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« Tue-le » : Anthony Delon en garde à vue après l’exécution du chien de son frère à Douchy

Publié par Cassandre le 04 Mai 2026 à 10:43

Un chien abattu de trois balles dans la propriété familiale des Delon, un frère qui accuse, l’autre qui plaide la légitime défense animale. Le 15 avril 2026, Anthony Delon a été placé en garde à vue à Montargis dans le cadre d’une enquête pour « sévices et actes de cruauté sur un animal ». Retour sur une affaire qui fracture un peu plus le clan Delon, déjà déchiré par des mois de guerre autour de l’héritage du patriarche.

Anthony Delon et Alain-Fabien Delon face à face, tension visible entre les deux frères

Trois balles et quarante minutes d’agonie

Tout commence le 2 novembre 2024. Obba, un jeune Malinois appartenant à Alain-Fabien Delon, est abattu par balles dans l’enceinte de la propriété familiale de Douchy, dans le Loiret. Ce n’est pas un accident de chasse. Selon les accusations du cadet de la fratrie, c’est une exécution délibérée, orchestrée par son propre frère aîné.

Sur Instagram, Alain-Fabien a livré un récit glaçant de la scène. Il accuse directement Anthony d’avoir tendu un calibre 38 spécial à un agent de sécurité prénommé Momo en lâchant un ordre : « Tue-le. » Trois balles auraient été tirées sur l’animal. Détail insoutenable : dans sa publication du 19 mars 2026, Alain-Fabien décrit une agonie de « quarante minutes de souffrance » dans « de l’eau glacée ».

Un détail n’échappe à personne dans cette histoire : la mention du calibre 38 spécial, arme emblématique des films policiers qui ont fait la légende d’Alain Delon. Comme si même dans le drame familial le plus sordide, l’ombre du cinéma ne pouvait s’effacer. Mais derrière ce symbole, il y a une réalité judiciaire bien concrète — et une version radicalement différente des événements.

La défense d’Anthony : « Il n’y avait pas d’autre solution »

Anthony Delon annonce une mauvaise nouvellee

Convoqué à la gendarmerie de Montargis le 15 avril 2026, Anthony Delon a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet local. Une longue audition, à l’issue de laquelle le comédien de 59 ans a été remis en liberté sans poursuites immédiates. L’instruction reste ouverte.

Face aux enquêteurs, l’aîné des Delon a plaidé la protection animale. Son avocate, Maître Laurence Bedossa, a exposé une tout autre version sur RTL : le jeune Malinois Obba était en train d’attaquer Loubo, le chien historique d’Alain Delon père. « Loubo a nécessité des soins chez le vétérinaire et il a été recousu. Il n’y avait pas d’autre solution », a-t-elle affirmé.

Autrement dit, selon cette version, ce n’est pas un acte de cruauté gratuite mais un geste d’urgence pour sauver un autre animal. Le problème, c’est que cette explication ne satisfait ni Alain-Fabien, ni les associations, ni — pour l’instant — la justice. Car un élément manque cruellement au dossier.

L’arme introuvable et l’autopsie qui confirme

Les investigations techniques ont avancé sur plusieurs fronts. Une autopsie pratiquée sur Obba a confirmé ce que tout le monde soupçonnait : l’animal est bien mort par balles. Le décès n’est ni accidentel ni naturel. C’est un fait médico-légal désormais établi.

En revanche, une perquisition menée au domicile d’Anthony Delon n’a permis de découvrir aucune arme. Ni calibre 38 spécial, ni aucun autre type de pistolet ou revolver. D’après les informations du parquet de Montargis, cette absence constitue un point délicat du dossier. Où est passée l’arme ? Qui la détenait réellement ? L’agent de sécurité mentionné par Alain-Fabien a-t-il été entendu ?

La Fondation 30 Millions d’Amis, habituée à se porter partie civile dans les affaires de maltraitance animale, a déposé plainte contre X pour obtenir des réponses. L’association entend bien que la mort d’Obba ne reste pas sans suite judiciaire, quelle que soit la version qui prévaudra. Et cette affaire n’est que le dernier chapitre d’un conflit bien plus ancien.

Propriété de campagne dans le Loiret en automne, ambiance dorée et feuilles tombées

Deux frères, deux plaintes, zéro dialogue

Car entre Anthony et Alain-Fabien, la guerre ne se mène plus seulement devant les tribunaux. Elle se joue aussi sur les réseaux sociaux, à coups de posts Instagram et de déclarations publiques. Le cadet accuse, l’aîné contre-attaque. Anthony Delon a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre son frère. Il affirme qu’Alain-Fabien utilise ses animaux « pour ses réseaux » avant de les « abandonner ».

Voir cette publication sur Instagram

En réponse aux attaques médiatiques, Anthony a publié un message depuis Douchy, la propriété qui cristallise toutes les tensions. Il y assure que « la belle vie » continue, malgré la tempête. Un message qui a le mérite de la clarté : il ne lâchera rien.

De son côté, Alain-Fabien multiplie les publications. Son témoignage sur la mort d’Obba est détaillé, circonstancié, émotionnel. Il nomme les protagonistes, décrit les lieux, cite des paroles. Un récit qui ressemble à un acte d’accusation public. Et dans cette famille où chaque mot pèse lourd, les mots choisis par le cadet ne laissent aucune place à la réconciliation.

Douchy, la propriété qui empoisonne tout

Pour comprendre l’intensité de ce conflit, il faut revenir à Douchy. Cette propriété du Loiret n’est pas un simple bien immobilier. C’est le lieu où Alain Delon a passé ses dernières années, où vivaient ses chiens — dont le célèbre Loubo — et où se joue depuis des mois une bataille d’influence entre ses trois enfants autour de l’héritage de l’icône du cinéma.

Anthony, l’aîné, semble avoir pris possession des lieux. Il y revient régulièrement, y publie des photos, s’y montre en maître des lieux. Alain-Fabien, lui, affirme en être tenu à distance. La mort d’Obba dans l’enceinte même de la propriété prend alors une dimension symbolique : c’est le territoire du conflit, au sens propre comme au figuré.

La succession d’Alain Delon, dont le montant a été estimé à plusieurs millions d’euros, n’a fait qu’amplifier les rancœurs. Les tensions autour de la répartition ont déjà donné lieu à des échanges publics violents entre les héritiers. L’affaire du chien ajoute une couche de drame animalier à un feuilleton déjà saturé de conflits juridiques et familiaux.

Ce que risque Anthony Delon

En droit français, les sévices et actes de cruauté envers un animal domestique sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende depuis le durcissement de la loi en 2021. Si les faits sont requalifiés en « actes de cruauté ayant entraîné la mort », les peines peuvent être alourdies. C’est exactement ce que la Fondation 30 Millions d’Amis espère obtenir en se constituant partie civile.

Pour l’heure, Anthony Delon n’est ni mis en examen ni poursuivi. Sa garde à vue s’est terminée sans mesure restrictive de liberté. Mais l’enquête préliminaire suit son cours. Les enquêteurs cherchent encore l’arme, et d’éventuels témoins de la scène pourraient être entendus. Des cas similaires de cruauté envers des chiens ont déjà donné lieu à des condamnations, même si les peines prononcées restent parfois bien en deçà du maximum légal.

La question centrale reste la même : qui a réellement tiré sur Obba, et sur quel ordre ? Anthony dit avoir agi pour protéger Loubo. Alain-Fabien dit qu’il a fait exécuter son chien par lâcheté. Entre ces deux récits, il y a une vérité. Et c’est à la justice de la trancher.

Un passé compliqué qui ne date pas d’hier

Ce serait une erreur de réduire cette affaire à un différend animalier. Le conflit entre les enfants Delon couve depuis des années. La relation entre Alain Delon et Anthony a toujours été complexe, faite de rapprochements et de ruptures. La décision radicale d’Alain-Fabien concernant l’héritage n’a rien arrangé.

Même lors des derniers moments du patriarche, la trêve n’a été que temporaire. Les trois enfants étaient présents à son chevet, mais les querelles ont repris presque immédiatement. L’annonce récente d’Anthony sur la fin d’un chapitre n’a visiblement rien résolu.

Douchy, les chiens, l’héritage, les réseaux sociaux : chaque sujet devient un champ de bataille. Et la mort d’Obba, loin d’être un simple fait divers animalier, est devenue le symbole d’une famille qui n’arrive plus à se parler autrement qu’à travers des plaintes et des posts Instagram. Le parquet de Montargis, lui, continue d’instruire. La suite s’écrira devant un tribunal — pas sur les réseaux.

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1 commentaire

  • A
    Androsi
    06/05/2026 à 11:16
    Ce que je vais écrire va paraitre ridiculeSi loubo a été attaqué par Obba il y avait légitime défense.loubo est un symbole son maitre était Alain DELONvoilà mon avis.

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