Elle meurt brûlée vive par deux hommes engagés par son ex, père de leurs 3 enfants
Une femme de 30 ans est morte des suites de ses blessures, plusieurs semaines après avoir été aspergée d’un liquide inflammable et brûlée à son domicile. Selon l’enquête de la Garde civile espagnole, son ancien compagnon aurait payé deux hommes pour l’agresser. Un scénario d’une violence rare qui vient d’être révélé par El Mundo.

Une agression aux premières heures du jour

Les faits remontent au 2 février dernier, dans la communauté de Madrid. Deux hommes seraient entrés chez la victime tôt le matin, munis de clés fournies par le commanditaire présumé : son ex-compagnon, âgé de 34 ans et père de leurs trois enfants.
Selon l’enquête, les agresseurs ont d’abord battu la jeune femme avant de l’asperger d’un produit inflammable. Ils y ont ensuite mis le feu alors qu’elle tenait dans ses bras son bébé de six mois.
Les deux hommes se sont enfuis à bord du véhicule de l’ex-compagnon. Le nourrisson, lui, est sorti indemne de cette scène d’horreur. Un point commun tragique avec d’autres affaires récentes impliquant des enfants en bas âge pris dans des drames familiaux.
Les suspects ont été interpellés plusieurs semaines après les faits. Mais la victime, hospitalisée dans l’unité des grands brûlés, n’a jamais pu se remettre de ses blessures.
Des signaux qui n’ont jamais été pris en compte
L’hypothèse de la préméditation repose sur les confidences de la victime elle-même. Elle aurait raconté à des proches une tentative d’empoisonnement par son compagnon, plusieurs mois avant l’agression mortelle.
Plus glaçant encore : selon l’enquête, l’homme aurait évoqué son souhait de l’achever alors qu’elle était hospitalisée, sous protection policière, dans l’unité des grands brûlés de l’hôpital La Paz. Un acharnement qui rappelle d’autres affaires où la volonté de nuire ne s’est jamais arrêtée.
Le mobile avancé par les enquêteurs tient en une phrase : la victime voulait le quitter après avoir découvert son infidélité. Un motif d’une banalité terrifiante, qui a débouché sur l’un des scénarios les plus violents recensés cette année dans la région.
Les trois hommes ont été placés en détention provisoire. Pourtant, aucun signalement officiel n’existait avant le drame.
Aucune plainte, aucun antécédent connu
Selon El País, la victime n’avait jamais déposé plainte contre son ex-compagnon. Il n’était pas non plus connu de la justice pour des faits de violences conjugales.
Un profil qui interroge une nouvelle fois sur les limites des dispositifs de prévention. Comme dans d’autres affaires où l’absence de signalement préalable n’a pas empêché le pire, les confidences faites à l’entourage n’ont pas suffi à déclencher une protection.

Le secrétariat d’État à l’égalité et pour l’éradication de la violence contre les femmes confirme qu’il s’agit du troisième féminicide recensé depuis le début de l’année dans la seule communauté de Madrid.
28 femmes tuées en Espagne depuis janvier
Ce chiffre s’inscrit dans une statistique nationale bien plus large. Depuis le 1er janvier 2026, 28 femmes ont été assassinées en Espagne par un conjoint ou un ex-conjoint.
Un bilan qui replace ce drame madrilène dans un contexte plus large de violences conjugales persistantes, malgré les dispositifs de protection existants dans le pays. Des affaires similaires ont récemment marqué la France, comme celle de Clara, poignardée par son petit ami à Carrières-sur-Seine, ou celle de cette collégienne de 14 ans tuée dans l’Aisne.

L’enquête se poursuit du côté de la Garde civile pour établir précisément le rôle de chacun des trois hommes mis en cause. La qualification des faits pourrait encore évoluer dans les prochaines semaines.
- 20/07/2026 à 18:52Honte à lui...J'espère que la justice fera son travail...
1 commentaire