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Alain Delon aurait eu 91 ans : ce que devient Douchy, où il repose parmi ses chiens

Publié par Hannah Maline le 08 Nov 2026 à 5:30

Il aurait soufflé ses 91 bougies ce 8 novembre. Alain Delon, lui, repose depuis l’été 2024 à Douchy, dans le Loiret, au fond d’un parc où l’attendent ses chiens.

Mais la propriété qu’il aimait tant n’a plus rien d’un havre de paix. Que reste-t-il, aujourd’hui, de son refuge ? Et qui décide de son avenir ?

Un refuge de 100 hectares au milieu des bois

Quand Alain Delon achète le domaine de Douchy, dans les années 1970, il cherche une chose : le silence. Une maison de maître, des allées, de la forêt à perte de vue. Un endroit où l’acteur peut enfin oublier les caméras.

Il y passera plus de cinquante ans. Le lieu devient son monde, loin de Paris et de ses flashs. C’est là qu’il reçoit ses proches, là qu’il s’isole quand la santé flanche.

Et c’est là qu’il décide, très tôt, de reposer pour de bon. Le choix de l’endroit, lui, n’avait rien d’un hasard.

La chapelle où il dort et le cimetière qu’il n’a pas voulu quitter

Cimetière pour animaux dans un jardin à la française

Au cœur du parc, une petite chapelle. Alain Delon l’a fait construire de son vivant, pour en faire sa dernière demeure. C’est là qu’il a été inhumé, à la mi-août 2024, lors de funérailles réservées à la famille.

À quelques pas, un autre lieu, bien plus inattendu. Un cimetière pour animaux, où dorment ses compagnons à quatre pattes. Les chiens ont toujours compté pour lui, plus que bien des humains, disait-il.

Il avait même exprimé le souhait de reposer près d’eux. Une image qui a marqué les Français, peut-être plus que n’importe quel hommage officiel. Mais ce décor de carte postale cache une réalité moins douce.

Derrière les grilles, une famille qui ne s’entend plus

Depuis sa disparition, le clan Delon n’a pas trouvé la paix. Anthony, Anouchka et Alain-Fabien se retrouvent face à une succession compliquée, où chaque décision sur le domaine devient un sujet de tension. On a détaillé ce qui reste bloqué entre les trois enfants, et le tableau n’a rien de réjouissant.

Le feuilleton est même sorti des salons. Un épisode douloureux autour d’un chien a valu à l’un des fils une garde à vue, preuve que Douchy cristallise bien plus que des souvenirs.

Chacun défend sa version, parfois par réseaux sociaux interposés. Les mots sont durs, les rancunes anciennes. Et au milieu de tout ça, la propriété attend.

Et si la maison de son père leur échappait ?

C’est la question qui plane. Alain-Fabien lui-même a confié que les finances ne suivaient plus, évoquant la possibilité de perdre la maison de son père. Entretenir un tel domaine coûte cher : toitures, parc, personnel, charges.

Il a aussi pointé du doigt ses proches dans un témoignage sur ses finances, qui a fait grincer des dents. Chacun se renvoie la balle.

À ce jour, aucune vente officielle n’a été annoncée, à notre connaissance. Mais le doute s’installe, et il alimente toutes les rumeurs.

Ce que Delon avait prévu, et ce que personne n’avait anticipé

Alain Delon avait pourtant pensé à sa fin. Il avait choisi la chapelle, les lieux, le cadre. Ce qu’il n’avait sans doute pas imaginé, c’est que son propre domaine deviendrait l’enjeu d’une guerre familiale.

Un papier signé à Genève a d’ailleurs relancé les tensions, comme on l’expliquait en revenant sur ce document qui divise ses enfants. Les héritiers n’interprètent pas tous ses volontés de la même façon.

Résultat : un domaine figé, entre souvenir sacré et dossier juridique. Ce qu’il en adviendra dépendra d’accords que personne ne semble pressé de signer.

Douchy aujourd’hui : un lieu qui attend son destin

Grille fermée devant un manoir entouré d'arbres dorés

Sur place, la vie suit son cours, discrète. La nature reprend ses droits, la chapelle veille. Pour savoir comment le domaine a évolué au fil des mois, on a raconté ce qu’il est devenu après deux ans.

Les fans, eux, n’ont pas oublié. Chaque année, à l’approche de son anniversaire, des messages affluent. On se souvient du regard d’acier, du Samouraï, de Rocco, du Guépard.

Ce 8 novembre, une pensée pour lui, forcément. Et pour ce coin de Loiret où il a choisi de s’endormir, entourés de ses chiens fidèles, loin du vacarme que ses héritiers font encore autour de son nom.

Reste une certitude : tant que la famille ne s’accordera pas, Douchy continuera de raconter, en creux, l’histoire d’un homme qui voulait la paix et qui a laissé une tempête. Pour mesurer à quel point les tensions ont dérapé, on peut relire la prise de parole d’Anthony après le drame du chien. Elle en dit long sur l’état d’esprit du clan.

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