Quatre radars mobiles déplaçables débarquent dans l’Oise : Avrechy, Allonne, La Drenne… et un 4e sur un axe déjà surveillé

Vous connaissez votre trajet par cœur, chaque virage, chaque ligne droite. Justement, c’est là que ça se corse. Quatre radars mobiles viennent d’être posés dans l’Oise, et l’un d’eux s’ajoute à un équipement qui était déjà là. Voici où ils se cachent, et surtout ce qui rend ce dispositif plus piégeux qu’il n’en a l’air.
Vacances de la Toussaint : quatre appareils apparus en 72 heures dans l’Oise
Selon le site Radars-auto, quatre appareils ont été installés sur de nouveaux emplacements entre le 19 et le 21 octobre 2026. Le timing n’a rien d’anodin : les vacances de la Toussaint font reprendre la route à beaucoup de monde.
Leur particularité tient en un mot : mobiles. Ces radars peuvent être déplacés régulièrement, ce qui complique la vie de ceux qui comptent sur leurs habitudes pour lever le pied au bon moment.
Autrement dit, le « je sais où il est » ne vaut plus grand-chose. Le radar du mois dernier n’est pas forcément celui de cette semaine.
Le contexte n’est pas anodin non plus. Dans le département, les excès de vitesse spectaculaires font déjà régulièrement parler d’eux, et les contrôles se multiplient.
Reste à savoir où poser les yeux. Car les quatre emplacements n’ont pas tous la même logique, et le premier se trouve en plein village.
Avrechy, Allonne, La Drenne : le tour des emplacements
Premier radar : la RD916 à Avrechy, dans le hameau d’Argenlieu. C’est une portion en agglomération, limitée à 50 km/h. L’appareil contrôle dans les deux sens et doit rester environ trois semaines.
La municipalité a prévenu les conducteurs : mieux vaut lever le pied avant que le flash ne gâche le trajet. Un avertissement assez direct, qui en dit long sur l’intention du dispositif.
Deux autres appareils ont été positionnés le mardi 20 octobre sur la RD927. L’un est à Allonne, près de l’échangeur avec la RN31. L’autre est à La Drenne, sur l’itinéraire sécurisé qui relie Méru à Allonne.
Sur ces deux secteurs, le seuil de déclenchement annoncé correspond aux vitesses supérieures à 80 km/h. Les débats sur le 80 km/h n’ont jamais vraiment cessé, mais ici, la règle s’applique bel et bien.
Et le quatrième radar ? Il est posé sur un axe où se cachait déjà un équipement. C’est là que l’histoire devient intéressante.
Péroy-les-Grombries : le 4e radar qui s’ajoute à un autre
Le dernier appareil a été mis en place le mercredi 21 octobre sur la RD136, à Péroy-les-Grombries. Nous sommes dans le secteur boisé entre Ormoy-Villers et Nanteuil-le-Haudouin. Là aussi, la vitesse est surveillée à partir de 80 km/h.
Le détail qui change tout : cet axe disposait déjà d’un radar tourelle. L’arrivée du nouvel équipement renforce donc les contrôles sur une route déjà sous surveillance.
La conséquence est simple. Connaître le parcours ne suffit plus pour éviter les sanctions : un conducteur qui a repéré la tourelle peut très bien se faire prendre par un appareil qu’il n’avait pas anticipé.
Rappelons la logique de ces installations. Elles ne sont pas là pour décorer, mais pour inciter à respecter la limite partout, y compris quand rien n’est visible. Les contrôles qui tournent mal pour certains rappellent que la sanction peut aller bien au-delà de l’amende.
Reste la vraie question : pourquoi une telle densité de contrôles dans ce département précis ? Les chiffres apportent un début de réponse.

Les chiffres qui expliquent cette pression sur l’Oise
D’après le bilan cité dans l’article source, 42 personnes avaient perdu la vie sur les routes de l’Oise en 2026 à la date de publication. Le département dépasse déjà les 40 décès de 2025.
La série est parlante : 35 en 2024, 39 en 2023 et 30 en 2022. La tendance n’est pas à l’accalmie, et 2026 n’est pas terminée.
Autre donnée : selon les chiffres mentionnés dans la publication d’origine, la vitesse excessive était impliquée dans 21 % des accidents mortels recensés l’année précédente. Un accident mortel sur cinq environ, donc, où le pied droit a joué un rôle.
Voilà la promesse tenue : ces quatre radars se trouvent à Avrechy, Allonne, La Drenne et Péroy-les-Grombries, ils bougent, et ils flashent dans les deux sens sur les secteurs concernés.
Quelques kilomètres par heure gagnés ne valent ni une amende, ni un permis suspendu, encore moins une vie brisée. Et ce n’est pas la seule évolution qui attend les conducteurs.
Ce que ça change pour vos trajets dans les semaines qui viennent
Le radar d’Avrechy doit rester environ trois semaines. Pour les autres, la source ne précise pas de durée : par définition, des appareils mobiles peuvent être déplacés sans prévenir.
Le bon réflexe n’est donc pas de mémoriser des emplacements, mais de s’en tenir aux limitations, y compris sur les routes que vous pensez maîtriser. D’autant que d’autres mesures se profilent, comme la suspension de permis pour le téléphone au volant, annoncée comme pouvant être étendue.
Autre sujet de vigilance : les sanctions sur les petites routes limitées à 80 km/h sont parfois lourdes, comme dans cette affaire où un véhicule a été confisqué après trois excès.
Quant à la mortalité routière dans l’Oise, la source indique qu’elle progresse. Les autorités cherchent à renforcer la vigilance des automobilistes et à limiter les excès de vitesse, et il y a fort à parier que d’autres emplacements suivront.
À vous de jouer, donc : la prochaine fois que vous empruntez la RD927 ou la RD136, regardez vraiment votre compteur.
Dans l’Oise, le radar n’est plus un décor qu’on mémorise, c’est une variable qui bouge. Et si vous pensiez que la France était le pays le plus sévère du continent, ces deux pays qui autorisent 150 km/h vont vous faire douter. Quant aux radars, saviez-vous que certains tentent de s’en rendre invisibles ?