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L’essayiste Natacha Polony se déclare candidate à la présidentielle

Publié par Elodie le 15 Oct 2026 à 11:12

Elle écrit, elle commente, elle débat depuis des années. Mercredi 14 octobre, Natacha Polony a changé de rôle en direct sur France Inter. Elle a dit « oui » à la présidentielle, avec une formule qui sonne comme un serment. Reste à savoir qui sont ces fameux « orphelins de la politique » qu’elle dit vouloir rassembler.

« Le chaos m'oblige » : Natacha Polony, 60 000 « orphelins de la politique » et une 28e candidature pour 2027

Du plateau radio à la ligne de départ : comment une essayiste est devenue candidate

Le décor, c’est une matinale. La déclaration, elle, ne laisse aucune place au doute : « Je suis dans une candidature de rassemblement. » Natacha Polony, essayiste et journaliste, dirige aujourd’hui la revue L’Audace.

Avant cela, elle a dirigé l’hebdomadaire Marianne. Un parcours de plume, de plateaux et d’éditoriaux. Celui d’une observatrice qui, selon ses mots, ne peut plus rester spectatrice.

Son argument tient en une idée : la situation l’y oblige. « Nous sommes dans le chaos, j’estime que la situation m’oblige », a-t-elle déclaré. Elle dit aussi vouloir être « utile à mon pays » et ne plus « regarder son pays s’effondrer ».

Le point de départ, c’est un mouvement lancé en septembre. Sa vocation affichée : rassembler les déçus, ceux qui ne se reconnaissent plus dans l’offre politique actuelle. Le sujet n’est pas anodin à l’approche de 2027, comme le montre ce retournement de situation que personne n’avait vu venir dans les sondages.

Mais une question brûle déjà : combien de monde derrière elle, vraiment ?

60 000 soutiens revendiqués : que pèse vraiment ce mouvement ?

Natacha Polony avance un chiffre : 60 000 personnes auraient rejoint son mouvement depuis son lancement. C’est son estimation, formulée à l’antenne. Aucune vérification indépendante n’accompagne ce chiffre dans la source.

En cinq semaines environ, cela ferait un rythme rapide. Reste que rejoindre un mouvement n’est pas voter pour sa candidate, et la différence compte énormément en politique. Les sondages à venir diront ce que ce chiffre vaut.

Elle devient en tout cas la 28e candidate à l’élection présidentielle. Un nombre qui en dit long sur l’état du paysage, où les ambitions se multiplient. Certains en rient, d’autres s’en inquiètent, comme l’illustre le débat sur ces candidats que personne n’attendait dans la course.

Elle assure par ailleurs être « entourée de gens qui connaissent la machine de l’État ». Pas de noms cités dans la source, mais un message clair : ne pas arriver en amatrice.

Son diagnostic, lui, est sévère. Elle parle d’« une perte totale de rang de la France sur les questions économiques, sur notre indépendance, sur la souveraineté ». Et c’est là qu’arrive le cœur de son projet : une idée précise pour remplir les caisses de l’État.

Place de village française au crépuscule, drapeaux tricolores et micro prêt pour un rassemblement politique

Une « politique de production » : l’idée qui porte sa candidature

Voilà donc la proposition centrale. Natacha Polony veut une « politique de production » dans le pays. L’objectif, dit-elle : « recréer de l’activité » et « faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État ».

Le raisonnement est simple à énoncer : produire davantage en France pour retrouver de l’indépendance et des recettes. La source ne détaille pas les mesures concrètes. Pas de chiffrage, pas de calendrier à ce stade, seulement une orientation générale.

Dans la même veine, elle place la défense de « la nation » et de « l’État » en priorité absolue. Selon elle, la seule chose qui compte est « d’avoir le sens des responsabilités ». Un vocabulaire de gravité, assumé.

Ce positionnement la place dans une campagne où chacun cherche sa case. Les rivaux avancent leurs pions, de Bruno Retailleau, largement élu candidat officiel des Républicains, jusqu’aux outsiders.

Au fond, la promesse de Natacha Polony est celle d’un rassemblement transpartisan autour de la souveraineté et de la production. Reste à voir si les « orphelins » répondront à l’appel.

Ce que cette 28e candidature change pour la campagne

D’abord, elle ajoute une voix issue du monde des idées, pas des appareils. Une essayiste qui passe à l’acte, c’est un profil rare, et il attire forcément l’attention des médias.

Ensuite, elle arrive dans un climat de surenchère. Franceinfo consacre d’ailleurs une analyse aux dégâts du syndrome « Et pourquoi pas moi ? » en campagne. Un titre qui résume l’ambiance du moment.

Autour d’elle, la bataille des gauches et des droites s’intensifie. On l’a vu avec Glucksmann qui refuse la primaire et choisit une autre stratégie.

Reste la question du financement, souvent décisive pour les petites candidatures. Le sujet est brûlant, comme le rappelle ce refus de financement du Crédit Mutuel qui a secoué le paysage politique.

Pour Natacha Polony, il faudra transformer un mouvement en parrainages, puis en intentions de vote. La suite se jouera sur ces deux terrains, bien plus que sur les plateaux radio.

Le prochain épisode ? Probablement des détails de programme, et des soutiens nommés.

Une essayiste, un mouvement, 60 000 soutiens revendiqués : Natacha Polony vient de passer du commentaire à l’action. Et si la présidentielle réservait encore d’autres surprises, Macron pourrait-il vraiment repousser le scrutin en cas de guerre ? Quant à l’ex-chef de l’État socialiste, les conditions que Hollande pose à un retour pourraient bien vous intriguer.

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