Œil gauche éteint, tumeur au cerveau… à bientôt 8 ans, Owenn veut faire le tour du Mont-Blanc

Il saute sur le canapé, se roule par terre avec son chiot golden retriever et rêve de montagne. Pourtant, à bientôt 8 ans, Owenn vit avec une tumeur cérébrale diagnostiquée en 2019 et ne voit plus de l’œil gauche. Selon Le Parisien, ce petit garçon du Gers prépare avec sa mère un défi autour du Mont-Blanc, et ce qui le rend possible tient en une phrase de Sandra.
Un enfant qui court partout, malgré une tumeur au cerveau diagnostiquée en mai 2019
À la maison, c’est le chantier permanent. Owenn court, saute sur le canapé et se roule par terre avec Suki, le golden retriever de trois mois que la famille vient d’adopter. À bientôt 8 ans, selon Le Parisien, il ressemble à tous les enfants de son âge, ou presque.
Le « presque » pèse lourd. En mai 2019, les médecins ont diagnostiqué chez lui un gliome des voies optiques, une tumeur cérébrale installée sur le trajet de la vision. Depuis, il ne voit plus de l’œil gauche, et son œil droit est à moins de 1/10.
Pour un enfant, cela bouscule la manière d’aborder l’espace : les marches, les obstacles, la foule, le ballon qui arrive de côté. Un handicap visuel pousse souvent à se replier sur ce que l’on maîtrise. Lui semble avoir pris le chemin inverse.
Récemment, son ophtalmologue aurait même qualifié Owenn de « miracle ». Sa mère, Sandra, l’explique dans un sourire : « Tout ce qu’il a fait avec moi depuis sa naissance lui a donné confiance. »
Cette confiance, elle se fabrique à coups d’activités, pas de précautions. Pas question de rester dans une bulle, pas question non plus de laisser la maladie écrire le programme. Si l’effort physique vous intrigue, les courses à pied les plus pratiquées en France réservent d’ailleurs une surprise au numéro 1.
Mais que fait ce petit garçon, concrètement, de ses journées ? La liste donne le tournis, et elle ne s’arrête pas au jardin.
Rando, ski, kitesurf : le quotidien d’un casse-cou à qui on n’a rien interdit
Dans le Gers comme dans la région, Owenn multiplie les sorties. Sa mère le décrit sans détour : « C’est un casse-cou, il fait beaucoup de sport. » Le mot claque, et il en dit long sur l’état d’esprit de la maison.
La règle de Sandra tient en une phrase : « Ce que je fais, je lui fais faire. » Et elle en fait beaucoup : rando, ski, snowboard, karting, kitesurf. Cinq disciplines, de la neige au vent, qui exigent toutes équilibre, vitesse et confiance.
Le karting demande de sentir une trajectoire et d’accepter la vitesse à ras du sol. Le kitesurf mêle eau, vent et traction. Pour un enfant qui voit à peine de l’œil droit, ce n’est pas un détail.
La source ne précise pas qui encadre chaque sortie, ni quels aménagements existent. Elle montre en revanche un principe : la mère montre, l’enfant suit, et le duo fait tout ensemble. Le sport devient moins un loisir qu’un langage commun entre eux.
Reste à savoir jusqu’où ce langage peut les mener. La montagne, justement, ne pardonne pas l’improvisation : quatre ascensions du Mont-Blanc en quatre jours après un vol de matériel à 4 000 m rappellent ce que cette altitude exige de ceux qui s’y frottent.
Alors, quelle est la suite de ce programme déjà bien chargé ? Elle se joue en altitude. Selon Le Parisien, Owenn veut désormais faire le tour du Mont-Blanc avec sa mère, afin de récolter des fonds.
L’idée n’est pas tombée du ciel. Elle prolonge un voyage que la famille a déjà vécu, bien loin des sommets alpins.

Après New York grâce à l’association Crem, l’étape suivante a des airs de sommet
Le nom évoque aussitôt l’histoire de ce coureur amputé d’une jambe qui a bouclé l’UTMB en 44 heures. Dans le titre du Parisien, on parle d’ultra trail du Mont-Blanc. Mais le texte que nous avons pu lire évoque surtout un tour du Mont-Blanc avec sa mère.
Le format exact, la distance, le calendrier ou le montant visé ne sont pas détaillés dans cette source. Mieux vaut le dire clairement que d’inventer un parcours. Ce que l’on sait, c’est le cœur du projet.
Tout part de l’association Crem. Grâce à son soutien, Owenn a découvert New York, un voyage que beaucoup d’enfants en bonne santé n’ont jamais fait. Le défi du Mont-Blanc vient ensuite, comme une manière de rendre la pareille.
Le principe, selon Le Parisien : le petit garçon et Sandra marcheraient ensemble autour du massif pour récolter des fonds. Une mère et son fils, un sentier, un objectif solidaire. Le public n’a pas encore tous les détails, mais l’intention est limpide.
Et c’est là que la phrase de Sandra prend tout son sens. « Ce que je fais, je lui fais faire » n’est plus seulement une philosophie du quotidien : c’est un plan d’entraînement. Chaque rando, chaque descente à ski, chaque session de kitesurf serait une brique de la préparation.
Le « miracle » dont parle l’ophtalmologue ne tient donc pas à la médecine seule. Il tient aussi à des années de sorties, d’essais et de confiance accumulée côté enfant comme côté parent. Une confiance qui, dans la montagne, vaut parfois autant que les chaussures.
Ce qu’il reste à suivre avant le grand départ
Beaucoup de questions restent ouvertes. Quand partiront-ils ? Sur quelle portion du massif ? Pour quelle cause précise la collecte sera-t-elle destinée ? La source ne le dit pas, et rien ne permet de combler ces blancs sérieusement.
On peut en revanche surveiller trois choses : la préparation physique du duo, l’organisation de la collecte et la façon dont l’association Crem accompagnera le projet. Chacune dira si ce rêve prend une forme concrète ou reste une belle intention.
Owenn n’est pas le premier à faire de l’effort un message. Un champion de moto qui court 42 km en combinaison de cuir pour son fils montre à quel point le sport peut porter une émotion que les mots peinent à dire.
La collecte par le sport est aussi un grand classique du web. L’Everest sur tapis de ClemQuiCourt pendant le ZEVENT prouve qu’un défi spectaculaire peut mobiliser des foules, à condition que l’histoire soit racontée avec justesse.
Pour l’instant, le petit garçon continue de courir, de sauter sur le canapé et de rouler par terre avec Suki. C’est peut-être là, dans ce quotidien tout simple, que se joue le plus beau des entraînements.
Un garçon qui voit à peine, une mère qui ne lui interdit rien, une montagne au bout du chemin : la confiance se construit pas à pas.
Et si cette histoire vous a remué, cette capsule dix fois plus petite qu’un pacemaker posée chez une enfant de 13 ans ouvre une autre porte sur ce que la médecine sait faire aujourd’hui.
Quant à ceux qui croient qu’il y a un âge pour tout, ce vétéran de 98 ans debout sur l’aile d’un avion en plein vol risque de vous faire changer d’avis.