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« Ça allait finir en bain de sang » : à 76 ans, il est jugé pour avoir écrasé sa compagne, qui l’avait dénoncé un mois plus tôt

Publié par Cassandre Jolivet le 01 Nov 2026 à 15:56
Visage grave d'une personne dans une rue de village

Un village gersois de 200 habitants, une nuit d’août, des cris dans une rue déserte. Le 3 août 2023, Sylvie Sanchez, 58 ans, meurt écrasée par une voiture. Son compagnon, Daniel M., 76 ans aujourd’hui, comparaît devant les assises du Gers. Et une question pèse sur le procès : la justice aurait-elle pu empêcher le drame ?

Une course-poursuite dans un village de 200 âmes

« À l’aide ! À l’aide ! » Dans les rues de Préchac-sur-Adour, les cris de Sylvie Sanchez résonnent, selon le récit du Figaro. La quinquagénaire tente d’échapper à une Peugeot 208 qui la pourchasse à toute allure.

Elle se réfugie dans le renfoncement d’un portail. La voiture, qui l’a dépassée dans sa fureur, engage alors une marche arrière et se place face à elle. Puis elle fonce.

La victime est renversée une première fois. Blessée, elle parvient à se relever. Le conducteur accélère de nouveau et la percute de plein fouet, la projetant contre un muret en béton avant de prendre la fuite.

Le corps de Sylvie Sanchez porte d’innombrables fractures. Elle succombe à 22h30, à des « lésions traumatiques viscérales thoraciques et abdominales », selon le rapport du médecin légiste. Ce récit de l’accusation reste à établir devant la cour.

Dans l’affaire où l’État est attaqué pour faute lourde, le même débat sur les failles de la justice revient régulièrement. Ici, il se pose avec une date : moins d’un mois avant la mort, la victime avait déposé plainte.

Mais ce n’est pas tout ce qui s’est passé cette nuit-là.

Un incendie, un fusil de chasse et le GIGN

Dans les minutes qui suivent, à Galiax, un incendie se déclare dans la maison que partageaient la victime et Daniel M. Le couple était en cours de séparation.

Le septuagénaire s’y est retranché, un fusil de chasse à la main. Le GIGN se déploie autour du bâtiment dévoré par les flammes et tente de raisonner l’homme qu’il soupçonne d’être responsable de la mort de Sylvie Sanchez.

Un coup de feu retentit. Daniel M. s’est tiré une balle dans la tête, ce qui lui a emporté la partie gauche du visage. Évacué et opéré en urgence, il a survécu.

Selon l’expertise psychiatrique citée par Le Figaro, il aurait voulu « effacer, neutraliser, gommer une histoire amoureuse de plus en plus mal maîtrisée ». Une formule qui en dit long sur l’état d’esprit de l’accusé.

Reste le contexte. Les documents de la procédure évoquent, d’après le journal, un libertinage mal toléré par un retraité décrit comme « jaloux comme un tigre ». Pour la défense, la suite des débats dira ce qu’il faut en penser, car l’accusé est présumé innocent jusqu’à la décision de la cour.

Dans un autre dossier, celui d’une mère toujours libre six ans après, c’est aussi la lenteur de la machine judiciaire qui choque. Ici, un détail revient pourtant sans cesse : ce qui s’est joué avant le 3 août.

La plainte pour « menaces de mort » déposée moins d’un mois avant

C’est le cœur du dossier. Sylvie Sanchez avait porté plainte pour « menaces de mort » moins d’un mois avant d’être tuée.

Autrement dit, la justice était alertée. Pourtant, selon Le Figaro, l’homme qu’elle avait dénoncé a pu la retrouver ce soir-là.

L’avocat de la famille de la victime dénonce une « inaction coupable » de la justice. Il assigne l’État pour « faute lourde », une procédure qui vise à faire reconnaître un dysfonctionnement grave du service public.

Le procès de Daniel M. s’ouvre donc sur deux fronts. Le premier est pénal : un homme de 76 ans doit répondre de la mort de sa compagne. Le second est judiciaire et politique : qu’a-t-on fait de la plainte ?

La source, partielle, ne détaille pas les suites données à ce dépôt de plainte. Les débats devant les assises devraient permettre d’en savoir plus sur ce qui a été fait, ou pas, entre la plainte et le drame.

Ce que l’on sait en revanche tient en une phrase, rapportée par Le Figaro : pour certains témoins, « ça allait finir en bain de sang ». Une prédiction devenue réalité.

Rue déserte d'un village gersois éclairée la nuit

Les accusations de jalousie et de paranoïa

Les enquêteurs ont dressé un portrait précis de l’accusé, selon Le Figaro. Daniel M. serait un retraité « jaloux » et « parano », que la vie libertine du couple aurait rendu de plus en plus tendu.

Dans une histoire proche, celle où l’avocat refuse de révéler la vérité, le secret de l’instruction pèse sur chaque mot. Ici, les débats publics vont permettre de comprendre le parcours de l’accusé.

Première réponse à la question que pose le titre : oui, un homme de 76 ans est bien jugé pour avoir renversé volontairement sa compagne avec sa voiture, avant de tenter de se donner la mort. Le procès doit désormais établir les faits, évaluer sa responsabilité et mesurer les failles qui ont précédé le drame.

Le détail décisif tient en deux dates et un mot. Une plainte pour menaces de mort, moins d’un mois avant. Le 3 août 2023, la mort de Sylvie Sanchez. Entre les deux, la famille parle d’une « inaction coupable ».

Selon l’accusation, c’est la séparation en cours qui aurait précipité le passage à l’acte, l’expertise psychiatrique évoquant une histoire amoureuse « mal maîtrisée ». La défense pourra, elle, contester ces éléments à l’audience.

Ce que ce procès peut changer pour la famille de Sylvie Sanchez

Pour les proches, l’enjeu dépasse le verdict. L’avocat de la famille a décidé d’assigner l’État pour faute lourde, ce qui ouvrirait la voie à une reconnaissance officielle d’un dysfonctionnement.

C’est une démarche déjà vue ailleurs. Dans un procès parisien récent, les audiences ont aussi servi à interroger ce qui n’avait pas fonctionné en amont.

Le procès devant les assises du Gers s’ouvre un lundi. Il doit permettre d’entendre les experts, dont le psychiatre, et de confronter la version de l’accusation à celle de la défense.

Un point reste à surveiller : l’état de santé de l’accusé. Daniel M. a survécu à sa blessure par arme à feu, mais avec de graves séquelles au visage, rapporte la source.

La question de l’attention portée aux plaintes pour menaces est aussi un sujet de société. Quand la justice durcit ses sanctions sur d’autres fautes, le contraste interpelle : certains attendent la même fermeté face aux menaces.

Ces éléments proviennent d’un récit du Figaro, en partie réservé aux abonnés. D’autres révélations sont donc possibles à l’audience.

Le verdict dira si Daniel M. est reconnu coupable. L’autre procès, celui de l’État, ne fait que commencer.

Une plainte, un dernier soir, un village de 200 âmes : tout tient dans ce que la justice a fait de l’alerte. Et si vous pensiez que le plus dur se jouait toujours au procès, ce que révèle un rapport d’inspection sur un autre dossier pourrait vous faire changer d’avis. Et pour comprendre comment une famille se déchire après un décès, cette bataille judiciaire entre deux proches en dit long.

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