Natacha Polony et son mari Périco Légasse ont leur maison dans une commune tourangelle de 3 400 habitants

Mercredi 14 octobre 2026, Natacha Polony a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle sur France Inter. Les regards se tournent vers l’essayiste de 51 ans, mais aussi vers ce qu’elle garde loin des plateaux. Un village de 3 400 habitants, un château du XVIe siècle, un mari critique gastronomique : voici où la candidate pose ses valises.
Une candidature lancée « dans le chaos » et un foyer à l’abri des caméras
« Nous sommes dans le chaos, j’estime que la situation m’oblige, je suis candidate à l’élection présidentielle. » Les mots sont forts, et Natacha Polony les a prononcés ce mercredi 14 octobre 2026 sur France Inter. Retrouvez le détail de sa déclaration de candidature à l’Élysée.
Le public la connaît surtout comme ancienne directrice de Marianne. Elle poursuit aujourd’hui ses activités d’essayiste et dirige la revue L’Audace !. Une femme de plateaux, de débats et de prises de parole.
Mais il existe une autre Natacha Polony, moins exposée. Celle-là partage sa vie avec Périco Légasse et leurs trois enfants, nés en 2007, 2011 et 2013. Le couple est marié depuis 2007.
Cette famille ne vit pas dans l’agitation parisienne. Elle a fait un autre choix, bien loin des rédactions, des studios et des cabinets politiques.
Où exactement ? Un village d’environ 3 400 habitants, au cœur de la Touraine. Avant de vous donner son nom, il faut revenir sur la manière dont ces deux-là se sont trouvés, car rien n’avait été simple.
Des « fleurets mouchetés » à la vie de famille : l’histoire d’un couple né dans les couloirs de Marianne
Tout commence à la rédaction de Marianne. Pas de coup de foudre de cinéma, plutôt des joutes entre deux plumes affûtées. Un duel d’esprit permanent.
En 2017, Natacha Polony le racontait à Technikart : « Les premiers contacts étaient plutôt à fleurets mouchetés. » Deux journalistes, des convictions, et personne pour céder le dernier mot.
Puis les provocations ont changé de nature. Selon son récit, les conversations dans les couloirs revenaient régulièrement, et Périco Légasse lui lançait : « Polony, il faut que je vous invite à dîner ! » Elle répondait : « Oui, oui, Périco, allez-y, si vous voulez ! »
On devine le sourire en coin. La plaisanterie récurrente a fini par devenir un vrai dîner, puis une histoire d’amour, puis une famille de cinq. Pour mesurer à quel point la vie privée de la candidate intrigue, il suffit de lire ce qu’elle a confié sur les règles de son couple.
Reste une question toute simple : où ces deux amoureux des mots ont-ils choisi de s’installer, quelques années plus tard ? Pas à Paris, on l’a dit. Pas non plus dans une grande métropole.
Leur maison se trouve à Azay-le-Rideau, en Indre-et-Loire. Une commune d’environ 3 400 habitants, connue bien au-delà de ses limites pour un monument qui domine tout le reste.

Azay-le-Rideau, le château Renaissance qui veille sur leur quotidien
Difficile de parler d’Azay-le-Rideau sans évoquer son château. Pour comprendre le cadre de vie de la famille, il faut aussi regarder le reste d’une course présidentielle qui s’élance déjà, tant le contraste est net.
Édifié au XVIe siècle sous le règne de François Ier, il est classé au titre des Monuments historiques depuis 1914. Il est considéré comme l’un des fleurons de la première Renaissance française.
Son décor est presque irréel : le château a été construit sur une île, au milieu de l’Indre. L’eau, la pierre, les façades travaillées. Un patrimoine qui participe largement à l’identité du village.
C’est dans cet environnement que Natacha Polony et Périco Légasse ont installé leur famille. On est loin des plateaux de télévision, des studios de radio et des rédactions parisiennes où la journaliste évolue professionnellement.
Le choix de la Touraine ne surprend pas vraiment, d’ailleurs. Périco Légasse, critique gastronomique, défend depuis longtemps les produits, les terroirs et la gastronomie française. Un art de vivre cohérent avec une terre de vignes, de tables et de traditions.
Voilà donc la réponse : le village de 3 400 habitants s’appelle Azay-le-Rideau. Mais cette maison de famille va-t-elle rester le havre qu’elle est aujourd’hui, maintenant que la campagne commence ?
Ce que la campagne présidentielle change pour la maison de Touraine
Avec sa candidature à la présidentielle de 2027, le quotidien de Natacha Polony pourrait prendre une dimension nouvelle. Elle entend désormais parcourir le pays et convaincre les électeurs, après avoir longtemps commenté la vie publique de l’extérieur.
Autrement dit, la commentatrice devient actrice. Elle rejoint un champ déjà occupé : Jean-Luc Mélenchon avait annoncé sa quatrième candidature, et les prétendants se multiplient à gauche comme ailleurs.
Dans ce nouveau chapitre, la maison d’Azay-le-Rideau reste toutefois un point d’ancrage familial. Un refuge loin des plateaux et des débats, dans une commune dont le patrimoine et le calme tranchent avec l’exposition médiatique à venir.
Le contraste est frappant. D’un côté, les meetings, les micros et les déplacements ; de l’autre, un village tourangeau, une rivière, un château Renaissance et une famille de cinq personnes.
Pour les autres prétendants, la question de la stratégie se pose aussi, comme le montre le refus de la primaire par Raphaël Glucksmann. Chacun cherche sa route vers 2027.
Pour Natacha Polony, cette route passera sans doute souvent loin de la Touraine. Reste à savoir combien de fois elle pourra rentrer, et combien de temps ce havre restera discret une fois la campagne lancée.
Ce refuge à Azay-le-Rideau, c’est peut-être sa meilleure carte : un endroit où l’on retrouve ses proches, ses repères et son rythme, quand tout le reste devient bruyant.
Une essayiste de 51 ans, une candidature, un village de 3 400 habitants : le décor d’une campagne vient de se dessiner. Et si vous pensiez que seules les grandes figures se lançaient, les deux raisons pour lesquelles François Bayrou a renoncé vont vous donner à réfléchir. Quant à ceux qui n’ont plus de maison à fuir, la vie sans domicile d’un chanteur devenu candidat raconte l’autre extrême.