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Freins défaillants et risque de feu : Hyundai rappelle 10 000 voitures en France — deux modèles dans le viseur

Publié par Elsa Lepic le 23 Juin 2026 à 8:30

Plus de 10 000 véhicules Hyundai sont concernés par une nouvelle campagne de rappel en France. Deux modèles sont dans le viseur : la citadine i20 et l’électrique Ioniq EV. Les problèmes identifiés n’ont rien d’anodin — on parle de freins potentiellement défaillants d’un côté, et de risque de départ de feu de l’autre.

Si vous roulez en Hyundai, mieux vaut lire ce qui suit avant de reprendre le volant. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce double rappel, les modèles exacts visés et la marche à suivre.

Un tuyau sous pression qui menace le freinage de 8 000 i20

Technicien vérifiant la batterie d'un Hyundai Ioniq EV

Le premier volet de ce rappel concerne la Hyundai i20 équipée du petit trois-cylindres turbo-essence 1.0 T-GDI. Les véhicules fabriqués entre le 18 août 2015 et le 21 septembre 2020 sont visés. En France, environ 8 000 exemplaires sont attendus en atelier.

Propriétaire inspectant le moteur d'une Hyundai i20

Le souci est technique mais bien réel. Une Durit de dépression suit un mauvais cheminement sous le capot. Résultat : le tuyau se retrouve sous pression et finit par vibrer en permanence.

Avec le temps, ces vibrations craquellent le caoutchouc. Et quand ce tuyau lâche, c’est l’efficacité du système de freinage qui peut être compromise. On n’a pas besoin de dessiner un schéma pour comprendre le danger.

L’intervention en concession est référencée sous le code campagne 61DT02. Elle dure environ 1 h 30 et est entièrement prise en charge par Hyundai. Aucun frais pour le propriétaire. Mais encore faut-il savoir si son véhicule est dans la liste.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un constructeur lance un rappel massif en France ces derniers mois. La tendance s’accélère, tous constructeurs confondus.

L’Ioniq EV et un système de batterie qui pourrait jouer un mauvais tour

Le second modèle rappelé est la Hyundai Ioniq EV, version 100 % électrique. Les véhicules concernés ont été produits entre le 18 juin 2019 et le 26 juillet 2022. Environ 2 000 exemplaires sont touchés en France.

Ici, le problème est plus sournois. Le système de gestion de la batterie détecte trop rapidement une éventuelle instabilité thermique. En soi, détecter vite un problème semble être une bonne chose — sauf que cette sensibilité excessive fausse la réaction du véhicule.

Concrètement, le système peut échouer à prévenir correctement un éventuel départ de feu. Un comble pour un dispositif censé protéger les occupants. Le risque d’incendie lié aux batteries reste rare, mais ses conséquences peuvent être dévastatrices.

D’autres marques ont été confrontées à des problèmes similaires. Volkswagen a rappelé 100 000 électriques pour un risque comparable, et Stellantis a aussi dû agir sur plusieurs modèles Peugeot, Citroën et Opel. La question des batteries et du risque d’incendie en recharge revient de plus en plus souvent dans l’actualité automobile.

Comment savoir si votre Hyundai est concernée

Si votre véhicule fait partie de la campagne de rappel, Hyundai doit vous envoyer un courrier recommandé. C’est la procédure standard. Mais dans les faits, ces courriers mettent parfois plusieurs semaines à arriver.

Plutôt que d’attendre, vous pouvez vérifier par vous-même. Il suffit de vous munir du numéro de série de votre véhicule (le fameux code VIN) et de le rentrer sur l’outil de vérification en ligne mis à disposition par Hyundai.

Vérification du numéro VIN sur une carte grise

Où trouver ce numéro VIN ? C’est simple : il figure à la lettre E de votre certificat d’immatriculation (la carte grise). On le trouve aussi en bas du pare-brise côté conducteur, visible depuis l’extérieur.

Selon les informations relayées par Automobile Magazine, la prise en charge est gratuite pour les deux modèles. Aucune excuse pour ne pas passer en concession.

Pourquoi ces rappels se multiplient en France

Si vous avez l’impression de voir passer un rappel automobile toutes les deux semaines, ce n’est pas une illusion. Stellantis a rappelé 700 000 véhicules récemment, BMW près de 180 000, et même 1,5 million pour un souci de freinage.

Plusieurs facteurs expliquent cette inflation. Les normes de sécurité sont plus strictes, les systèmes embarqués plus complexes, et les constructeurs préfèrent rappeler massivement plutôt que de risquer un scandale médiatique ou une action en justice.

Pour les propriétaires, la bonne nouvelle, c’est que ces interventions sont toujours gratuites. La mauvaise, c’est qu’il faut rester vigilant. Un rappel ignoré peut avoir des conséquences graves — surtout quand on parle de freins qui lâchent ou de batteries qui surchauffent.

Si vous roulez en i20 ou en Ioniq EV, prenez cinq minutes pour vérifier votre VIN. C’est le genre de démarche qu’on repousse toujours, jusqu’au jour où on regrette de ne pas l’avoir faite. D’autant que le contrôle technique ne détecte pas forcément ce type de défaut avant qu’il ne soit trop tard.

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