« C’est vous la racaille, monsieur » : le clash en direct qui a fait réagir Sonia Mabrouk
Un plateau télé, une avocate engagée, une journaliste aguerrie et un mot qui claque : « racaille ». Selon la séquence relayée en ligne, Elsa Marcel l’a lancé à Charles Consigny en direct sur BFMTV. Sonia Mabrouk a aussitôt renvoyé la balle avec une phrase devenue virale. Et cette réplique n’est que la partie visible d’un débat bien plus large sur les violences du 17 octobre.
Un plateau BFMTV, un 17 octobre et deux visions qui ne se parlent plus
Tout part d’un mois d’octobre 2026 sous tension. Les manifestations lycéennes ont installé un climat d’affrontement, et les plateaux télé en sont devenus un prolongement naturel, où éditorialistes et acteurs politiques s’étripent presque chaque soir.
C’est dans ce décor que Sonia Mabrouk reçoit Elsa Marcel. Selon la source, l’avocate exerce au barreau de la Seine-Saint-Denis et milite pour le parti d’extrême gauche Révolution Permanente. Elle est aussi présentée comme conseillère municipale.
Sa ligne tient en quelques mots : défendre les jeunes mobilisés dans la rue et dénoncer ce qu’elle qualifie de répression policière exacerbée. Sur ce terrain, elle ne cherche pas l’apaisement, et le plateau l’a vite compris.
Le contexte politique est déjà électrique. Le Premier ministre Lecornu a fustigé un mouvement devenu « un mouvement de violences urbaines », et cette lecture s’oppose frontalement à celle de l’avocate.
Face à elle, plusieurs intervenants insistent sur le climat d’insécurité grandissant et sur les dégâts matériels commis en marge du mouvement social. Deux récits, un seul plateau, et aucun terrain d’entente en vue.
Mais quel mot, exactement, a fait basculer l’échange du débat vers le pugilat ?
Des passes d’armes en série avant l’étincelle
Le clash n’a pas surgi de nulle part. Au fil des débats consacrés à la sécurité publique, les interventions d’Elsa Marcel ont donné lieu, selon la source, à plusieurs séquences explosives face aux autres invités.
Elle a vivement interpellé ses contradicteurs sur la gestion des cortèges et sur le traitement réservé aux jeunes mobilisés. Pour elle, l’urgence est ailleurs que dans la condamnation des dégradations : elle réside dans la protection des manifestations face aux risques d’escalade.
Elle insiste notamment sur la nécessité d’éviter les mutilations et les blessures pendant les rassemblements. Elle accuse aussi les figures politiques opposées de nourrir un discours de criminalisation de la contestation.
Ce discours rappelle d’autres prises de parole télévisées de la période. Sur LCI, Raquel Garrido a désigné l’extrême droite et les accélérationnistes derrière les émeutes, preuve que la bataille des explications fait rage des deux côtés du spectre politique.
Sur le plateau de BFMTV, la tension montait donc depuis un moment. Charles Consigny, pour sa part, faisait partie de ces contradicteurs que l’avocate visait directement.
Puis, au cours d’un vif accrochage avec lui, la phrase est tombée. Elsa Marcel lui a lancé, mot pour mot : « Mais c’est vous la racaille, monsieur ».
Le plateau a encaissé le choc, mais c’est la journaliste qui a répondu la première. Et sa réplique, elle, a fait plus de bruit que l’insulte elle-même.

La réplique de Sonia Mabrouk, celle que les réseaux ont retenue
Dans la foulée, Sonia Mabrouk a réagi immédiatement. D’après la source, elle a rétorqué : « Écoutez, moi j’en vois une beaucoup plus que moi ».
La formule, un peu heurtée à l’oral, a été reprise sous la forme « J’en vois une beaucoup plus que moi » dans un message publié sur X. Le message, qui qualifie la séquence de « nouvelle séquence lunaire sur BFM », a largement circulé.
Les échanges qui ont suivi s’inscrivent dans le prolongement direct des émeutes du 17 octobre 2026. Ce jour-là, des commerces ont été pillés et des vitrines détruites dans plusieurs villes de France, ce qui donne à la joute télévisée une résonance très concrète.
À Paris, de nouveaux affrontements et pillages ont éclaté place de la République, avec la CRS8 en renfort. Ces images nourrissent chaque phrase prononcée en plateau.
Voilà pour le mot. Reste la ligne politique d’Elsa Marcel, plus déterminante que la querelle de vocabulaire : elle assume de ne pas condamner systématiquement les dégradations.
Selon elle, ce discours de condamnation ne sert qu’à diviser les manifestants pour étouffer la colère populaire. Elle remet aussi en cause le terme même de « casseurs », qu’elle entoure systématiquement de guillemets.
Elle désigne directement la responsabilité des dirigeants et du gouvernement dans la montée des tensions urbaines. Les exactions observées seraient, selon ses propos, l’aboutissement de dix années de colère accumulée face aux réformes sociales.
Sa phrase la plus tranchée, rapportée par la source, résume ce raisonnement : « Oui, il y a des vitrines brisées, mais ceux qui s’en indignent devraient envoyer la facture à Macron : c’est sa politique qui a nourri cette colère ».
C’est cette déclaration, plus encore que le mot « racaille », qui explique pourquoi la séquence divise autant.
Ce que révèle ce clash sur la bataille des mots
Au-delà de l’anecdote télévisuelle, la séquence illustre une fracture assez nette sur le vocabulaire. D’un côté, on parle de casseurs, de pillages et de violences urbaines, et on réclame des réponses sécuritaires.
De l’autre, on met des guillemets autour de « casseurs », on parle de colère sociale et on s’inquiète des blessures et des mutilations dans les cortèges. Les mots choisis disent déjà le camp de celui qui les prononce.
Cette bataille sémantique se joue aussi dans la rue. Du côté de Paris, la soirée près du métro Duroc a fait beaucoup parler avec ses vitrines brisées, son store arraché et une BMW en flammes.
À Rouen, une fac en feu, 10 000 policiers et une cellule de crise avaient donné le ton dès le début de la journée du 17 octobre. Chacune de ces images sert d’argument à l’un des deux camps.
Reste à voir si l’échange entre Elsa Marcel, Charles Consigny et Sonia Mabrouk aura des suites. La source n’évoque ni excuses ni sanction, et elle ne mentionne aucune réaction de Charles Consigny à la phrase de l’avocate.
Ce qui est sûr, c’est que ce type de séquence s’impose en quelques heures sur les réseaux. Un mot, une réplique, un extrait de quelques secondes : le débat de fond sur les mobilisations lycéennes se retrouve résumé en une insulte renvoyée à l’expéditeur.
Et tant que les violences du 17 octobre resteront au cœur de l’actualité, les plateaux continueront d’offrir ce genre de duels.
Un mot lancé, une réplique renvoyée, et deux visions du pays qui ne s’écoutent plus : voilà l’essentiel de la séquence. Et si vous croyez que les clashs télévisés s’arrêtent là, ce que Cyril Hanouna a lâché contre Paul Mirabel après sa sortie sur le RN pourrait bien vous surprendre. Quant à savoir quelle histoire se cache derrière les mots d’un animateur culte, la vérité de Laurent Ruquier et Léa Salamé sur « une histoire ensemble » n’est pas celle qu’on attendait.