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« J’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays » : Olivia Ruiz en larmes après les révélations sur Patrick Bruel

Publié par Hannah le 29 Juin 2026 à 11:46
« J'ai peur et j'ai perdu confiance en mon pays » : Olivia Ruiz en larmes après les révélations sur Patrick Bruel

Samedi 27 juin, sur RTL, Olivia Ruiz était venue parler de son nouveau roman. Mais quand le sujet des violences faites aux femmes et aux enfants est arrivé sur la table, tout a basculé. La chanteuse de 46 ans a craqué en direct, visiblement bouleversée par l’affaire Patrick Bruel et le climat d’impunité qu’elle dénonce.

Olivia Ruiz sur RTL : la promotion qui vire à la confession

L’artiste était l’invitée du Journal inattendu de Stéphane Boudsocq pour présenter Vamos !, son troisième roman paru aux éditions Lattès. Le ton était léger, presque joyeux. Puis la conversation a glissé vers l’actualité brûlante.

Plusieurs femmes ont porté plainte contre Patrick Bruel pour viol et agressions sexuelles. L’affaire autour de sa garde à vue a secoué l’opinion. Face au micro, Olivia Ruiz n’a pas esquivé. Elle a d’abord salué le courage des plaignantes.

« C’est digne d’admiration. Je suis émue par le courage de mes consœurs », a-t-elle déclaré. Mais derrière l’admiration, quelque chose de plus profond montait. La voix de l’interprète de La Femme chocolat s’est mise à trembler, et d’autres voix se sont élevées ces dernières semaines dans le sillage de cette affaire.

Ce n’était plus une interview de promotion. C’était un cri.

« J’ai peur pour mon fils » : la phrase qui a glacé le plateau

Mère d’un garçon né en 2015, Olivia Ruiz a enchaîné avec des mots d’une violence sourde. « Chaque jour qui passe nous prouve à quel point ni les femmes ni les enfants ne sont protégés dans notre pays. J’ai peur pour mon fils, j’ai peur pour les enfants de mon amie, j’ai peur pour les vôtres. »

Puis cette phrase, lâchée les larmes aux yeux : « J’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays. » Le journaliste a ensuite rappelé que plusieurs dizaines de milliers de dossiers d’agressions sexuelles et de violences sur mineurs doivent être réexaminés en France, à la demande du gouvernement, dans le sillage de l’affaire Lyhanna.

Des dizaines de milliers de dossiers. Le chiffre est vertigineux. Et pour Olivia Ruiz, il résume tout le problème : on savait, on sait, et pourtant rien — ou si peu — ne bouge. Elle parle d’une « espèce de cri » face à « une assemblée de sourds ». Le mot est posé.

Le malaise ne vient pas seulement des faits. Il vient du silence institutionnel, de ce décalage entre l’ampleur des violences révélées et la lenteur de la réponse. Une réalité que d’autres drames récents ont cruellement illustrée.

Main d'une mère tenant celle de son jeune enfant sur un banc, lumière douce du matin

La France, « pays riche » qui ne protège ni ses femmes ni ses enfants

L’ampleur des violences pédocriminelles récemment mises au jour donne la mesure du gouffre. Et Olivia Ruiz l’a martelé : dans un pays « riche » comme la France, ce constat est « dramatique ». Ses mots résonnent d’autant plus fort qu’ils ne viennent pas d’une militante professionnelle, mais d’une artiste qui dit simplement ce qu’elle ressent en tant que mère.

Elle a ensuite établi un comparatif sans appel avec l’Espagne, pays qu’elle connaît bien par ses racines familiales. Le pays ibérique a réalisé ces dernières années des avancées significatives en matière de protection des femmes et des enfants, avec des lois plus sévères et des dispositifs d’alerte plus réactifs.

« Pourquoi c’est si compliqué chez nous ? Pourquoi les mamans sont obligées de se rassembler tous les lundis pour avoir une foutue réponse à une nécessité absolue qui fait que chaque jour des enfants et des femmes meurent ? Ça me dépasse », a-t-elle conclu. Le mot « foutue » claque. Il dit la colère qui couve sous les larmes.

On peut ne pas être fan d’Olivia Ruiz. On peut trouver que ce n’était ni le lieu ni le moment. Mais cette fracture de confiance entre les citoyens et les institutions, elle ne l’a pas inventée. Elle l’a juste dite tout haut, la voix brisée, un samedi matin à la radio.

Une chanteuse qui pleure en direct, ce n’est pas du spectacle. C’est le symptôme d’un pays où la parole se libère enfin — mais où l’écoute tarde encore à suivre. Et vous, vous en pensez quoi : est-ce qu’on progresse vraiment, ou est-ce qu’on se contente de s’indigner avant de passer à autre chose ?

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