèse sur son quotidien. Mais c’est un autre combat qui l’a le plus marquée au fil des années.

« Ted Bear m’apporte plus de joie que tout au monde »

Car bien avant la croquette, Jayne se battait déjà. Contre la maladie, contre l’isolement, contre elle-même. « Vivre avec le diabète est difficile. Cela affecte énormément la santé mentale et je suis devenue assez isolée », confie-t-elle. Le poids de la maladie chronique, les contraintes quotidiennes, la perte progressive de sensibilité dans les jambes – tout cela l’avait peu à peu coupée du monde.

Jayne en fauteuil roulant avec son Border Collie Ted Bear

Dans cette solitude, deux choses la faisaient tenir : rester active et son chien Ted Bear. « J’aime mon chien plus que tout, il m’apporte énormément de joie et je ne lui reproche absolument pas ce qui s’est passé », insiste-t-elle. Pas une once de rancœur envers l’animal dont la croquette a déclenché le drame. Parce que le vrai coupable, ce n’est pas Ted Bear. C’est la maladie. Et le fait que personne ne mesure vraiment à quel point une blessure microscopique peut devenir fatale quand le corps ne peut plus se défendre seul.

Malgré le traumatisme, Jayne affirme que cette épreuve lui a donné une nouvelle vision de la vie. Aujourd’hui, son objectif est clair : sensibiliser les autres personnes diabétiques. Parce qu’en France aussi, des millions de personnes vivent avec des maladies chroniques sans toujours mesurer les risques liés aux gestes du quotidien. Une écharde, une ampoule, une coupure en cuisinant – ce qui semble dérisoire peut, dans certains cas, devenir une urgence vitale.

Un rappel brutal pour tous les propriétaires d’animaux

L’histoire de Jayne rappelle aussi que les accidents domestiques liés aux animaux ne se résument pas aux morsures ou aux griffures. Parfois, le danger vient d’un détail invisible – une croquette au sol, un jouet qui traîne, un geste machinal qu’on répète chaque jour sans y penser.

Pour les personnes diabétiques, les médecins recommandent de ne jamais marcher pieds nus, même chez soi. Inspecter ses pieds chaque soir. Traiter immédiatement la moindre micro-blessure. Des réflexes simples qui, dans le cas de Jayne, auraient peut-être changé la donne. Mais encore faut-il le savoir. Et c’est précisément le message qu’elle veut faire passer : ne jamais sous-estimer ce que votre corps ne peut plus vous signaler.

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