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Avocat sadomasochiste obsédé, il aurait torturé sa dernière victime pendant 7 heures avec un collier électrique

Publié par Cassandre le 07 Oct 2026 à 6:35
Avocat à New York, 44 ans : une septième victime présumée et 41 nouveaux chefs d'accusation

Il est avocat, il a 44 ans et il dort aujourd’hui à Rikers Island. Mardi, le parquet de Manhattan a ajouté une septième victime présumée à son dossier, selon le New York Post. Ce qu’elle raconte, et la façon dont il aurait cherché à verrouiller son silence, explique pourquoi les procureurs parlent d’une affaire à part.

Sept femmes, 116 chefs d’accusation : le dossier qui s’alourdit à Manhattan

Ryan Hemphill, 44 ans, est détenu à Rikers Island. Il est visé par un acte d’accusation de 116 chefs pour des agressions sexuelles présumées sur six femmes, entre octobre 2024 et mars 2025, d’après le New York Post.

Mardi, devant la Cour suprême de Manhattan, de nouvelles poursuites ont été annoncées. Une septième femme s’est manifestée, ce qui porte à sept le nombre de victimes présumées confirmées par l’accusation. Elle situe les faits au printemps 2024, soit avant la période couverte par le premier dossier.

Son déclic est presque banal. Elle a vu passer la couverture médiatique du premier acte d’accusation, et a décidé de parler. Jusque-là, l’accusation affirme qu’elle était persuadée que cela ne servirait à rien.

Cette idée n’est pas arrivée par hasard, selon les procureurs. Nous y reviendrons, car elle est au cœur de l’affaire. Dans les dossiers où des enregistrements deviennent une pièce centrale, comme dans l’affaire Pelicot, qui continue de livrer ses secrets, la parole des victimes pèse souvent plus lourd qu’on ne l’imagine.

Ryan Hemphill a été arrêté en mars 2025. Les enquêteurs auraient alors découvert des dizaines de vidéos de femmes, des caméras de surveillance, un assortiment de drogues et des munitions de grande capacité. Reste à comprendre comment cette septième femme s’est retrouvée chez lui.

Une appli de rencontre, un appartement de Midtown et sept heures

Tout commence par un rendez-vous qui semblait transactionnel. La plaignante a connu Ryan Hemphill via l’application SugarDaddy. Elle venait dans son appartement de Midtown en espérant de l’argent en échange d’un rapport sexuel.

Mais l’avocat « planifiait tout autre chose », a déclaré à l’audience l’assistante du procureur Mirah Curzer. Ce qui a suivi, selon l’accusation, a duré sept heures.

Le parquet affirme qu’il l’aurait menacée avec un couteau pour l’empêcher de résister, puis attachée à son lit. Elle aurait aussi été brûlée avec un objet chaud et contrainte de porter un collier électrique autour du cou. Ces faits sont présumés et contestés par la défense.

La suite, d’après la procureure, s’est déroulée dans la salle de bains. Il l’aurait maintenue à plusieurs reprises la tête sous l’eau, la relevant juste avant qu’elle ne perde connaissance, avant de recommencer. Le New York Post parle d’une épreuve « à vous retourner l’estomac ».

Ce type d’accusation rappelle que certains dossiers de violences sexuelles pèsent aussi par leur impact public. On l’a vu quand le verdict est tombé pour l’islamologue Tariq Ramadan, accusé de viols. Mais ici, une pièce inquiète particulièrement les procureurs : une vidéo.

Selon Mirah Curzer, le calvaire s’est achevé après qu’il lui aurait fait dire, face caméra, qu’elle voulait être violée. Et ce n’était, d’après l’accusation, pas la première fois.

Façade à colonnes d'un tribunal new-yorkais au crépuscule

La vidéo, les « trophées » et la phrase qui devait réduire les victimes au silence

Ce mécanisme-là, comme les confidences de Caroline Darian l’ont montré dans un autre dossier, illustre combien l’image peut devenir une arme. Pour les procureurs, la vidéo de la déclaration forcée est le cœur du système Hemphill.

Il aurait fait répéter à plusieurs victimes qu’elles consentaient. « La vidéo elle-même montre à quel point c’est faux », a lancé Mirah Curzer. « La victime est clairement terrifiée et [il] abuse activement d’elle pendant qu’elle parle. »

Toujours selon l’accusation, il aurait ensuite utilisé ces enregistrements pour intimider ses victimes, et même les conserver comme des « trophées ». Il aurait aussi envoyé des SMS menaçants, en se disant lié à la mafia et à la police.

Autre élément cité par le New York Post : les femmes auraient ensuite été payées avec de faux billets, ou pas payées du tout. L’argent promis servait donc, selon l’accusation, d’appât.

Et la dernière pièce du puzzle explique le silence de la septième plaignante. Il l’aurait convaincue qu’il serait « inutile de se manifester », en lui assurant que ses relations au sein du pouvoir le rendaient « puissant et intouchable ». Le procureur de Manhattan, Alvin Bragg, a décrit ces actes présumés comme « absolument horribles ».

Mardi, Ryan Hemphill a plaidé non coupable face à ce nouvel acte d’accusation de 41 chefs, notamment pour viol et agression sexuelle prédatrice. Il est présumé innocent jusqu’à un éventuel procès.

Ce qui attend l’avocat et ce que cette plainte pourrait changer

Pour l’accusation, cette septième plainte change l’équilibre du dossier. Un seul témoignage peut être contesté, mais plusieurs récits qui se recoupent donnent un autre poids à l’enquête. Alvin Bragg a d’ailleurs salué le courage de cette survivante, malgré les prétendues tentatives de l’accusé pour la convaincre qu’une déclaration vidéo le rendrait impossible à poursuivre.

À l’audience, Ryan Hemphill portait un chapelet autour du cou. Lunettes sur le nez, il semblait détendu, au point de lancer à un photographe du Post : « Ravi de vous revoir. » Son comportement tranche avec la gravité des accusations.

Ce n’est pas sa première apparition devant la justice. Il avait été acquitté dans une affaire de 2013, où il était accusé d’avoir étranglé et agressé sa petite amie de l’époque. Il est aussi le fils d’un neurologue réputé, précise le quotidien américain.

Chaque nouvelle plainte peut en appeler d’autres, comme dans l’affaire où huit témoignages se sont succédé autour d’un chanteur. Dans les dossiers de violences sexuelles, la parole d’une première plaignante en libère souvent d’autres.

Un point reste ouvert : la date d’un éventuel procès n’est pas précisée dans la source. D’ici là, la défense devrait contester les accusations et, vraisemblablement, la valeur des vidéos saisies. Les enjeux sont aussi judiciaires que symboliques, comme l’a montré la condamnation de Stéphane Plaza pour violences conjugales.

Le fond de l’affaire tient en une phrase : selon les procureurs, une vidéo censée prouver le consentement serait devenue la preuve du contraire.

Et si la chute de certains grands noms de la télévision vous a laissé sur votre faim, ce que personne n’a jamais dit sur les échecs de Cyril Hanouna a de quoi vous retenir.

Quant à ceux qui se demandent comment un couple mythique d’Hollywood a vraiment explosé, la vraie raison de la rupture entre Tom Cruise et Nicole Kidman refait surface.

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